Harvey-Pinard sur les traces de Gallagher

L’attaquant  Rafaël Harvey-Pinard a inscrit 19 points (8-11) en 32 matchs  à sa première  saison professionnelle avec le Rocket de Laval.
Graham Hughes La Presse canadienne L’attaquant Rafaël Harvey-Pinard a inscrit 19 points (8-11) en 32 matchs à sa première saison professionnelle avec le Rocket de Laval.

L’attaquant du Rocket de Laval Rafaël Harvey-Pinard ne cache pas qu’il aime bien qu’on le compare au pugnace attaquant du Canadien de Montréal Brendan Gallagher, même s’il admet qu’il reste encore bien des facettes de son jeu à peaufiner avant d’y parvenir.

« C’est flatteur d’entendre ça, même s’il est blessé présentement. C’est un bel exemple pour moi, surtout avec son intensité soir après soir. C’est très plaisant d’être comparé à lui », a reconnu Harvey-Pinard d’entrée de jeu en visioconférence jeudi matin.

Le patineur de 22 ans a inscrit 19 points (8-11) en 32 matchs à sa première saison professionnelle avec le Rocket de Laval. Un rendement qui lui a permis de décrocher un contrat type pour une recrue d’une durée de deux saisons avec le Tricolore, mercredi.

« Ça représente beaucoup pour moi ; c’est l’équipe que j’ai suivie depuis mon enfance. J’avais un contrat avec le Rocket, mais maintenant d’en avoir un avec le Canadien, et de savoir que j’ai la possibilité d’être rappelé, c’est gros, et je suis particulièrement fier de pouvoir rester deux ans de plus dans l’organisation du Canadien », a évoqué Harvey-Pinard.

Développement accéléré

Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, le Québécois estime qu’une partie de ses récents succès sont attribuables à la pandémie de coronavirus qui a chamboulé le calendrier de la Ligue américaine de hockey au cours des deux dernières campagnes.

Ça représente beaucoup pour moi ; c’est l’équipe que j’ai suivie depuis mon enfance

« Nous avons eu une pause de 10 mois [entre les deux saisons[, au lieu de 3 comme c’est le cas habituellement. Donc j’ai pu travailler sur mon coup de patin, ma force musculaire et j’ai soigné des blessures accumulées au fil du temps. Et Joël [Bouchard] m’a utilisé à toutes les sauces cette saison, donc ç’a été très formateur pour moi », a-t-il dit.

Harvey-Pinard a aussi souligné que le fait d’évoluer pour un club gagnant — le Rocket a été sacré champion de la section canadienne de la Ligue américaine de hockey — et d’être entouré de vétérans de qualité avait joué un rôle dans son développement accéléré. Il a cité les noms de Jordan Weal, Alex Belzile et Yannick Veilleux en exemple.

Alors, le « Brendan Gallagher de la Ligue américaine » croit-il pouvoir se faire une niche dans la LNH dès l’an prochain, sachant qu’il y aura plus de mouvements de personnel qu’à l’habitude au sein de l’organisation cet été, notamment à cause du repêchage d’expansion de la LNH pour le Kraken de Seattle ?

« Ça peut être une belle occasion pour moi, mais je dois contrôler les choses que je peux contrôler. Je vais arriver au camp l’année prochaine et tout faire pour me tailler un poste », a conclu Harvey-Pinard, un choix de septième tour, 201e au total, du Canadien en 2019.

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