«Il faut se retrousser les manches et aller à la guerre»

Richardson a affirmé que la rencontre de lundi avait été la pire du Canadien depuis un certain temps. Une performance peut-être due au trac devant la première expérience en grande finale.
Gerry Broome Associated Press Richardson a affirmé que la rencontre de lundi avait été la pire du Canadien depuis un certain temps. Une performance peut-être due au trac devant la première expérience en grande finale.

Le message était clair dans le camp du Canadien au lendemain d’un cuisant revers en ouverture de la finale de la Coupe Stanley : la formation montréalaise devra mieux gérer la rondelle si elle souhaite conserver ses chances face au Lightning de Tampa Bay.

L’entraîneur adjoint, Luke Richardson, avait noté après la défaite de 5-1 du Tricolore, lundi à l’Amalie Arena, que les trois premiers buts du Lightning avaient été inscrits à la suite de revirements. Il croyait toujours que c’est là que se retrouvait le nerf de la guerre environ 12 heures plus tard.

« Ils [les joueurs du Lightning] se nourrissent des revirements, quand nous leur rendons la patinoire plus courte à traverser, a affirmé Richardson en visioconférence mardi. Si nous gérons mieux la rondelle, nous allons contrer leur vitesse et ne pas permettre autant d’attaques en surnombre. Nous avons été la source de nos malheurs. »

Richardson a affirmé que la rencontre de lundi avait été la pire du Canadien depuis un certain temps. Le centre Phillip Danault a pour sa part admis que les joueurs avaient peut-être eu le trac à leur première expérience en grande finale.

« Ç’avait été un peu la même chose lors du premier match contre Vegas, a noté le centre québécois. Il faut se retrousser les manches et aller à la guerre. » Le Canadien avait encaissé une défaite de 4-1 face aux Golden Knights de Vegas lors des demi-finales. Il avait rebondi deux jours plus tard avec une victoire de 3-2. C’est ce qu’il espère faire à nouveau.

« La gestion de la rondelle sera la clé, a insisté le centre Nick Suzuki. Nous avons commis quelques revirements. Il faut les limiter. Nous devons être plus intelligents avec la rondelle en zone offensive et les forcer à travailler à partir de là. […] C’est la finale de la Coupe Stanley. Nous savions que nous n’allions pas gagner ça en quatre matchs. Le résultat aurait pu être de 1-0 ou de 5-1, ce n’est qu’une défaite. Nous tournons la page et nous nous préparons pour le match suivant. »

Suzuki et ses compagnons de trio, Cole Caufield et Tyler Toffoli, ont terminé la première rencontre chacun avec une fiche de moins-3. Ils ont nettement perdu leur confrontation face à Brayden Point, Nikita Kucherov et Ondrej Palat.

Nous devons être plus intelligents avec la rondelle en zone offensive et les forcer à travailler à partir de là

 

Richardson ne semblait pas pressé de remanier ses trios pour éviter le même affrontement mercredi, lors du deuxième match. D’ailleurs, Joel Armia s’est entraîné avec le groupe de réservistes, mardi, lors d’une séance optionnelle, après avoir sauté son tour en raison d’une arrivée tardive à Tampa la veille. « Nous allons apporter des ajustements au plan de match et nous comptons l’exécuter bien mieux », a-t-il dit après avoir insisté pour dire que la solution n’était pas de changer les trios.

Danault s’attendait à avoir le mandat de neutraliser le premier trio du Lightning. Il l’a plutôt regardé s’amuser aux dépens de celui de Suzuki, alors que l’entraîneur-chef du Lightning, Jon Cooper, a réussi à dicter les affrontements. « C’était un peu choquant, a admis Danault. Mais je comprends sa façon de diriger le match [à Cooper]. Nous devons lever notre jeu d’un cran. “Suze” [Suzuki] est aussi capable de faire le travail en défense. Tout le monde doit lever son jeu d’un cran. »

Par ailleurs, Richardson a indiqué que l’attaquant Brendan Gallagher se portait bien, même s’il avait quitté la patinoire le visage ensanglanté tard en troisième période, après un échange musclé avec le défenseur du Lightning Mikhail Sergachev. Richardson s’attend à ce que Gallagher soit à son poste mercredi et qu’il mène la charge, comme à son habitude.

« Nous ne sommes pas un feu de paille. Nous comptons sur un excellent groupe, a rappelé Richardson. Les gars ont du plaisir ensemble. Ce sont leurs liens serrés qui les poussent les uns les autres. […] Nous sommes fâchés après le match d’hier, c’est certain. Nous voulons offrir un meilleur effort, comme nous l’avons fait pendant les trois séries précédentes. Nous nous attendons à le faire à nouveau à la suite de la performance de lundi », a conclu Richardson.

À voir en vidéo