Des expériences d’hébergement pour s'évader...au Québec

Marie-Julie Gagnon
Journaliste et chroniqueuse voyage
À mi-chemin entre le camping et l’hôtellerie, Hôtel UNIQ se déplacera dans trois régions du Québec au cours des prochains mois.
Photo: Sophie Corriveau À mi-chemin entre le camping et l’hôtellerie, Hôtel UNIQ se déplacera dans trois régions du Québec au cours des prochains mois.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas voyager qu’on ne peut pas garder l’esprit du voyage. Voici trois expériences d’hébergement pour s’évader… tout près. Et, oui, il reste des disponibilités pour l’été !


 

De nouveaux studios flottants à Québec et en Mauricie

C’est quelque part sur le lac Champlain, en 2017, que l’idée de Studio Hébergements Flottants a émergé. Grand amoureux de la voile, Yves Neault s’est demandé comment il pourrait reproduire l’expérience de la vie à bord et la faire connaître à d’autres sans naviguer. Il imagine alors des maisons adaptées aux réalités du Québec. « L’idée n’était pas d’avoir des house-boats, explique-t-il, mais des maisons amarrées à quai, qui restent là en permanence. Comme de gros condos. »

Ce qui distingue son projet des autres ? La proximité des centres urbains. Deux maisons se trouvent à la marina du port de Québec, au bassin Louise, deux au Yacht Club de Trois-Rivières, et une cinquième au parc de l’île Melville de Shawinigan. « Je voulais que les gens puissent se retrouver près des restos et aient des activités à faire », dit-il. À Québec, les maisons se trouvent à quelques minutes à pied de la gare. « À Trois-Rivières, l’amphithéâtre est tout près. À l’île Melville, c’est un peu plus nature, mais il y a la Cité de l’énergie à côté. »

Photo: Joana Bezeau L'une des maisons flottantes

Pas de long sentier boueux pour se rendre aux maisons : chacune est facilement accessible, « même en talons hauts », lance M. Neault, qui est aussi partenaire ventes et marketing pour les coops de l’information. « Je voulais que ce soit aussi facile que d’aller à l’hôtel. »

Les réservations se font en ligne et sont possibles à partir du 10 juin. Le prix : à partir de 259 $ (minimum de deux nuitées). Quatre personnes peuvent dormir à bord.

 

Des minimaisons au parc de la Montagne du diable

Créé en 2012, le parc de la Montagne du diable, dans les Hautes-Laurentides, inaugure au printemps le secteur Lac et Chute Windigo, où se trouvent six nouvelles minimaisons tout équipées, dix emplacements de camping rustique et vingt avec deux services. « Les minimaisons ont été pensées pour les gens qui ne sont pas nécessairement des [sportifs] aguerris et qui recherchent un certain confort », résume Andréanne Charbonneau, responsable des communications.

Deux des minimaisons, qui peuvent toutes accueillir jusqu’à cinq personnes, se trouvent au bord du lac. « Nous avons fait faire les plans pour avoir l’impression d’être à l’extérieur même à l’intérieur », souligne Mme Charbonneau. À proximité de la chute Windigo, ce nouveau secteur compte également un circuit d’hébertisme pour les enfants ainsi qu’une petite tyrolienne.

On trouve aussi des hébergements dans les deux autres secteurs du site, en montagne et dans le Village des bâtisseurs. Le parc compte 80 km de sentiers de randonnée, 25 km de pistes de vélo de montagne (niveau facile à expert) et offre la possibilité de pratiquer différents sports nautiques. À partir de 219 $ par nuit (minimum de deux nuitées). Une seule des minimaisons accepte les chiens.

 

Hôtel UNIQ dévoile ses destinations de 2021

À mi-chemin entre le camping et l’hôtellerie, Hôtel UNIQ se déplacera dans trois régions de la Belle Province au cours des prochains mois : Chaudière-Appalaches, Gaspésie et Laurentides. L’équipe restera deux mois dans chacune plutôt que trois semaines comme lors de son premier été d’activité. Quinze tentes seront érigées, soit cinq de plus qu’en 2020. « Cette année, nous aurons des endroits exclusifs, où personne n’a encore dormi, et toutes les destinations auront des douches et des toilettes sur le site », souligne Myriam Corbeil, cofondatrice de l’entreprise.

La première destination, du 6 mai au 29 juin : le parc des Chutes d’Armagh, à moins d’une heure de Québec, auquel on peut accéder à partir de la piste cyclable de 70 km qui suit le tracé des voies ferrées désaffectées du tronçon Monk et Québec Central. « C’est la fin de la piste cyclable, alors les gens pourront venir dormir au village après avoir fait du vélo, dit Myriam Corbeil. L’aspect agrotouristique est intéressant. C’est juste à côté de la ferme Cassis et Mélisse. »

Du 2 juillet au 30 août, l’équipe s’arrêtera dans un secteur du parc régional de la Seigneurie de La Matapédia, en Gaspésie, qui permettra aux tentes d’être disséminées un peu partout sur le site, notamment au bord d’une plage.

C’est au Domaine Saint-Bernard, à Mont-Tremblant, que prendra fin la saison, le 11 octobre. « Nous aurons accès à un chalet pour les journées plus fraîches d’octobre, où il sera aussi possible de faire du télétravail. »

Prix : à partir de 159 $ la nuit (minimum de deux nuitées). Chaque tente est équipée d’un grand lit avec literie. Le nécessaire pour cuisiner se trouve dans l’espace commun.

À surveiller

• Si, comme plusieurs Québécois, vous avez (re)découvert les joies du plein air, sachez qu’Aventure Québec et Rando Québec ont concocté des capsules vidéo sur le sujet. Malgré la neige, plusieurs conseils s’appliquent en toutes saisons.

• Au moment où ces lignes étaient rédigées, les déplacements vers l’Abitibi-Témiscamingue en provenance d’une autre région étaient interdits, des tests de dépistage étaient exigés pour tous les visiteurs, les résidents et certains travailleurs issus des zones rouges, orange ou de l’extérieur du Québec qui se rendent dans certains territoires de la Côte-Nord, et pour se rendre aux îles de la Madeleine en voiture, il était notamment nécessaire de remplir un formulaire… Bref : évitons de nous déplacer en ce moment (oui, c’est dur à suivre).

 

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