Les mains liées par le plafond salarial, Bergevin ne s’attend pas à être très actif

Le directeur général du Tricolore, Marc Bergevin, en train d’observer le match entre les Canadiens de Montréal et les Jets de Winnipeg, le 6 mars dernier.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Le directeur général du Tricolore, Marc Bergevin, en train d’observer le match entre les Canadiens de Montréal et les Jets de Winnipeg, le 6 mars dernier.

Marc Bergevin a les mains liées par le plafond salarial et il a répété qu’il ne fallait pas s’attendre à ce que le Canadien de Montréal soit très actif d’ici la date limite des transactions.

Le directeur général du Tricolore a répété qu’il sera difficile pour l’équipe d’aller chercher des renforts d’ici le 12 avril, lors d’une visioconférence tenue mardi pour commenter la première moitié de la saison.

« Nous n’avons pas de flexibilité, a-t-il noté. Si nous donnons seulement des choix ou des espoirs [contre un joueur], il y a un montant qui rentrerait dans notre masse et aucun qui en sortirait. C’est impossible. Hier [lundi], c’était la première fois que nous avions 23 joueurs dans notre formation et nous avions une marge de manœuvre d’environ 30 000 $ sous le plafond salarial. C’est vraiment difficile. »

Bergevin a aussi affirmé qu’il continuait de ne pas vouloir sacrifier l’avenir à court et à long terme de l’équipe. « Si l’opportunité se présente d’aller chercher quelque chose et que j’en suis convaincu, je vais regarder ça. Je ne dis pas que je ne ferai rien », a-t-il néanmoins ajouté.

La quarantaine obligatoire de 14 jours pour un joueur arrivant des États-Unis complique aussi la tâche de Bergevin. Il a souligné qu’il s’agissait d’un problème important, particulièrement s’il devait inclure un membre de sa formation dans la transaction. Il se retrouverait alors à court d’un joueur pour possiblement six ou sept matchs.

La possibilité de liquider un joueur simplement pour faire de la place sur sa masse salariale n’attire pas non plus Bergevin, puisqu’il a dit aimer tous les membres de son équipe.

Il devra donc continuer à gérer de près sa masse salariale pour faire des gains ici et là, comme ce fut le cas mardi en soumettant pour une deuxième fois cette saison l’attaquant Paul Byron au ballottage.

La conclusion est donc que le Canadien devra trouver des solutions à l’interne pour pallier toute blessure, comme c’est le cas depuis que l’équipe a perdu les services du défenseur Ben Chiarot.

Bergevin a reconnu qu’il sera primordial que ses joueurs demeurent en bonne santé pour que le Canadien réponde à ses attentes.

Par ailleurs, Bergevin n’a pas voulu s’avancer concernant la possibilité d’accorder des contrats aux espoirs américains Jordan Harris et Cole Caufield avant la fin de la saison. Il a toutefois vanté la progression de Caufield, qui a été nommé à l’unanimité joueur par excellence de l’association Big Ten, mardi.

Confiance inébranlable

Le Canadien a atteint sa mi-saison au quatrième et dernier rang donnant accès aux séries éliminatoires dans la section Nord, et présente une fiche de 13-8-7. Avant les matchs de mardi, le Tricolore accusait seulement trois points de retard sur les Jets de Winnipeg, au deuxième rang. Les Flames de Calgary se retrouvaient toutefois à deux points du Canadien, au cinquième rang.

Bergevin a affirmé qu’en raison de la parité à travers la LNH, il s’attend à une chaude lutte jusqu’à la fin du calendrier ordinaire, le 8 mai.

« C’est évident. Nous avons connu un bon départ, puis une période creuse, a-t-il dit. Avec Dom [Ducharme], nous reprenons du poil de la bête. » Mais est-il satisfait du rendement de sa troupe ? « Oui », a-t-il simplement répondu.

La nomination de Dominique Ducharme comme entraîneur-chef par intérim et celle d’Alexandre Burrows comme entraîneur adjoint le 24 février ont aidé le Canadien à redresser la barre, tout comme le remplacement de Stéphane Waite par Sean Burke comme entraîneur des gardiens le 2 mars.

J’ai toujours dit que je n’ai pas peur d’un congédiement. Si ça arrive, ça arrive. Au quotidien, j’essaie de faire ce qui est le mieux pour l’équipe.

 

« Depuis la nomination de Dom, tout le monde a acheté son système, a souligné le centre Phillip Danault. Quand nous l’appliquons, nous nous donnons une chance de gagner chaque soir. Quand nous ne l’appliquons pas, nous nous tirons dans le pied.

« Il faut appliquer les choses que Dominique nous demande avec constance pendant les 28 derniers matchs », a-t-il ajouté.

Bergevin avait affirmé avant le début de la campagne qu’il croyait que son équipe était à prendre au sérieux. La première moitié de saison en montagnes russes n’a pas changé ses attentes envers son groupe. « C’est une ligue relevée où chaque match est une vraie bataille, a-t-il dit. Je m’attends toujours à la même chose : que nous participations aux séries, puis tout est possible. »

Bergevin a aussi dit qu’il ne craignait pas de perdre son poste si l’équipe ne devait pas répondre aux attentes. « J’ai toujours dit que je n’ai pas peur d’un congédiement. Si ça arrive, ça arrive. Au quotidien, j’essaie de faire ce qui est le mieux pour l’équipe », a-t-il conclu.

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