Le dossier baseball «à peine» évalué par Québec

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon

Québec vient « à peine » de se pencher sur le dossier des promoteurs qui souhaitent ramener le baseball majeur à Montréal, selon le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, qui souhaite aborder la question sous l’angle du retour d’une équipe professionnelle plutôt que du financement d’un nouveau stade.

En marge d’une annonce économique à Montréal, lundi, celui-ci a reconnu le caractère délicat de l’exercice « complexe » à mener pour évaluer d’éventuelles retombées économiques.

Affirmant qu’il était « prématuré » de conclure que le gouvernement Legault allait participer financièrement à l’aventure, M. Fitzgibbon a préféré évoquer le projet du retour d’une « équipe de baseball » plutôt que de la construction d’un « stade » puisqu’il y en a déjà un de « vide » à Québec et un autre « pas trop rempli à Montréal ».

Après avoir fait référence à l’amphithéâtre situé dans la Capitale-Nationale et le Stade olympique, le ministre a affirmé que le gouvernement québécois n’avait pas besoin d’un « troisième stade dans son bilan ».

La question entourant une éventuelle contribution financière de Québec s’est retrouvée au cœur des discussions puisque le Groupe baseball Montréal — mené par l’homme d’affaires Stephen Bronfman — a récemment modifié son inscription au Registre des lobbyistes du Québec. Il faisait, pour la première fois, mention d’une injection de fonds publics en vue de la construction d’un stade doté d’un complexe communautaire dans le quartier montréalais de Griffintown.

La semaine dernière, le premier ministre François Legault avait ouvert la porte à une forme de participation si les revenus fiscaux engendrés par la venue de cette entreprise sont plus importants que le montant versé par l’État.

Selon des calculs effectués par La Presse, les revenus tirés des impôts payés par les joueurs d’une équipe en garde partagée entre Montréal et Tampa Bay seraient d’environ 4,25 millions de dollars pour l’État québécois.

Interrogé, M. Fitzgibbon a affirmé qu’il y avait « d’autres éléments qu’il faut considérer », sans toutefois aller plus loin.

Le ministre s’est par ailleurs montré ouvert à étudier n’importe quel projet de stade, même s’il devait, par exemple, se réaliser ailleurs qu’à l’emplacement envisagé par le groupe de M. Bronfman.

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