Mieux-être - Yoga party

Une vaste majorité de filles s’est approprié le festival, ouvert à tous.
Photo: Maria Gotay Une vaste majorité de filles s’est approprié le festival, ouvert à tous.

Le festival Wanderlust s’arrête (enfin) au Québec en août. Au programme : āsanas, méditations, musique, DJ. Et sont attendues beaucoup de filles. Oui messieurs. Beaucoup de filles.

 

Il y a une réelle demande pour ce type de festival exclusif, ancré dans des zones périphériques où les festivaliers n’ont qu’à piquer leur tente aux alentours et à attraper au vol les activités d’une programmation dense, souvent musicale.

 

Le festival Wanderlust, qui a ses antennes dans sept villes américaines et une au Chili, est tout ça, avec une génétique à haute teneur en mieux-être. Ça commence au lever du soleil avec des ateliers de yoga sur le lac ; ça se poursuit avec des randonnées méditatives et des variations d’āsana tout le long de la journée. En soirée, c’est la fête, avec Bears of Legend, Bobby Bazini et d’autres artistes aux commandes dans la station de Tremblant.

 

En somme, le Wanderlust est une sorte de retraite de yoga qui aurait copiné avec Coachella, sauf que ses têtes d’affiche sont des sommités du yoga. Oui, il y a de l’alcool ; oui, il y a un after. Et, oui, il y a un cours de respiration à 8 h du matin sur le lac.

 

La programmation de cette première édition québécoise du festival sera plus petite que ses consoeurs, avertit le cofondateur Jeff Kresno, qui l’appelle son « mini-Wanderlust ». Plus abordable que les autres destinations du festival, celle-ci sera d’abord l’occasion pour les organisateurs de prendre le pouls de la communauté et de saisir l’esprit de Tremblant. « Avec l’ouverture cette année du centre de yoga Wanderlust à Montréal [près du Mile-End], c’était une extension logique de la marque et l’occasion de retrouver et de réunir la communauté québécoise. » La programmation devant aussi refléter les particularités locales, le festival a recruté par le bouche à oreille les professeurs de yoga vedettes d’ici (Lyne Saint-Roch est du nombre). Bien qu’il n’y ait pas de spectacle en français, plusieurs ateliers se tiendront en français ou seront bilingues.

 

Comment l’événement de Tremblant va se distinguer de celui du Vermont, de Whistler et de la Californie - la mecque de l’art de vivre a été la première à accueillir le Wanderlust en 2009 ? L’Américain Jeff Kresno se laisse un peu de temps pour le trouver. « Tremblant a une aura très européenne, et je crois que çadonnera une touche d’exotisme à l’expérience. On verra au fil des années. Par exemple, après trois ans de festival au Vermont, on a décidé de créer, en marge de la programmation habituelle, un gros marché rassemblant les petits fromagers et producteurs du coin, lorsqu’on a constaté toute l’importance que la bouffe locale a pour cette population. »

 

Avec 85 % de participantes, des jeunes femmes actives, fortes et épanouies, le Wanderlust a des airs d’escapade entre chums de filles. Et les hommes, eux ? « C’est intimidant de faire du yoga dans un studio rempli de filles très souples ! s’exclame Kresno. Les hommes sont bons dans les sports, mais pas naturellement dans le yoga. » Pour cette raison, il a développé dans ses festivals des ateliers au masculin, allant du « Yoga for Dudes » aux randonnées de vélos. « Une fois dans leur quarantaine, les hommes qui ont été des athlètes toute leur vie commencent à se blesser et réalisent qu’ils ne peuvent plus être aussi performants que dans la vingtaine au hockey, au tennis. Le yoga leur donne le coup de pouce qui les aide à retrouver leur souplesse d’avant. » Ultime bénéfice, un non-dit facile à lire entre les lignes : le yoga peut même les aider à faire des rencontres, mille fois plus intéressantes qu’en discothèque. Party !