L’Auberge Saint-Antoine revisitée

Le petit frère du restaurant Panache de l’hôtel, Panache mobile, est situé dans un décor champêtre, au beau milieu du vignoble de Sainte-Pétronille à l’île d’Orléans.
Photo: Auberge Saint-Antoine Le petit frère du restaurant Panache de l’hôtel, Panache mobile, est situé dans un décor champêtre, au beau milieu du vignoble de Sainte-Pétronille à l’île d’Orléans.
Dire que l’Auberge Saint-Antoine fascine par son cachet archéologi­que est un euphémisme. Mais là comme ailleurs dans le milieu de l’hôtellerie, rien n’est jamais acquis, et les mises à jour du décor et des installations se font sur une base constante pour pouvoir rester dans le coup.

C’est vrai pour la structure matérielle de l’établissement, ça l’est aussi pour l’originalité des prestations et la qualité du service.

Aussi, l’hôtel tout adjacent au Musée de la civilisation subissait récemment d’importantes rénovations de ses chambres, dont certaines incluent un petit balcon avec vue charmante sur une portion du Vieux-Québec ou du Vieux-Port, selon l’orientation. Cela, sans compter l’impressionnant décor façonné en tenant compte des vestiges archéologiques qui y ont été mis au jour, de même que nombre d’artefacts disséminés un peu partout dans l’auberge de 84 chambres et 11 suites, membre de l’affiliation Relais & Châteaux.

On a aussi aménagé des jardins biologiques sur l’île d’Orléans pour récolter des produits frais que transforme le chef Louis Pacquelin, au restaurant Panache ainsi qu’à la roulotte gourmande située au cœur du vignoble de Sainte-Pétronille, au Café de la promenade Samuel De Champlain et au Panache du parc du Bois-de-Coulonge.

« Ça ne s’arrête jamais, affirme le directeur général Jean-Louis Souman. Juste sur le plan de la technique, il nous faut absolument suivre les courants, faute de quoi l’hôtel sera vite considéré comme dépassé. Même les aménagements et les appareils à la fine pointe de l’innovation deviennent rapidement dé­suets. Alors on recommence ! »

Par exemple, on a pensé aux propriétaires des nouvelles voitures électriques Tesla en installant des bornes de chargement, et on peut facilement parier que leur nombre devra augmenter éventuellement. Entre autres adaptations.

Ce sont les clients qui mènent le bal. La concurrence impitoyable sévissant dans l’industrie, le moindre détail pour se démarquer prend tout son poids pour combler les demandes toujours plus poussées et les exigences toujours plus pointues. Les technologies occupent une place capitale dans la vie des individus, mais dans le milieu de l’hôtellerie, elles entrent en scène à une puissance décuplée.

L’élément sécurité
Et elle se comporte comment, cette clientèle, en 2016 ? Si l’hiver québécois refroidit un tant soit peu les ardeurs des voyageurs, il faut dire que d’autres facteurs peuvent jouer en faveur de la Belle Province pendant la haute saison estivale et les entre-saisons touristiques. « Cette année, poursuit M. Souman, il est clair que l’élément sécurité influence considérablement le choix d’une destination. »

Les récents attentats et autres terribles événements qui se sont produits dans certaines villes du monde ne sont certes pas d’attrayantes portes d’entrée pour ces municipalités, en plus de noircir le tableau du pays tout entier.

Ajoutons à cela la faiblesse actuelle de la devise canadienne et on obtient un bouquet propice à l’accueil de touristes étrangers, mais aussi de Québécois qui choisissent de « vacancer » chez eux, toutes saisons confondues.