Après 10 matchs, tout baigne dans l’huile chez le Canadien

Josh Anderson, à droite, vient de marquer  un but contre le gardien  des Canucks  de Vancouver, Thatcher  Demko, mardi  à Montréal.
Ryan Remiorz La Presse canadienne Josh Anderson, à droite, vient de marquer un but contre le gardien des Canucks de Vancouver, Thatcher Demko, mardi à Montréal.

Les choses vont si bien ces temps-ci pour le Canadien que même l’entraîneur-chef de la formation montréalaise, Claude Julien, n’arrive pas à trouver quelque chose à améliorer dans le jeu de sa troupe.

« Il est encore tôt dans la saison, mais je ne peux pas pointer une chose comme une lacune, a-t-il affirmé après la victoire de 5-3 face aux Canucks de Vancouver mardi soir. Il y a de petits détails ici et là. Nous voulons continuer à améliorer ces aspects-là. »

Avant les matchs de mercredi, le Canadien se retrouvait en tête du classement général de la LNH en vertu de sa fiche de 7-1-2. L’offensive du Tricolore dominait aussi le circuit avec une moyenne de 4,4 buts par match et la défensive s’en tirait plutôt bien, au neuvième rang, ayant accordé 2,6 buts par rencontre.

L’avantage numérique a une efficacité fort acceptable de 23,7 %. Et si l’unité d’infériorité numérique pourrait mieux faire qu’une efficacité de 79,6 %, elle compense jusqu’ici par sa production offensive avec six buts.

« Cette saison, nous avons de la profondeur et de l’expérience, a souligné Julien lorsque questionné sur les succès du Tricolore. C’est évident que nous avons une meilleure équipe, non seulement sur papier, mais aussi sur la glace. »

Il est encore tôt dans la saison, mais je ne peux pas pointer une chose comme une lacune

 

Les nouveaux éléments de l’équipe jouent tous des rôles importants dans les succès du Canadien. Tyler Toffoli se retrouvait mercredi matin en tête de la colonne des buteurs à travers la LNH avec neuf filets. Josh Anderson a six buts à sa fiche, tous à force égale. Joel Edmundson affichait le meilleur différentiel du circuit à plus-14. Jake Allen affiche un dossier de 3-1-0. Même Corey Perry a généré trois points en cinq matchs jusqu’ici.

Le directeur général, Marc Bergevin, a été le roi Midas de la saison morte, tout ce qu’il a fait s’étant transformé en or jusqu’ici.

« Marc a fait ces manœuvres parce que nous pensions que ces joueurs-là cadreraient bien dans les plans de l’équipe, a rappelé Julien. Nous ne sommes pas surpris de leurs succès parce que c’était ça, l’objectif, en les obtenant. Il a fait ces échanges et ces embauches parce que nous pensions que ces joueurs-là allaient améliorer l’équipe. »

« Nous n’avons joué que 10 matchs, mais c’est encourageant jusqu’ici. La saison est encore longue et il faut continuer de travailler », a-t-il ajouté.

En fait, le seul qui semble en arracher un peu, c’est Phillip Danault. La profondeur de l’équipe a permis à Julien de réduire les responsabilités du centre québécois. Danault n’a que trois aides à son dossier, malgré quelques bonnes occasions de marquer lors des derniers matchs.

De nouveaux rivaux à l’horizon

Le Canadien a disputé la moitié de ses 10 premiers matchs face aux Canucks, qu’il a dominés 28-15 au chapitre des buts marqués lors de leurs cinq duels. Il a également accumulé neuf points sur une possibilité de 10 contre leurs rivaux de la Colombie-Britannique, grâce à un dossier de 4-0-1.

Les prochaines semaines seront un peu différentes, puisque le Tricolore retrouvera principalement dans son chemin les Sénateurs d’Ottawa, les Maple Leafs de Toronto et les Jets de Winnipeg. Cette séquence commencera avec deux matchs face aux Sénateurs, jeudi soir au Centre Bell et samedi après-midi à Ottawa.

Les Sénateurs sont toujours à la recherche d’une deuxième victoire cette saison, après avoir défait les Maple Leafs en ouverture de la campagne. Ils ont depuis subi neuf revers de suite (0-8-1).

« Il n’y a pas de match facile dans cette section, a affirmé Anderson. Je me fous de leur fiche. Je l’ai dit dès le début, ce sera une vraie bataille chaque soir. »

« Je m’attends à ce qu’ils se présentent ici et travaillent fort. Ils sont bien dirigés. Ils comptent sur des jeunes joueurs qui se battent pour un poste. Nous savons que ce sera un match difficile. Personne ne peut les prendre à la légère. Nous n’allons pas faire cette erreur. »

Les Canucks ont écrasé trois fois de suite les Sénateurs la semaine dernière. Le Canadien s’est payé la tête des Canucks quatre fois déjà cette saison. L’offensive du Tricolore risque de continuer de fonctionner à plein régime lors des deux prochains matchs. Le contraire serait étonnant, mais c’est ce qui fait la beauté du sport : ça ne se joue pas sur papier.