L’Impact peut garder la tête haute, selon Henry

Romell Quioto (au centre) a été nommé joueur de l’année de l’Impact en 2020.
Stew Milne Associated Press Romell Quioto (au centre) a été nommé joueur de l’année de l’Impact en 2020.

Tout en reconnaissant qu’il y a encore du travail à faire et des aspects à améliorer au sein de l’équipe, Olivier Renard et Thierry Henry ont brossé un portrait relativement positif de la rocambolesque saison de l’Impact de Montréal, qui changera de nom en 2021.

Trois jours après une victoire de 1-0 contre le CD Olimpia en quarts de finale de la Ligue des Champions de la CONCACAF — une victoire qui a néanmoins éliminé la formation montréalaise du tournoi —, le directeur sportif et l’entraîneur-chef de l’Impact ont tour à tour insisté sur la combativité des joueurs.

« Pour moi, le point positif de la saison, c’est l’esprit batailleur que les joueurs ont affiché lors du dernier match », a d’ailleurs affirmé Renard lors de son bilan de fin de saison présenté vendredi — pandémie de la COVID-19 oblige — par visioconférence.

« Le dernier match a probablement été le plus difficile pour tout le monde. Vous devez savoir qu’il y a un peu plus d’un mois, personne ne voulait jouer ce match. Je sais que bien des gens ont noté qu’il nous manquait des joueurs importants. Nous n’avons pas perdu cette partie parce que Bojan ou un autre joueur était absent.

« Pour moi, c’est le fait que nous ne nous sommes pas entraînés pendant 14 jours. Autrement, je pense qu’on aurait pu obtenir un autre résultat. La mentalité de l’équipe dans le dernier match est un point positif, et c’est ce que je veux voir dans le futur », a ajouté le directeur sportif de l’Impact.

Cet esprit batailleur a également été un point important avancé par Thierry Henry. « Est-ce qu’on est satisfait de la saison ? Le mot satisfait est un bien grand mot, non. Mais au moins, on peut garder la tête haute », a résumé Henry.

« Nous avons eu pas mal de choses qui sont allées contre nous, comme pas mal d’équipes d’ailleurs, pas seulement nous. Nous avons essayé de faire front chaque fois, de ne pas baisser les bras même si ça n’a pas toujours été évident. Mais à l’arrivée, on a vu une équipe qui, comme je l’avais dit au début, allait se battre. On avait une équipe qui avait du caractère, qui avait du cran, et comme je le dis bien souvent et je le répète, une équipe qui est courageuse pas seulement quand on n’a pas le ballon, mais aussi quand on l’a. »

Selon le milieu de terrain Samuel Piette, cet esprit de battant était un élément qui était non négociable dans le vestiaire malgré toutes les circonstances qui ont marqué la saison.

On avait une équipe qui avait du caractère, qui avait du cran, et comme je le dis bien  souvent et je le répète, une équipe qui est courageuse

 

« Je pense qu’on s’est présenté dans la plupart des matchs, on s’est battu. On a joué 23 matchs, il y a toujours des moments où tu te bats un peu moins, mais en général, c’est quelque chose qu’on voulait toujours retrouver à chaque match. Je pense que le staff est content de ça. Moi, en tant que joueur qui mouille le maillot le plus possible à chaque match, j’ai retrouvé ça chez mes coéquipiers. »

Nouvelle identité

Dans un autre ordre d’idées, il y a quelques semaines, Radio-Canada avait annoncé que l’équipe allait prendre le nom du Montréal FC, abandonnant le surnom de l’Impact adopté en 1993. Les dirigeants de l’équipe avaient refusé de commenter cette information.

Par ailleurs, Renard a indiqué qu’il était peu probable que Bojan soit de retour avec l’équipe en 2021.

« Comme je l’ai dit la dernière fois, je n’ai pas eu de réponse à l’offre que nous avons faite. Nous, on continue de faire nos achats, et très sincèrement, je ne pense pas que Bojan va revenir chez nous la saison prochaine », a dit Renard.

Bojan n’a pas accompagné l’équipe en vue du match contre le CD Olimpia, ce qu’il était en droit de faire en vertu des directives de la MLS.

Bien qu’il se trouvait dans la même situation contractuelle que le milieu de terrain espagnol, l’attaquant Anthony Jackson-Hamel l’a fait et a même pris part au match.

Il a d’ailleurs été impliqué dans la séquence menant au seul but du match, celui d’Amar Sejdic à la 57e minute, peu de temps après l’entrée de Jackson-Hamel sur le terrain.

Tout en prenant bien soin de ne pas critiquer la décision de Bojan, Renard et Henry ont eu de bons mots au sujet de Jackson-Hamel lors de leurs visioconférences respectives.

« Prenez Anthony. Il a eu une année difficile. Parfois, il était blessé, il a eu des problèmes avec ses genoux. Mais qu’il soit venu jouer alors qu’il n’était pas obligé de le faire contre Olimpia a montré le vrai désir qu’il avait pour cette équipe tout le temps qu’il a été ici. Il n’a pas fait que dire qu’il avait cette équipe à cœur, il l’a montré », a conclu Henry.

Romell Quioto, joueur de l’année du Bleu-blanc-noir

L’attaquant hondurien Romell Quioto a obtenu le trophée Giuseppe-Saputo à titre de joueur par excellence de l’Impact pour la saison 2020. Le défenseur anglais Luis Binks a pour sa part été nommé le joueur défensif de l’année. Quioto s’est révélé le meilleur buteur et passeur de l’équipe en saison ordinaire avec huit réalisations, dont deux buts gagnants et six passes décisives en 19 matchs, dont 17 titularisations. Ses huit buts constituent un record personnel pour lui lors d’une saison de la MLS. Il a aussi marqué un but en séries éliminatoires, face au Revolution de la Nouvelle-Angleterre. Âgé de 29 ans, Quioto sera l’un des aînés d’un groupe de jeunes joueurs la saison prochaine. Quioto a également fait partie de la liste des joueurs en lice pour le titre de joueur par excellence de la MLS.