Un optimisme prudent chez le CH après le premier match

Auteur de deux buts, Josh Anderson a terminé le match avec sept tirs au but. 
Photo: Frank Gunn La Presse canadienne Auteur de deux buts, Josh Anderson a terminé le match avec sept tirs au but. 

Il est difficile de ne pas voir le verre à moitié plein après le match d’ouverture du Canadien de Montréal.

Cependant, les joueurs interrogés après la défaite en prolongation de 5-4 du Tricolore face aux Maple Leafs de Toronto ont rappelé une chose : ce n’était qu’un match et il y en aura 55 autres à venir d’ici la fin de la saison.

Oui, Josh Anderson a inscrit deux buts. Oui, Alexander Romanov s’est acquitté de manière plus qu’admirable de ses responsabilités à sa première sortie dans la LNH. Le Canadien a toutefois gaspillé des avances de 1-0, 3-1 et 4-3, victime principalement de son indiscipline.

Voici cinq éléments à retenir du premier match de la saison 2020-2021 du Canadien :

Les dimensions multiples d’Anderson

Le directeur général Marc Bergevin a répété au cours des derniers mois qu’il y avait peu de joueurs comme Josh Anderson dans la LNH. On comprend un peu mieux ce qu’il voulait dire. Anderson a d’abord marqué sur un tir précis. Puis son deuxième but a été le résultat d’une belle accélération pour déborder John Tavares. Il aurait pu compléter son tour du chapeau quand il a foncé au filet pour tenter de marquer sur un retour après une belle manœuvre de Nick Suzuki en troisième période. Anderson a terminé le match avec sept tirs au but. Il a aussi appliqué trois mises en échec, ne se faisant pas d’amis chez les Maple Leafs.

La confiance de Romanov

À son premier match dans la LNH, Alexander Romanov a joué avec l’aplomb d’un vétéran. Oui, il a réussi une superbe passe vers Tomas Tatar, aidant le Slovaque à marquer en deuxième période. Mais Romanov avait fait preuve de sang-froid quelques instants plus tôt, dribblant avec la rondelle sur la ligne bleue tout en étant mis sous pression par Mitchell Marner. Romanov a été employé pendant 21’ 48, dont 2’ 17 en infériorité numérique. Seuls Shea Weber et Jeff Petry ont passé plus de temps sur la patinoire dans le camp du Canadien. Il a également été crédité de quatre tirs bloqués. Il aurait difficilement pu faire mieux à son baptême dans la LNH.

Suzuki, déjà en marche

Nick Suzuki l’admet, il était un peu gêné à ses débuts dans la LNH lors de l’automne 2019. Ce n’était vraiment pas le cas mercredi soir. Suzuki a repris là où il avait laissé cet été à son retour à Toronto. Il a été crédité d’un but seulement, mais il a remporté la mise en jeu avant le premier but de Josh Anderson. Il a aussi servi une tasse de café au défenseur Morgan Rielly en troisième période, avant d’être incapable de terminer la séquence avec un bon tir. Si le Canadien parvient à lutter pour le premier rang de la section nord cette saison, Suzuki aura certainement eu son mot à dire.

Le problème des mises en jeu

Phillip Danault sera l’homme de confiance de Claude Julien pour la grande majorité des mises en jeu importantes cette saison. Danault a été 17-en-27 dans le cercle des mises en jeu face aux Maple Leafs. Si Nick Suzuki s’en est sorti de manière honorable avec une efficacité de 7-en-14, ç’a été plus difficile pour les deux autres jeunes centres du Canadien : Jesperi Kotkaniemi (1-en-9) et Jake Evans (1-en-7). Le premier but des Maple Leafs a d’ailleurs été inscrit immédiatement après que John Tavares eut remporté une mise en jeu en territoire du Canadien contre Evans. C’est là où la présence d’un vétéran comme Nate Thompson avait sa valeur la saison dernière. Le Tricolore devra vivre avec les hauts et les bas de ses jeunes centres pendant leur apprentissage dans le cercle des mises en jeu.

De mauvais souvenirs

Ceux qui préfèrent voir le verre à moitié vide après le premier match du Tricolore pourront noter que l’équipe a gaspillé une avance de deux buts et a accordé un but en fin de période, deux choses qui ont miné le Canadien la saison dernière. Dans les jours précédant l’interruption de la saison en raison de la pandémie de COVID-19, Phillip Danault avait même déclaré que c’était comme « un nuage noir » au-dessus de la tête des joueurs. Il ne faut pas tirer trop rapidement de conclusion, ont dit les joueurs mercredi soir. Ça vaut pour le positif et le négatif. À suivre samedi, face aux Oilers d’Edmonton.

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