Dominique Ducharme emmagasine de l’information

En novembre l’an dernier, Dominique Ducharme (à droite) était derrière le banc du Canadien en compagnie de l’entraîneur-chef, Claude Julien. Au fil de sa conversation avec les journalistes montréalais lundi, il a reconnu sans détour qu’il reprendrait la routine d’un calendrier régulier dès demain matin s’il le pouvait.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne En novembre l’an dernier, Dominique Ducharme (à droite) était derrière le banc du Canadien en compagnie de l’entraîneur-chef, Claude Julien. Au fil de sa conversation avec les journalistes montréalais lundi, il a reconnu sans détour qu’il reprendrait la routine d’un calendrier régulier dès demain matin s’il le pouvait.

Dans une année normale, Claude Julien et ses adjoints auraient probablement été occupés, lundi midi, à préparer les joueurs du Canadien de Montréal en vue d’un match, le 25e, 26e ou 27e de la saison, au Centre Bell ou sur une patinoire rivale. Mais comme 2020 est tout ce qu’il y a de plus anormal, un instructeur adjoint comme Dominique Ducharme révise des vidéos tout en continuant de nager vers l’inconnu.

Ducharme n’est pas le seul dans cette situation : il en est de même dans toute la Ligue nationale, dont les plans en vue de la prochaine campagne demeurent un mystère. Mais comme n’importe lequel de ses homologues, Ducharme est poussé par un perpétuel désir d’apprentissage.

« C’est vrai que c’est un peu nébuleux. On attend des nouvelles aussi », a reconnu Ducharme, lors d’une visioconférence, lundi. « C’est dur de faire des plans précis, mais comme entraîneur, on cherche toujours des façons de s’améliorer, d’améliorer notre équipe. On essaie de regarder des choses différentes et de prendre du temps qu’on n’a pas habituellement à cette période-ci pour approfondir ce qu’on fait, nos connaissances, notre préparation. »

Que l’on parle d’un athlète ou d’un entraîneur adjoint, la passion et le désir de compétitionner font partie de leur ADN. Ces traits de caractère demeurent très présents, estime Ducharme, même dans la situation actuelle.

« C’est différent, mais pour nous, c’est tellement une passion qu’on ne peut pas vraiment passer quelques jours sans regarder des vidéos ou préparer quelque chose que, peut-être, à terme, on va utiliser », a-t-il rappelé.

« Il y a peut-être des choses que l’on fait présentement qu’on va utiliser dans un an. C’est dur à prévoir, mais ça nous permet de mettre beaucoup de choses en banque et de les utiliser au moment voulu. Oui, c’est toujours intéressant de compétitionner, c’est ce qu’on veut faire et on veut le faire tous les jours, surtout à ce temps-ci de l’année, on est habitués à ça. C’est une énergie naturelle face à notre travail. »

Au fil de sa conversation avec les journalistes montréalais, Ducharme a reconnu sans détour qu’il reprendrait la routine d’un calendrier régulier dès demain matin s’il le pouvait.

Dans le cas du Canadien, il y a sans doute un empressement accru provoqué par des performances encourageantes lors des séries éliminatoires et par les ajouts apportés par le directeur général, Marc Bergevin.

« C’était un nouveau départ », a affirmé Ducharme au sujet du regain de vie de l’équipe lors de la reprise des activités. « Ç’a été une saison un peu en dents de scie, on le sait, pour plusieurs raisons. Une était des blessures chez des joueurs importants qu’on a eues durant la saison. Là, on a senti nos joueurs arriver, avec le groupe qui était complet, et une sensation de pouvoir mettre les pendules à l’heure, de prouver qu’on était une meilleure équipe qu’on l’avait démontré durant la saison. Cette énergie-là, avec le leadership qu’on a dans le vestiaire, a fait que nos joueurs ont bien réagi. »

En attendant de pouvoir reprendre le travail de façon officielle, Ducharme se montre optimiste à la suite de ces résultats et des changements apportés au Tricolore, tout particulièrement sur le plan offensif, notamment en ce qui concerne Josh Anderson et Tyler Toffoli.

Ce qui ne veut pas dire, nuance Ducharme, que le visage offensif du  Canadien sera méconnaissable lors du retour au boulot.

« Ça amène de la variété. Ce sont des joueurs qui sont peut-être un peu différents des joueurs déjà en place, que ce soit par leur physique, les qualités de Toffoli pour marquer des buts. Je ne crois pas qu’on va tout changer offensivement, mais ce sont des outils qui vont amener de nouveaux atouts dans notre jeu offensif. »

Selon plusieurs observateurs, ces ajouts sur le plan offensif auront des répercussions particulièrement positives pour Jonathan Drouin. Sans nier cette hypothèse, Ducharme pense qu’ils aideront tout le monde au sein de l’équipe, tout en offrant de la souplesse au groupe d’entraîneurs.

« Ça aide tous nos attaquants. On regarde notre alignement, on peut dire qu’on a quatre trios qui sont très intéressants, qui peuvent amener de l’offensive. Ça va nous donner aussi des options comme entraîneurs pour trouver les combinaisons qui fonctionnent le mieux. En même temps, il va falloir que ça se fasse assez rapidement, surtout si on a un calendrier raccourci, mais ça nous donne des options et c’est toujours intéressant. »

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