Jouer en zone verte, ou la route de nos prochaines escapades

Marie-Julie Gagnon
Journaliste et chroniqueuse voyage
Le Massif de Charlevoix lancera sa toute première saison estivale dès le 19 juin.
Photo: Gabriel Gakwaya Le Massif de Charlevoix lancera sa toute première saison estivale dès le 19 juin.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Avons-nous déjà autant rêvé de voir apparaître du vert ? Alors que la carte du Québec se colore de tons incendiaires, le printemps ramène tranquillement l’espoir sur les rameaux. Faute de pouvoir gambader aux quatre coins de la province, on garde les yeux rivés sur ces petits points verts qui surgissent au bout des branches, prêts à tracer la route de nos prochaines escapades.


 

Et si on s’intéressait de plus près aux parcs régionaux ?

Comme plusieurs d’entre vous, l’été 2020 a été pour moi l’occasion d’élargir mes horizons… à l’intérieur de la province. La visite de différents parcs régionaux, dont ceux des Grandes-Rivières du Lac-Saint-Jean, de la gorge de Coaticook, dans les Cantons-de-l’Est, des chutes Monte-à-Peine-et-des-Dalles et du lac Taureau, dans Lanaudière, m’a fait réaliser à quel point je méconnais l’offre plein air de mon coin de pays, au-delà des parcs nationaux.

En attendant de pouvoir reprendre la route, je m’affaire, depuis, à repérer de nouveaux terrains de jeu pour l’été 2021. Je flâne notamment sur le site de l’Association des parcs régionaux du Québec (PARQ), fondée en 2014. La PARQ rassemble 57 des quelque 175 parcs régionaux de la province. De ce nombre, 28 ont été accrédités, garantissant notamment des normes de qualité d’accueil et une signalisation optimale dans les sentiers.

Parmi les projets qui se sont démarqués récemment, impossible d’ignorer les dômes du parc régional du Mont-Saint-Joseph inaugurés l’automne dernier à Carleton, avec vue sur la baie des Chaleurs. En plus des hébergements, Pierre Gaudreault, directeur général de l’Association des parcs régionaux du Québec, mentionne les nouveaux sentiers de vélo de montagne du même parc.

Souvent cité pour son dynamisme, le parc naturel régional de Portneuf propose pour sa part de pratiquer la randonnée pédestre, le canoë-kayak, la spéléologie et l’escalade, en plus d’offrir la location de chalets, de prêts-à-camper et de terrains de camping. Aussi à surveiller, la Corporation du parc régional du lac 31 milles, dans l’Outaouais, compte différentes options d’hébergement en auberge, en formule prêt-à-camper, en camping rustique ou en VR. Reconnu comme l’un des plus vastes réseaux de sentiers pédestres de la province, le parc de la Vallée-Bras-du-Nord, dans la région de Québec, offre des forfaits de trois heures à trois jours pendant la saison estivale, plusieurs hébergements, plus de 100 km de pistes de vélo de montagne, 17,5 kilomètres de descente de rivière en eau calme, du canyonisme…

Mieux vaut toutefois visiter les sites Internet des parcs avant de s’y rendre, histoire d’avoir toutes les infos en main. « Chaque parc est indépendant, contrairement aux parcs nationaux, explique M. Gaudreault. Chaque administration a le pouvoir de tarifer ou non. L’accès est gratuit dans certains, comme celui des Grandes-Coulées, à Plessisville, mais la majorité a des coûts d’accès entre 8 et 12 $. »

Photo: Philippe Jobin Le parc de la Vallée-Bras-du-Nord, reconnu comme l’un des plus vastes réseaux de sentiers pédestres au Québec

Autre bon point : les embouteillages de marcheurs du dimanche y sont moins fréquents. Comme un soutien de 5 millions sur trois ans vient d’être accordé aux parcs à vocation touristique, il sera intéressant de voir les initiatives qui seront mises en avant au cours des prochains mois.

L’été au Massif de Charlevoix

Si vous cherchez à vivre la montagne autrement qu’avec des skis aux pieds, sachez que Le Massif de Charlevoix lancera sa toute première saison estivale dès le 19 juin. Activité phare, le vélo de montagne risque d’attirer tant les experts que les novices grâce à ses 12 pistes. Les abonnements de saison sont d’ailleurs en vente depuis le 31 mars et il est possible de se procurer des billets journaliers sur le site Web de la station.

Pour ceux qui préfèrent avoir les deux pieds sur terre, une vingtaine de kilomètres de sentiers seront accessibles aux randonneurs. La télécabine permettra également de découvrir des points de vue exceptionnels sur la région, délestée de son manteau blanc.

La bonne nouvelle pour ceux qui souhaitent passer quelques jours sur place ? Il reste encore beaucoup de disponibilités. Au total, une cinquantaine d’hébergements, qui offrent un accès aux sentiers de randonnées et aux pistes de vélo, peuvent être loués. Maude Barrette Desjardins, directrice des communications et du marketing, précise qu’il est possible de vivre deux types d’expériences, selon notre état d’esprit. « Au sommet, où l’air est plus frais, il y a trois possibilités : les nouveaux jumelés, des refuges et des chalets-forêts, qui sont des maisons unifamiliales. À la base, ce sont des condos, plus près de Petite-Rivière-Saint-François, et la température est plus chaude en été. » Alors, conifères ou bouleaux ?

Mont-Tremblant

Autre montagne qu’il fait bon visiter l’été, la station Mont-Tremblant vient d’annoncer qu’elle a obtenu la certification de niveau 3 du Programme écoresponsable d’Ecocert Canada, ce qui en fait la première entreprise québécoise à atteindre cet échelon, sur quatre paliers possibles.

Au cours des deux dernières décennies, plusieurs initiatives ont été déployées, en plus de la gestion des matières résiduelles : l’économie d’énergie par la réduction de la pollution lumineuse, l’utilisation de navettes gratuites, l’incitation au covoiturage et au zéro papier… Une Charte d’écoresponsabilité a été créée afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 5 % d’ici 2022.

À surveiller

• Au moment où ces lignes étaient rédigées, les déplacements à partir des zones rouges ou orange vers des zones jaunes sont interdits. Par exemple, un résident du Bas-Saint-Laurent ne peut se rendre en Gaspésie, sur la Côte-Nord ou aux îles de la Madeleine.

• Les déplacements vers d’autres zones rouges ou orange continuent de ne pas être recommandés, sans pour autant être formellement interdits.