Staal a hâte de rejoindre ses nouveaux coéquipiers

Staal connaissait une campagne difficile avec les Sabres, avec seulement trois buts et sept aides au compteur après 32 rencontres.
Photo: Tim Nwachukwu Getty Images via Agence France-Presse Staal connaissait une campagne difficile avec les Sabres, avec seulement trois buts et sept aides au compteur après 32 rencontres.

Eric Staal l’admet, ce sera un peu étrange de le voir dans l’uniforme du Canadien après ses moments de rivalité contre la formation montréalaise à l’époque où il portait les couleurs des Hurricanes de la Caroline.

Le centre étoile en était seulement à sa deuxième campagne dans la LNH quand il a marqué le but vainqueur en prolongation lors du troisième match de la série de premier tour entre le Canadien et les Hurricanes en 2006 — la première des 16 victoires des Hurricanes ce printemps-là lors de leur marche vers la conquête de la Coupe Stanley. Au fil des ans, Staal a inscrit 45 points en 50 rencontres face au Tricolore.

Il espère maintenant pouvoir aider le Tricolore à remporter les grands honneurs, plutôt que de continuer à jouer les tortionnaires des partisans montréalais.

« C’est un peu étrange, oui. J’ai joué des matchs amusants ici, des matchs compétitifs. C’est de loin la meilleure ambiance de la ligue », a dit Staal en visioconférence dimanche, deux jours après avoir été acquis par le Canadien des Sabres de Buffalo en retour de choix de troisième et cinquième tours au prochain repêchage.

« C’est excitant de rejoindre ce groupe, d’avoir l’occasion de jouer dans cette ville, d’être un membre du Canadien de Montréal. J’espère que la semaine va passer vite. J’ai hâte de pouvoir rejoindre les gars », a-t-il confié.

Staal est arrivé à Montréal samedi soir. Il devra passer sept jours en quarantaine en raison du protocole lié à la pandémie de COVID-19.

Celui qui portera le numéro 21 avec le Canadien a admis que les sept équipes canadiennes étaient sur sa liste de 10 équipes où il ne pouvait être échangé sans sa permission. Staal a confirmé que la décision des autorités sanitaires canadiennes prise la semaine dernière de faire passer la durée de la quarantaine pour les joueurs arrivant au pays des États-Unis de 14 à 7 jours l’a convaincu d’accepter d’être échangé au Canadien.

« Je trouvais que 14 jours, c’était long, surtout si vous êtes échangé pendant la saison, a-t-il expliqué. Une semaine, ça va. À mon âge, ça me donne la chance de reposer mon corps et je peux tirer avantage de la situation. »

Staal, qui est âgé de 36 ans, a indiqué avoir eu de brèves discussions avec le directeur général, Marc Bergevin, et l’entraîneur-chef par intérim, Dominique Ducharme. On ne sait toutefois pas encore quel rôle l’attendra quand il pourra être inséré dans la formation.

Il connaissait une campagne difficile avec les Sabres, avec seulement trois buts et sept aides au compteur après 32 rencontres. La saison dernière, il avait récolté 19 buts et 28 aides en 66 parties avec le Wild du Minnesota.

Le natif de Thunder Bay, en Ontario, n’a pas voulu s’éterniser sur les ennuis des Sabres, qui en sont rendus à 17 matchs sans victoire de suite.

« Il y a eu beaucoup d’obstacles, et beaucoup de choses n’ont pas fonctionné comme nous l’avions imaginé, a dit Staal. Nous avons connu des hauts et des bas lors des deux premières semaines, puis la COVID-19 a frappé. Elle s’est répandue dans le vestiaire. Nous avons passé deux semaines à nous battre contre elle, et certains gars ont été touchés sévèrement.

« Ensuite, nous n’avons jamais retrouvé nos repères, et les blessures se sont accumulées », a-t-il poursuivi.

Staal voit donc son arrivée avec le Canadien comme un nouveau départ en 2021.

Il retrouvera quelques visages familiers dans le vestiaire du Tricolore. Il a notamment gagné l’or aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010 en compagnie de Shea Weber et Corey Perry.

Staal est le sixième joueur acquis au cours des derniers mois par le Canadien ayant déjà remporté la coupe Stanley, après Jake Allen, Joel Edmundson, Tyler Toffoli, Michael Frolik et Perry. Il aura l’occasion de donner au suivant, alors qu’il sera le mentor d’un jeune groupe de centres qui inclut Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi.

« J’ai appris en regardant Rod Brind’Amour, Glenn Wesley, Ron Francis, comment ils se préparaient, prenaient soin de leur corps et travaillaient fort à l’entraînement, a raconté Staal. Je voulais les imiter pour connaître une longue carrière comme eux. Quand vous êtes jeunes, vous ouvrez les yeux et les oreilles. La présence de vétérans dans le vestiaire est bénéfique. »

Staal a amassé 1031 points en 1272 dans la LNH depuis que les Hurricanes l’ont sélectionné au deuxième rang du repêchage en 2003. Il croit pouvoir contribuer aux succès du Canadien et admet qu’il serait prêt à jouer 25 minutes par match si c’était ce qui lui était demandé.

Il espère surtout gagner, ce qu’il n’a pas fait souvent en 2021. Et il aimerait bien que sa famille ait l’occasion de quitter le Minnesota ce printemps pour venir le rejoindre à Montréal et avoir l’occasion de le voir jouer au Centre Bell.

« C’était ma place préférée où jouer comme visiteur, ce sera excitant de pouvoir enfin jouer pour l’équipe locale », a-t-il conclu.

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