Un week-end entre réel, virtuel et fiction

Marie-Julie Gagnon Collaboration spéciale
Image tirée du documentaire <em>Space Explorers: Taking Flights</em>, qui nous donne rendez-vous dans l’espace parmi les astronautes
Photo: Felix & Paul Studios Image tirée du documentaire Space Explorers: Taking Flights, qui nous donne rendez-vous dans l’espace parmi les astronautes

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Comment apporter un peu de magie à ce week-end d’Halloween où sorcières et fantômes risquent de se faire plus rares dans les rues ? Quelques pistes à suivre.

Village hanté virtuel

Chaque année, le Village québécois d’antan de Drummondville invite les amateurs d’horreur à explorer le site transformé pour procurer un maximum de frissons. Plutôt que de jeter le travail effectué en préparation de l’édition 2020 pour respecter les directives de la Santé publique, l’équipe a choisi de filmer les comédiens en action et de convertir l’aventure en expérience virtuelle.

La prémisse : on raconte qu’un village est peuplé de créatures machiavéliques toutes plus effrayantes les unes que les autres. Armé d’une caméra de poche, le visiteur s’y infiltre clandestinement le soir venu afin de tenter de rapporter des preuves de leur existence. Et si l’endroit était encore plus déroutant que la rumeur le dit ?

Tournée de sorte à donner l’impression que le spectateur tient lui-même la caméra, la visite d’environ une heure est parsemée d’indices et de questions qui permettent de déterminer la suite du parcours.

Disponible jusqu’au 13 novembre au coût symbolique de 6,66 $. À ne pas regarder avec de jeunes enfants.

Réalité virtuelle à la maison

« Puisque la situation actuelle éloigne pour un temps le public des lieux de culture, c’est à la culture d’aller au public. » Si explorer le monde vous manque, cette phrase tirée du document de présentation de PHI VR TO GO résonne sans doute en vous. Le Centre Phi propose de louer un casque de réalité virtuelle Oculus pendant 48 heures à Montréal ou à Québec et de vivre une dizaine d’aventures par procuration.

Le catalogue compte des films aux sujets tantôt graves, tantôt plus légers, et la programmation n’est pas exactement la même dans les deux villes. Écrit et réalisé par Jonathan Griffith, Everest nous entraîne par exemple sur le point le plus élevé de la Terre. Dans le lac (à Montréal seulement), signé Nyasha Kadandara, Mahamat, pasteur autrefois nomade, et Nassuri, réfugié devenu pêcheur, nous présente la vie des ces derniers au bord du lac Tchad, qui a vu 90 % de son eau disparaître. The Real Thing, de Benoit Felici et Mathias Chelebourg, offre une incursion dans le quotidien d’habitants de quartiers qui sont des répliques de Londres et de Venise… en Chine.

Pas encore assez dépaysé ? Félix Lajeunesse et Paul Raphaël Felix nous donnent rendez-vous dans l’espace parmi les astronautes, dont David Sant-Jacques, grâce à Space Explorers : Taking Flights (à l’affiche à Montréal).

La location d’un casque se fait les mardis ou les vendredis et coûte 38,90 $ avant taxes ou plus, selon le forfait choisi. Un dépôt de 250 $ est exigé.

Voyager proche selon Airbnb

Il y a plusieurs raisons de critiquer Airbnb. Mais force est d’admettre que côté marketing, le site basé à San Francisco marque souvent des points. Ainsi, la première chose qu’on remarque en ouvrant l’application mobile est l’inscription « Voyager proche », avec le bouton « Explorer les alentours », qui mène à une nouvelle fenêtre et à un titre franchement accrocheur pour le télétravailleur : « Amenez votre routine en visite ailleurs ». Séjours longue durée, changement de décor pour étudier ou travailler, logements adaptés aux familles… Des expériences à proximité ou en ligne peuvent également être facilement repérées.

Bien entendu, on évite de changer de région si on habite une zone rouge. Et d’inviter 82 personnes à faire la fête…

À surveiller

Dernier appel pour le Festival tout’ tout court 2020, qui présente des spectacles de théâtre, de poésie et de conte de courte durée. Même si l’événement — exceptionnellement en ligne cette année — est terminé, les oeuvres restent accessibles jusqu’au 31 octobre. 

À voir jusqu’au 1er novembre dans Rosemont–La Petite-Patrie, à Montréal : l’installation vidéo interactive  Façade, imaginée par le collectif artistique multidisciplinaire Les Slacheurs, en collaboration avec HUB Studio et Elevation IT. Les personnages colorés de l’artiste internationale Marie-Lou Desmeules, alias LouRie, s’animent tous les soirs entre 18 h et 23 h au 200, rue Bellechasse Est, près de la station de métro Beaubien.
facebook.com/slacheurs

À Laval, Illumi propose une version « halloweenesque » du parcours en voiture jusqu’au 15 novembre.