Cinq trucs pour éloigner les moustiques

Hélène Roulot-Ganzmann
Coordinatrice aux publications spéciales
Le myrique baumier est un arbuste indigène que l’on trouve au bord de l’eau, et qui, utilisé en fumigation, dégage une odeur de résine qui éloigne les insectes.
Photo: Getty Images Le myrique baumier est un arbuste indigène que l’on trouve au bord de l’eau, et qui, utilisé en fumigation, dégage une odeur de résine qui éloigne les insectes.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Que ce soit dans sa cour, sur son balcon ou sur son terrain au chalet, il y a toujours un moment où l’on souhaiterait pouvoir profiter des derniers rayons de soleil de la journée sans être dévoré par les moustiques et autres bibittes particulièrement présents entre chien et loup… Voici quelques astuces pour les tenir à distance.

1. Oh, mon ami le géranium

En plus d’être particulièrement facile à cultiver, le géranium est très odorant. Installé en suspension végétale sur un balcon, dans une jardinière sur la rambarde d’une terrasse ou encore dans un parterre, le géranium possède des fleurs qui tombent naturellement en cascade, ce qui est du plus bel effet ! Mais comme le moustique semble ne pas avoir très bon goût, il le déteste et hésite donc à s’en approcher. On choisira donc les géraniums les plus odorants, tel que le bien nommé géranium odorant (dont le cultivar « Mosquitaway ») et le géranium rosat. « Mais attention, prévient Mélanie Villeneuve, horticultrice en chef au jardin Daniel A. Séguin de Saint-Hyacinthe, pour plus d’efficacité, on ne plante pas juste un pied ! On s’entoure de cette bonne odeur citronnée. »

2. La bonne odeur de citron

D’autres plantes dégagent elles aussi une odeur citronnée de nature à faire fuir les moustiques. Le thym citron ou la mélisse citronnée (tous deux susceptibles par ailleurs de parfumer vos plats, tisanes et limonades), mais aussi la citronnelle ou encore l’herbe à chat (pour ceux qui n’y sont pas trop sensibles…) sont de parfaits insecticides naturels, en plus de ne demander que très peu de travail pour peu qu’on les installe au soleil, dans un sol très sec. « La citronnelle peut se plaire dans un sol plus humide, nuance Mme Villeneuve. Si les trois autres sont des vivaces, la citronnelle, tout comme le géranium, est en revanche des plantes annuelles. Il faudra donc veiller à les rentrer avant les premières gelées si on veut tenter de les faire survivre. »

3. Tous autour du feu de camp !

Quoi de mieux que de se retrouver le soir autour du feu à faire griller des guimauves ? Réponse : pas grand-chose ! Mais pour éviter d’avoir à compter les piqûres le lendemain matin, on veillera à sélectionner les branches que l’on met dans le feu. La comptonie voyageuse ou encore le myrique baumier sont deux arbustes indigènes que l’on trouve au bord de l’eau, et qui, utilisés en fumigation, dégagent une odeur de résine qui éloigne les insectes. « En camping sauvage, on peut également en profiter pour boucaner les vêtements, précise l’horticultrice. La fumigation est vraiment très intéressante parce qu’elle est aussi efficace sur les mouches noires et les mouches à chevreuil. »

4. Mon alliée, la chauve-souris

Les chauves-souris sont insectivores et tous les petits insectes volants (mouches, moustiques, papillons nocturnes, etc.) qu’elle capture en vol sont autant de risques de piqûres en moins. À elle seule, elle peut capturer 600 insectes par heure ! Pour les attirer chez soi, on prendra soin de ne pas détruire leur habitat, ce qui signifie notamment de ne pas systématiquement enlever les arbres morts. Les arbres à grand déploiement (chênes, érables) sont également des endroits qu’elles affectionnent pour y faire leur nid. « En ville, on peut même placer un nichoir dans sa cour ou pas trop loin de sa terrasse, ajoute Mélanie Villeneuve. Et au chalet, on veille à éteindre les lumières la nuit. »

5. On reste au sec !

L’eau stagnante est un milieu idéal pour la reproduction des moustiques. Pour éviter que les larves se multiplient et éliminer ainsi le problème à la source, il est primordial de vider les chaudières, barils, vieux pneus ou encore arrosoirs pouvant contenir de l’eau. Nettoyer les gouttières peut également s’avérer payant, tout comme le fait d’installer une moustiquaire au-dessus de son réservoir à eau de pluie.

Froissage de feuillage

« Je ne vais pas vous mentir en vous disant que c’est parfait et que vous pourrez éviter complètement le tartinage de répulsif, admet Mélanie Villeneuve, mais il est vrai qu’il est possible d’aménager son extérieur et de poser quelques gestes simples pour éloigner les bibittes indésirables. »

Tout comme on n’applique pas les huiles essentielles issues de ces plantes sur la peau sans les avoir préalablement diluées, il faut à tout prix éviter de se frotter le corps avec leurs feuilles, sous peine de déjouer les piqûres d’insectes, certes, mais de se retrouver avec de graves démangeaisons en échange. « Le plus efficace, c’est d’en froisser régulièrement le feuillage, indique l’horticultrice, notamment au moment du souper, lorsque les moustiques sont de sortie. Non seulement ça éloigne les insectes, mais on profite en plus de la bonne odeur qui se dégage. »

 

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