Victor Wanyama a appris de la saison dernière et espère progresser avec le CF Montréal

Le plus gros défi de Wanyama a été de «s’adapter au nouvel environnement».
Photo: Paul Chiasson La Prese canadienne Le plus gros défi de Wanyama a été de «s’adapter au nouvel environnement».

Victor Wanyama n’a pas caché qu’il avait éprouvé de la difficulté à s’adapter à sa nouvelle vie avec l’Impact de Montréal l’an dernier. Aujourd’hui, malgré la pandémie de coronavirus qui persiste, le changement soudain d’entraîneur-chef et le départ de nombreux vétérans, le Kényan s’attend à progresser en 2021.

Le colosse de six pieds et deux pouces avait été limité à seulement deux buts et deux mentions d’assistance en 21 matchs la saison dernière, tous à titre de partant. Un rendement en deçà des attentes du principal intéressé, qu’il attribue à plusieurs facteurs.

« Je ne connaissais pas vraiment la MLS avant d’arriver ici ; la distance des voyages entre les villes, le décalage horaire et tout ça. Ce n’est pas une excuse. Mais je sais maintenant à quoi m’attendre, et je serai beaucoup plus concentré sur ma tâche à accomplir sur le terrain. […] J’espère que je pourrai faire mieux que la saison dernière », a-t-il reconnu en visioconférence mercredi.

Wanyama compte d’ailleurs se fier à l’expérience acquise plus jeune, lorsqu’il a fait le saut de l’Afrique vers l’Europe pour poursuivre sa carrière de joueur de soccer professionnel, pour y parvenir.

« Le plus gros défi, ç’a été de s’adapter au nouvel environnement. Ç’a été difficile au départ. Ce n’est plus comme ça aujourd’hui ; c’est plus facile, parce qu’ils [les joueurs] arrivent plus tôt et qu’on les aide à s’établir », a évoqué le joueur âgé de 29 ans, qui entamera la deuxième année d’un contrat de trois ans avec le CF Montréal.

L’adaptation au soccer nord-américain n’a pas été le seul défi auquel a dû faire face Wanyama depuis son arrivée. À l’aube de la saison 2021, il a également dû composer avec le changement surprise d’entraîneur-chef.

D’ailleurs, invité à commenter le départ d’Henry et l’arrivée de son successeur Wilfried Nancy, le capitaine de l’équipe nationale kényane s’est fait plutôt rassurant.

« Je crois qu’il [Nancy] veut s’inscrire dans la continuité [d’Henry]. Il veut bâtir le jeu à partir de l’arrière, et il veut qu’on joue avec intensité pour rendre la tâche de l’équipe adverse difficile à chaque rencontre. C’est là-dessus qu’on travaille, et je crois que c’est un système que les joueurs comprennent déjà. Il faudra maintenant s’assurer de développer la chimie entre nous, pour obtenir des résultats rapidement », a évoqué Wanyama, qui jouait un rôle de milieu de terrain défensif l’an dernier.

De plus, à la suite du départ de nombreux vétérans, Wanyama n’a pas caché qu’il s’attend à jouer un rôle plus important auprès des jeunes de l’équipe.

« Je devrai montrer l’exemple sur le terrain, et à l’extérieur du terrain je tenterai de guider les jeunes joueurs, pour qu’ils restent concentrés sur leur jeu, sur leur carrière. Il n’y a rien de plus important que de se donner à 100 %, de faire de son mieux », a-t-il expliqué.

Après la première portion de son camp d’entraînement au complexe Marie-Victorin, le CF Montréal s’envolera pour Orlando, en Floride, le 6 avril afin de le terminer.

Comme cela a été annoncé plus tôt ce mois-ci, il établira son domicile au stade de l’Inter Miami pour y amorcer cette saison de 34 matchs. Le onze montréalais entamera sa saison contre ses rivaux canadiens du Toronto FC, le samedi 17 avril, à 14 h.

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