Romanov, une dose confiance et une dose d’inexpérience

Alexander Romanov, âgé de 21 ans, a reconnu avoir été un peu nerveux à sa première présence sur la patinoire mercredi.
Photo: Frank Gunn La Presse canadienne Alexander Romanov, âgé de 21 ans, a reconnu avoir été un peu nerveux à sa première présence sur la patinoire mercredi.

Alexander Romanov n’a pas pu s’empêcher de sourire quand on lui a rappelé qu’il allait affronter Connor McDavid et Leon Draisaitl lors de son deuxième match dans la LNH.

« Ce sera un très bon défi », a-t-il dit dans un anglais limité, mais fonctionnel.

Après avoir joué pendant 21minutes et 30 secondes contre les dangereux Maple Leafs de Toronto à sa première sortie avec le Canadien de Montréal, la tâche ne sera pas plus facile face aux Oilers d’Edmonton, samedi, mais ça ne semble pas inquiéter Romanov.

« Parfois, c’est de la confiance, et il en a beaucoup parce qu’il sent qu’il peut jouer à ce niveau-ci, mais il y a aussi une part d’ignorance, parce qu’il n’a pas encore vécu ces nouvelles expériences, a déclaré l’entraîneur-chef Claude Julien. Il connaît les joueurs, mais il n’a pas peur parce qu’il ne les a pas encore affrontés. »

Romanov a quand même reconnu avoir été un peu nerveux à sa première présence sur la patinoire mercredi. Il a vite pris son aise.

« Quelqu’un qui regardait le match sans savoir que c’était son premier match ne l’aurait probablement pas deviné, a souligné le défenseur Jeff Petry. Il est confiant, il patine bien, il est robuste et il est à l’aise avec la rondelle sur son bâton. »

Romanov a raconté que ses parents avaient trouvé qu’il avait bien joué face aux Maple Leafs et qu’ils étaient fiers de lui.

Le Russe âgé de 21 ans a récolté un premier point dans la LNH mercredi grâce à une superbe passe faite à Tomas Tatar, qui a marqué en échappée. Romanov n’a jamais semblé dépassé par les événements, même s’il a reconnu que le rythme du jeu n’était pas celui auquel il est habitué.

« Ça allait plus vite que dans la KHL ou au Mondial junior, a-t-il souligné. L’intelligence des joueurs sur la glace est aussi supérieure. »

Petry a souligné deux atouts de Romanov qui l’ont aidé à bien s’en sortir face aux Maple Leafs et qui l’aideront tout au long de sa carrière : son coup de patin et la qualité de sa première passe.

« Pour un défenseur, c’est quand vous arrêtez de bouger que vous allez vous retrouver en mauvaise posture, que la pression va venir vers vous, a-t-il expliqué. Si vous êtes en mesure de rester actif, vous allez vous retrouver avec plus d’options pour faire votre première passe en sortie de zone. »

« Ce sont deux choses qui m’ont aidé et ce sera la même chose pour “Romy”. »

La communication va demeurer un élément important pendant que Romanov continue son apprentissage de la langue de Shakespeare — autant celle avec Julien que celle avec son partenaire à la ligne bleue Brett Kulak.

« Nous parlons ensemble chaque fois que nous nous rendons à l’aréna, a dit Romanov au sujet de sa relation avec Kulak. Il m’aide beaucoup à communiquer avec les entraîneurs. »

De son côté, Julien ne croit pas que la communication sera un problème avec son protégé.

« Il comprend bien et il s’améliore rapidement, a-t-il indiqué. Il apprend vite sur la patinoire, mais aussi hors de l’aréna ! »

« Souvent, quand j’explique quelque chose, je lui demande s’il comprend et il me dit oui. Nous n’avons pas à nous inquiéter de ça. »

Et Romanov n’a pas non plus encore donné de raisons de s’inquiéter de son jeu sur la patinoire.