Caufield est impatient de se mettre au travail

Cole Caufield a signé son premier contrat professionnel d’une durée de trois ans avec le Canadien de Montréal, samedi, au lendemain de l’élimination hâtive de son équipe universitaire du Championnat national de la NCAA.
Photo: John Mersits Associated Press Cole Caufield a signé son premier contrat professionnel d’une durée de trois ans avec le Canadien de Montréal, samedi, au lendemain de l’élimination hâtive de son équipe universitaire du Championnat national de la NCAA.

L’attaquant américain Cole Caufield, présentement en quarantaine obligatoire afin de respecter les règles sanitaires pour lutter contre la pandémie de coronavirus, a admis qu’il avait l’impression d’être dans un tourbillon depuis quelques jours.

Caufield a signé son premier contrat professionnel d’une durée de trois ans avec le Canadien de Montréal, samedi, au lendemain de l’élimination hâtive de son équipe universitaire du Championnat national de la NCAA. Et quelques jours plus tard, il se retrouve dans un autre pays.

« Les dernières 48 heures ont passé très rapidement. C’est un peu fou. Ça semble carrément invraisemblable. J’ai reçu de nombreux appels et j’essaie simplement de m’adapter le plus rapidement possible. Je suis heureux d’être ici, et j’espère que les sept jours [de quarantaine] passeront rapidement », a déclaré Caufield en visioconférence, lundi matin.

Dès la fin de sa quarantaine obligatoire, Caufield rejoindra le Rocket de Laval dans la Ligue américaine de hockey. Il n’a toutefois pas encore discuté en profondeur avec l’entraîneur-chef, Joël Bouchard, de ses attentes pour son séjour avec l’équipe.

« Je me motive en me fixant mes propres objectifs personnels. Je me suis poussé chaque jour afin de m’améliorer et, maintenant, je dois prouver à tout le monde que je suis un très bon joueur et que je suis capable de gérer la pression lorsqu’elle se présentera. Mais je dois y croire, et faire de mon mieux », a dit le hockeyeur de 5 pi 7 po et 170 lb.

Maturité

Caufield estime en ce sens qu’il est beaucoup mieux outillé maintenant que l’an dernier, par exemple, pour faire face à la pression du marché montréalais. « Je suis beaucoup plus mature, tant sur la patinoire qu’à l’extérieur de celle-ci. Et dans toutes les phases du jeu. J’ai appris à mieux jouer dans les trois territoires cette saison, et c’est d’ailleurs l’une de mes fiertés. Je suis compétitif de nature, mais je crois que je suis encore plus affamé aujourd’hui », a-t-il confié.

L’ailier droit âgé de 20 ans a indiqué que la décision de se joindre au Rocket avait été prise dans l’intérêt de sa carrière. Il rejoindra d’ailleurs une équipe qui trônait au sommet de la division canadienne de la Ligue américaine, lundi matin, avec une fiche de 14-4-2.

« Je sais que c’est une bonne ligue, et que l’équipe excelle en ce moment. Je suis donc content de m’y joindre, a évoqué Caufield. Je ne sais pas si j’aurais été prêt à faire le saut immédiatement dans la LNH, mais je crois en mes moyens. Je vais jouer à ma façon, et j’espère que ça enverra un message clair. »

Bouchard a d’ailleurs rappelé pendant son point de presse, lundi, que la clé pour un athlète qui souhaite passer au niveau supérieur est sa capacité à trouver des solutions rapidement. Un aspect qui ne semble pas trop le préoccuper dans le cas de Caufield.

« Rob Ramage travaille avec nos joueurs pour les guider et il fait du bon boulot. Cole progresse dans son jeu, il est plus mature et, même s’il a déjà affronté des gars plus vieux que lui dans la NCAA, il a trouvé des façons de générer des choses, de marquer, et d’exceller en défensive. Il présente une belle progression depuis 12 mois, surtout dans le contexte de la pandémie de COVID-19 », a mentionné Bouchard.

« Je lui ai parlé, et il a hâte de venir chez les professionnels. Il faudra cependant lui laisser le temps de s’adapter, et voir comme ira son développement. Mais j’aime ce gars-là, depuis la journée où nous l’avons repêché, parce qu’il a l’instinct d’un marqueur — une chose qui ne s’enseigne pas », a poursuivi Bouchard, en précisant que Caufield pourrait intégrer la formation quelques jours seulement après la fin de sa quarantaine.

Caufield croit ainsi qu’en laissant sa carte de visite dans la Ligue américaine de hockey, cela pourrait lui ouvrir rapidement les portes de la LNH.

« Je crois que je suis prêt [à faire le saut]. Je dois encore peaufiner certains aspects de mon jeu, mais je me suis toujours bien adapté jusqu’ici lorsque je faisais le saut dans un niveau supérieur. C’est la meilleure ligue au monde, et j’ai hâte de me mettre au travail pour appendre le maximum d’ici la fin du calendrier », a dit le joueur de Stevens Point, au Wisconsin.

Une chose est toutefois certaine, l’Américain ne tient rien pour acquis — malgré son impressionnante feuille de route dans les rangs collégiaux américains.

« C’est une grosse étape de ma carrière, et mon travail ne fait que commencer. C’est invraisemblable en ce moment ; on oublie parfois que c’est en train de se concrétiser. J’ai hâte de me mettre au travail », a-t-il répété.

Caufield obtiendra-t-il le trophée Hobey-Baker ?

Le premier choix de l’équipe, 15e au total lors du repêchage de 2019, vient tout juste de terminer son séjour universitaire aux États-Unis, dans la NCAA.

Son équipe, les Badgers de l’Université du Wisconsin, a été éliminée dès le premier tour du Championnat national de la NCAA, par les Beavers de l’Université Bemidji State, vendredi. Caufield a obtenu trois points, dont deux buts, dans la défaite de 6-3 de son équipe.

Il a malgré tout connu un passage impressionnant dans la NCAA, terminant au premier rang des pointeurs de la division Big Ten en 2020-2021 avec 52 points en 31 matchs.

Caufield a aussi été nommé meilleur joueur dans cette division la saison dernière, en plus de mener la NCAA au chapitre des buts. Des statistiques qui, espère-t-il, lui permettront de mettre la main sur le trophée Hobey-Baker, remis au joueur par excellence des rangs universitaires américains.

« C’était mon objectif avant le début de la campagne. Je voulais mener mon équipe et, de toute évidence, mes coéquipiers m’ont aidé à me retrouver dans cette position, ce qui est déjà un bel accomplissement », a-t-il reconnu.

La liste des nommés au trophée Hobey-Baker sera réduite à trois le 1er avril, et le lauréat sera dévoilé le 9. Le défenseur Scott Perunovich, des Blues de St. Louis, a remporté l’honneur en 2020.

 

Le Tricolore reprend l’entraînement

Le Canadien de Montréal a reçu lundi le feu vert de la part de la Ligue nationale de hockey pour reprendre l’entraînement. Comme les résultats des tests de dépistage de la COVID-19 sont revenus négatifs, une séance d’entraînement a lieu en soirée au Complexe sportif Bell de Brossard. En début de soirée lundi, le nom de l’attaquant Jesperi Kotkaniemi a été retiré de la liste des joueurs devant se soumettre au protocole de la COVID-19. Le nom de Joel Armia y est toujours inscrit, ce qui laisse présager que c’est lui qui a subi un test positif à un variant du coronavirus. Les joueurs du CH reprendront l’action mardi, contre les Oilers d’Edmonton, au Centre Bell.


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