Suspense autour d’une saison de ski alpin unique

Chez les femmes, la Slovaque Petra Vlhova mène de 96 points devant la Suissesse Lara Gut-Behrami.
Photo: Pontus Lundahl/TT News Agency/AFP Chez les femmes, la Slovaque Petra Vlhova mène de 96 points devant la Suissesse Lara Gut-Behrami.

L’issue d’une saison unique, disputée en intégralité malgré la crise sanitaire, se joue de mercredi à dimanche à Lenzerheide (Suisse) où le suspense pour les gros globes hommes et femmes est total, nappé de l’incertitude liée à une météo capricieuse.

On n’y voit pas clair dans le canton des Grisons. Littéralement, puisque la neige s’abat presque en continu sur une bonne partie des Alpes depuis dimanche, les voitures s’enlisent de nouveau dans la poudreuse, la brume va et vient découvrant un paysage plus blanc que blanc.

Les classements aussi sont dans le brouillard. Chez les femmes, la Slovaque Petra Vlhova mène de 96 points devant la Suissesse Lara Gut-Behrami. Chez les hommes, le Français Alexis Pinturault devance le Suisse Marco Odermatt de 31 points.

Il reste quatre courses pour chaque genre (la victoire vaut 100 points), une dans chaque discipline majeure (descente, super-G, géant, slalom). Le suspense est donc total et devrait perdurer jusqu’à la fin de la semaine, tant les écarts sont faibles.

Il faut remonter à 2015 et 2014 pour retrouver des batailles folles remportées les deux fois par les Autrichiens Marcel Hirscher et Anna Fenninger.

Descente très incertaine

La météo pimente le tout cette saison en compliquant sérieusement la tenue des deux descentes mercredi.

Les deux entraînements officiels prévus lundi et mardi ont été annulés à cause des chutes de neige et du vent. Pour lancer les courses mercredi, un entraînement au moins doit avoir eu lieu selon le règlement.

La Fédération internationale de ski (FIS) a décidé de se donner une dernière chance en programmant mercredi matin les deux entraînements avant les courses pour une journée très chargée, les prévisions restant pessimistes pour mercredi.

Les organisateurs vont néanmoins tout faire pour donner le départ des descentes. Les deux Suisses Odermatt et Gut-Behrami, spécialistes de vitesse, ont en effet besoin de la course pour refaire leur retard sur leurs rivaux.

La météo devrait s’améliorer à partir de jeudi et poser moins de problèmes pour la suite du programme.

Aucune course annulée à cause de la COVID-19

Il serait dommage que la fin de saison soit perturbée par la neige, un an après que la pandémie de coronavirus a précipité brutalement la fin de l’hiver (12 courses annulées), et que l’on attend toujours le printemps sanitaire.

La Fédération internationale de ski (FIS) a en effet tenu son pari. Si ses autres disciplines ont été largement chahutées, son produit d’appel, le ski alpin, a connu une saison pleine après avoir aménagé un calendrier légèrement moins ambitieux.

Les courses féminines annulées en Chine ont été reprises en Italie et les cinq épreuves masculines annulées à Wengen (Suisse) en janvier et à Kvitfjell (Norvège) en mars à cause de la COVID-19 ont été reprises dans différentes stations, une seule ne se déroulant finalement pas à cause de la météo.

Peu de skieurs ont finalement été contraints de rater des courses à cause d’un test positif, laissant des classements équitables, contrairement aux craintes de l’automne.

La FIS a établi un protocole sanitaire devenu moins strict avec le temps. Des skieuses suisses ont par exemple pu prendre le départ du slalom d’Are samedi, au lendemain du test positif de leur coéquipière Mélanie Meillard, à la faveur de tests réalisés en urgence, sans avoir besoin de respecter plusieurs jours d’isolement en tant que cas contact.

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