Un 1000e match pour Shea Weber

Shea Weber a hérité du rôle de capitaine chez le Canadien le 1er octobre 2018, un peu plus de deux ans après la transaction qui l’a amené à Montréal en retour de P.K. Subban.
Photo: Christian Petersen / Getty Images / Agence France-Presse Shea Weber a hérité du rôle de capitaine chez le Canadien le 1er octobre 2018, un peu plus de deux ans après la transaction qui l’a amené à Montréal en retour de P.K. Subban.

Shea Weber se souvient avoir pris une punition à son premier match en carrière dans la LNH avec les Predators de Nashville le 6 janvier 2006. Nicklas Lidstrom avaient marqué un but qui créait l’égalité et les Red Wings de Detroit avait finalement gagné 3-1.

« À ce moment-là, je me demandais probablement si j’allais obtenir une autre chance de jouer, a raconté Weber, mardi, à quelques heures de son 1000e match dans la LNH. Heureusement, (Barry) Trotz et le personnel d’entraîneurs avaient toujours confiance en moi ! »

Weber a vite fait sa marque dans la LNH grâce à son jeu physique et son puissant tir frappé. Ses qualités de leader ont mené les Predators à le nommer capitaine le 8 juillet 2010, à l’âge de 25 ans.

Il a aussi hérité de ce rôle chez le Canadien le 1er octobre 2018, un peu plus de deux ans après la transaction qui l’a amené à Montréal en retour de P.K. Subban.

Weber n’arrive pas à mettre le doigt sur un joueur en particulier qui l’a aidé à devenir le meneur qu’il est aujourd’hui. Il dit avoir appris des petites choses de plusieurs personnes.

Il a toutefois eu une pensée mardi matin pour Rick Berry, un défenseur qui a disputé 197 matchs dans la LNH, mais avec qui il a passé beaucoup de temps lors de sa demi-saison dans la Ligue américaine de hockey chez les Admirals de Milwaukee en 2005-06, à sa première campagne chez les professionnels.

« Il m’a aidé à m’acclimater à la vie professionnelle, a raconté Weber. Nous avons souvent mangé ensemble chez lui. Je pense aussi à Greg Zanon et Kevin Klein, avec qui j’ai grimpé dans les rangs chez les Predators. Kimmo Timonen et Dan Hamhuis ont pavé la voie devant moi. Mais le premier à m’avoir donné un coup de main, c’est Rick. Il m’a aidé à trouver mes repères. »

Enfant à Sicamous, en Colombie-Britannique, Weber dit avoir toujours rêvé de jouer dans la LNH. Il admet cependant que ce n’est qu’une fois dans les rangs juniors avec les Rockets de Kelowna qu’il a vraiment commencé à croire qu’il avait une chance d’atteindre un jour la LNH.

Mardi matin, il a remercié ses amis, ses entraîneurs et les préparateurs physiques qui l’ont aidé en cours de route pour qu’il puisse éventuellement vivre son rêve. Ses parents ont aussi joué un rôle spécial dans son développement.

« Ce que j’ai hérité d’eux, c’est probablement leur éthique de travail, a dit Weber. Ils n’ont jamais pris une journée de congé, ils ont travaillé fort pour que mon frère et moi puissions jouer au hockey, pour nous permettre de faire ce que nous aimons tout en nous offrant un bon encadrement.

« Mon père travaillait des quarts de 10 heures, puis venait entraîner mon frère et moi. Je les remercie d’avoir pris soin de nous. »

Malheureusement, la pandémie de COVID-19 a forcé le Canadien à préparer des célébrations probablement beaucoup plus ternes qu’elles l’auraient été en temps normal. De plus, Weber aurait pu disputer son 1000e match à Nashville le 1er avril dernier si la pandémie n’avait pas forcé l’arrêt des activités la saison dernière.

Mais de toute façon, Weber n’est pas du genre à aimer se retrouver sous les projecteurs.

« D’avoir atteint ce plateau, d’avoir connu une carrière avec autant de matchs, ce que je n’aurais probablement jamais imaginé, c’est assez spécial, a reconnu Weber.

« Ç’aurait été particulier de vivre ce moment là où tout a commencé, mais des circonstances que personne n’aurait pu anticiper ont modifié les plans. Et honnêtement, j’ai hâte que tout ça soit derrière moi », a-t-il conclu.

En quelques chiffres

49 : Weber a été choisi en deuxième ronde, 49e au total, par les Predators de Nashville en 2003.

 

2 : Weber a gagné deux fois l’or olympique avec le Canada, en 2010 et 2014.

 

104 : Weber vient au 10e rang de l’histoire de la LNH pour les buts en avantage numérique par un défenseur avec 104 buts dans cette situation.

 

0 : Weber n’a jamais gagné le trophée Norris remis au défenseur par excellence de la LNH, même s’il est reconnu comme l’un des meilleurs défenseurs de sa génération. Il a terminé deuxième au scrutin à deux reprises, mais on lui a tout juste préféré Nicklas Lidstrom en 2010-11 et Erik Karlsson en 2011-12.