Plante espère que le Grand Prix de F1 aura lieu en juin

Valérie Plante a aussi précisé qu’elle avait discuté avec le promoteur du Grand Prix, François Dumontier, ainsi que son équipe, afin de trouver des solutions pour assurer sa présentation.
Photo: Andrej Isakovic Agence France-Presse Valérie Plante a aussi précisé qu’elle avait discuté avec le promoteur du Grand Prix, François Dumontier, ainsi que son équipe, afin de trouver des solutions pour assurer sa présentation.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a déclaré mercredi matin qu’elle espère que le Grand Prix de Formule 1 du Canada se tiendra comme prévu, en juin.

« Le Grand Prix de Formule 1, c’est ce qui lance les festivals. Nous sommes la seule ville canadienne qui a un Grand Prix, et donc on veut signifier notre grand intérêt pour cet événement-là », a-t-elle déclaré pendant une réunion du comité exécutif de la Ville de Montréal mercredi matin.

Mme Plante a aussi précisé qu’elle avait discuté avec le promoteur du Grand Prix, François Dumontier, ainsi que son équipe, afin de trouver des solutions pour assurer sa présentation.

« On souhaite qu’il se tienne à la même date qu’à l’habitude, même s’il reste encore beaucoup de détails à attacher. Mais je souhaite vraiment que nos partenaires gouvernementaux soient de la partie pour que cet événement se tienne cet été », a-t-elle ajouté.

La mairesse a cependant rappelé que les directives de la santé publique pour lutter contre la pandémie de coronavirus devront être la priorité absolue.

Une course en semaine ?

La semaine dernière, Dumontier avait confié à La Presse canadienne qu’il fait des pieds et des mains depuis des mois afin de trouver des solutions pour éviter que la course montréalaise soit annulée pour une deuxième année de suite.

Et il pourrait même envisager une possibilité inusitée : celle de présenter la course en semaine.

« C’est une décision que je devrais prendre conjointement avec la F1, car généralement les équipes retournent à leur usine entre le Grand Prix du Canada et celui de France, afin de préparer la suite de la saison en Europe. Mais c’est certain que je vais analyser cette idée-là », avait commenté Dumontier.

Ce dernier répète à qui veut l’entendre que le nœud du problème pour son organisation est la fameuse quarantaine obligatoire décrétée par le gouvernement fédéral pour toute personne provenant de l’étranger qui entre sur le territoire canadien. À ce sujet, le patron d’Octane Management assure qu’il est en constante discussion avec les principaux acteurs dans le dossier.

Il serait toutefois étonnant que cette règle — elle passerait bientôt de 14 à 7 jours selon certains experts qui gravitent dans le monde du hockey — soit carrément levée d’ici au Grand Prix du Canada, qui doit avoir lieu le 13 juin.

De plus, si jamais une course a lieu, on ignore toujours si elle se déroulera devant des spectateurs, ou encore à huis clos. Le principal intéressé a indiqué la semaine dernière que toutes ces questions pourraient bientôt obtenir leur réponse.

« À l’heure actuelle, c’est incertain, ça, c’est clair. Nous discutons au quotidien avec Québec et Ottawa, et je m’attends à une réponse quelque part la semaine prochaine », avait-il dit.

Mais peu importe l’issue de la situation actuelle, Dumontier a assuré que l’avenir du Grand Prix du Canada n’est pas menacé.

À voir en vidéo