Juste pour rire, et pour le plaisir

À partir de demain, samedi, on pourra s’en donner à cœur joie avec toutes les activités proposées par le Grand Marché de Noël à Montréal.
Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir À partir de demain, samedi, on pourra s’en donner à cœur joie avec toutes les activités proposées par le Grand Marché de Noël à Montréal.
De Baie-Saint-Paul à Joliette, de Longueuil à Québec, les marchés de Noël fleurissent partout depuis quelques années : pur euphémisme. D’importance variable en durée et en nombre de stands, ils n’en drainent pas moins leur lot de visiteurs, locaux et même étrangers. Un petit — grand — dernier se pointe cette année sur l’esplanade de la Place des Arts à Montréal, organisé par le festival Juste pour rire et la firme La Tribu.


On y va certes pour l’ambiance de saison, mais aussi les emplettes des Fêtes, pour prendre un verre ou un chocolat chaud, en couple, en famille, en solo ou entre amis. Il y en aura pour tout le monde, qu’il neige, qu’il « soleille », qu’il fasse plus 10 ou moins 4. Et parions que les badauds vont en redemander.

À partir de demain, samedi, l’esplanade de la Place des Arts, bellement habillée pour l’occasion, s’animera pour la première fois d’un Marché de Noël à la programmation ambitieuse. Et au volet gastronomique alléchant.

Il fallait entendre le grand chef Relais Châteaux Jérôme Ferrer, lors de notre rencontre la semaine dernière, dérouler goulûment son menu spécial pour l’événement, offert dans sa roulotte gourmande redécorée tout en rouge pour la circonstance. Où on offrira aussi des mets pour emporter. Mais pas de description ici : la surprise est pour vous !

M. Ferrer (groupe Europea) est le chef invité par l’organisation. Même la SAQ sortira de sa zone de confort de succursales pour offrir des produits dans un petit stand conçu pour le marché.

Trêve de bonne bouffe, c’est d’un mégaprogramme de jour, de soir et de nuit qu’on pourra profiter, du 12 décembre au 2 janvier, y compris un superparty le 31 décembre.

En plus de participer aux activités, animations et spectacles, les visiteurs pourront manger et boire au chaud dans des espaces aménagés pour ce faire.

« L’idée de ce marché a été endossée avec tellement d’enthousiasme par les différents partenaires approchés que le projet a pris naissance en quelques semaines seulement », lance au bout du fil Gilbert Rozon, président fondateur du festival Juste pour rire. Comme Claude Larivée [président de l’entreprise La Tribu], j’ai visité de tels marchés en Europe et on s’en est inspirés, tout en gardant un espace personnalisé pour faire à notre manière. »

Il faut dire que, pour une ville nordique reconnue comme lieu d’accueil d’un bouquet de festivals, et qui s’en targue allègrement, il est étonnant qu’un marché des Fêtes n’ait pas encore figuré dans les cartons d’organisations culturelles et touristiques

Corps et coeur

« Ça n’avait pas de sens que Montréal n’ait pas un marché de Noël d’envergure comme on en trouve partout en Europe », poursuit Jérôme Ferrer, qui s’est investi corps et coeur — et estomac — dans le projet.

« On s’est beaucoup inspirés de ce qui se fait à Londres côté aménagements contemporains et scénographie, par exemple, en opposition aux marchés classiques, explique Claude Larivée. Nous voulons marier le volet traditionnel à une programmation plus éclatée, mais sans sacrifier le côté intime, convivial et chaleureux d’un événement de cette nature. »

« On veut faire bouger Montréal, on a besoin de remplir nos hôtels, nos restaurants, enchaîne M. Ferrer. L’été, c’est facile, l’automne aussi, notamment avec le festival des couleurs. Mais entre l’été indien et Montréal en lumière [en février], qui a justement été bâti dans l’optique de l’hiver, il n’y a pas d’activité d’envergure. Et les touristes adorent ce genre de festivités. »

Le chef égratigne au passage « une certaine inertie gouvernementale, entre autres au chapitre de l’aide aux organismes pour leur visibilité à l’étranger, via le réseau officiel ».

Et les organisateurs feront cette fois-ci sans subvention. Qu’à cela ne tienne : ils semblent aussi excités par leur projet que des enfants devant une montagne de cadeaux.

« Avec l’âge, c’est la grosseur des jouets qui change ! » lance Gilbert Rozon.

1 commentaire
  • Jean-Marc Southière - Abonné 13 décembre 2015 11 h 40

    Juste pour rire, et pour le plaisir

    Je suis passé devant la PdA hier, pour voir...
    Des clôtures de chantiers, des conteneurs, un accès étroit et tout croche.
    À l'intérieur, peu d'espace pour circuler.
    J'étais dans un marché aux puces garroché sur l'esplanade du coeur des arts de Montréal.
    Ça promet pour les festivités à venir.
    J-M. Southière.