Ouverture en Floride pour le projet de villes soeurs

Le Tropicana Field, domicile des Rays
Photo: Mike Carlson Associated Press Le Tropicana Field, domicile des Rays

Dans une volte-face surprenante, le conseil municipal de St. Petersburg, en Floride, s’est montré ouvert jeudi à regarder avec les Rays de Tampa Bay une façon de faire fonctionner le projet de villes sœurs avec Montréal.

Le conseil municipal a en effet adopté une motion mettant sur pause l’adoption des plans de redéveloppement du quartier où se trouve actuellement le Tropicana Field, domicile des Rays, souhaitant mieux examiner les deux projets de stades unissant les Rays au Groupe baseball Montréal de Stephen Bronfman. La majorité du conseil s’était pourtant déclarée jusqu’ici contre l’idée de devoir partager l’équipe avec la métropole québécoise.

De toute évidence, les élus préfèrent compter sur un club à temps partiel plutôt que de perdre la franchise du baseball majeur. « J’appuierai tout projet qui nous permettra de resserrer nos liens [avec les Rays]. Si les villes sœurs sont la seule solution, il faut au moins l’étudier », a affirmé la conseillère Brandi Gabbard. De son côté, le conseiller Robert Blackmon n’a pas caché son scepticisme, mais « pour autant que nous obtenions le meilleur pour la ville, je suis pour », a-t-il dit.

Mme Gabbard a en outre rappelé que l’équipe des Rays représente le plus grand partenaire de la Ville pour le développement de ce quartier, et qu’il fallait donc écouter ce que l’organisation avait à proposer.

Lors de sa présentation devant le conseil municipal jeudi, le propriétaire du club, Stuart Sternberg, a réitéré que le scénario de villes sœurs avec Montréal reste l’unique option pour les Rays. Il n’a toutefois fait aucune mention des coûts pour ce nouveau stade à St. Petersburg, ni de sa capacité éventuelle. Il a simplement parlé d’un stade « écologique de classe mondiale », qui serait utilisé toute l’année pour la moitié de la saison des Rays, celle des Rowdies de Tampa Bay — un club de soccer de la USL dont il est aussi propriétaire — ainsi que pour d’autres événements sportifs.

Or, le maire de St. Petersburg, Rick Kriseman, est absolument opposé au projet de garde partagée.

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