Une portion du relais de la flamme olympique amputée?

Le relais de la flamme olympique a été lancé le 25 mars dans la préfecture de Fukushima, dans le nord-est du pays.
Photo: Charly Triballeau Agence France-Presse Le relais de la flamme olympique a été lancé le 25 mars dans la préfecture de Fukushima, dans le nord-est du pays.

Le relais de la flamme olympique des Jeux de Tokyo a rencontré un problème de taille, jeudi, quand le gouverneur de la préfecture d’Osaka et le maire de la ville ont demandé que la procession ne passe pas dans la ville.

La préfecture, comme deux autres, fait l’objet de mesures sanitaires resserrées depuis jeudi en raison d’une hausse des cas de COVID-19. Les nouvelles règles entreront en vigueur lundi, jusqu’au 5 mai.

« Quand je regarde le relais ailleurs au Japon, les gens ont tendance à se rassembler, a déclaré le maire d’Osaka, Ichiro Matsui. C’est malheureux, mais je crois que nous devrions l’annuler. »

Le gouverneur d’Osaka, Hirofumi Yoshimura, a fait écho au maire.

« Je crois que le passage du relais de la flamme en plein cœur d’Osaka devrait être annulé. »

Le premier ministre nippon, Yoshihide Suga, a avancé jeudi que la portion d’Osaka a été annulée, mais les organisateurs ont rapidement répliqué que ce n’était pas le cas et qu’une décision n’a pas encore été prise.

« Nous allons continuer d’avoir des discussions avec la préfecture d’Osaka en ce qui a trait à la tenue du passage de la flamme et annoncerons le résultat de ces discussions le plus rapidement possible », ont-ils indiqué par communiqué.

Le relais de la flamme olympique a été lancé le 25 mars dans la préfecture de Fukushima, dans le nord-est du pays. Les organisateurs ont demandé aux gens de respecter la distanciation sociale, de porter un masque et de s’abstenir de trop célébrer.

Les organisateurs avaient promis, avant que le relais ne se mette en branle, qu’ils détourneraient le parcours si le besoin s’en faisait sentir. Tout délai rappelle à quel point il est risqué de traverser le pays avec 10 coureurs pendant quatre mois.

Le relais de la flamme doit arriver dans la préfecture d’Osaka le 13 avril pour deux jours. Il prendra fin lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux, le 23 juillet.

Des experts ont exprimé leurs inquiétudes au sujet de la hausse rapide des cas à Osaka et du poids ainsi exercé sur ses infrastructures médicales. Osaka doit accueillir à la mi-avril une compétition internationale de patinage artistique.

Le Japon a eu en date de mercredi 474 cas de COVID-19, dont 9162 décès, selon le ministère de la Santé. Osaka a rapporté 559 nouveaux cas mercredi, surpassant les 414 de Tokyo.

Le pays a géré la pandémie mieux que plusieurs autres, mais pas aussi bien que la plupart de ses voisins d’Asie.

Plusieurs experts ont remis en doute le bien-fondé d’aller de l’avant avec le relais et les JO, expliquant qu’il s’agissait d’une prise de risque inutile.

À voir en vidéo