Kirk Muller est ravi des acquisitions de Marc Bergevin pour son avantage numérique

Muller et le Canadien se préparent à une éventuelle reprise des activités, mais l’ex-capitaine montréalais ne sait pas quand les équipes du circuit Bettman pourront lancer leur camp d’entraînement.
Photo: Elsa/Getty Images/AFP Muller et le Canadien se préparent à une éventuelle reprise des activités, mais l’ex-capitaine montréalais ne sait pas quand les équipes du circuit Bettman pourront lancer leur camp d’entraînement.

Comme un peu tout le monde, Kirk Muller a bien aimé tout le travail accompli par le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, cet automne. Particulièrement en ce qui a trait aux ajouts pour l’avantage numérique.

L’entraîneur associé est à la tête du jeu de puissance du Tricolore, qui a connu des ratés au cours des dernières campagnes. L’arrivée de Josh Anderson et de Tyler Toffoli enchante Muller.

« Je crois que ça apporte une nouvelle dimension à notre jeu de puissance, a-t-il affirmé au cours d’une visioconférence, mercredi. Ce sont des gars avec de bonnes mains, des joueurs qui se rendent dans les zones qui nous permettent de marquer des buts. J’ai vu des séquences avec leur ancien club et vous voyez qu’ils sont en mesure de s’adapter.

« Je pense qu’Anderson et Toffoli pourront jouer différents rôles pour nous, que ce soit dans l’enclave ou près de la ligne de but. Ils ont joué à ces deux positions et c’est vraiment un aspect de leur jeu qui nous aidera. Nous avons des gars qui peuvent décocher des tirs de l’extérieur, mais ces gars-là peuvent jouer davantage à l’intérieur. Quand on regarde les bons jeux de puissance de la ligue, ils ne présentent pas du jeu unidimensionnel. »

Les adversaires du Canadien, l’an dernier, ont trop souvent neutralisé Shea Weber et son puissant tir. La présence de ces nouvelles options devrait aider l’attaque du CH.

« Je crois que les équipes adverses savent ce que Weber représente comme menace et il était isolé dans les stratégies de désavantage numérique des autres équipes. Ils trichent vers lui et nous n’avons pas été en mesure d’en profiter. Nous devons nous assurer de bouger davantage la rondelle et de créer plus d’occasions autrement. »

Dans l’attente

Muller et le Canadien se préparent à une éventuelle reprise des activités, mais l’ex-capitaine montréalais ne sait pas quand les équipes du circuit Bettman pourront lancer leur camp d’entraînement.

« J’ai parlé à Claude (Julien, l’entraîneur-chef) la semaine dernière. On va voir comment les choses évolueront dans les deux prochaines semaines. Il semble clair que la ligue commencera à une date déterminée. Nous verrons à ce moment ce que nous ferons. Pour l’instant, je me prépare à plusieurs séances Zoom, comme nous l’avons fait avant de se rendre dans la bulle torontoise », a-t-il confié.

« Je ne peux pas vraiment en dire plus sur la décision de la ligue. Nous attendons aussi une annonce de la part de Gary Bettman. C’est évident que la ligue veut commencer, mais on ne nous a pas dit d’être prêt pour telle ou telle date. On doit demeurer prêts et quand le temps viendra, nous pourrons aller de l’avant », a ajouté l’ex-capitaine du CH.

Il ne peut donc pas y lier le rapatriement de Jesperi Kotkaniemi, dont le prêt à l’Assat de Pori, en Finlande, a pris fin cette semaine.

« Je ne connais pas exactement toutes les raisons qui ont fait en sorte que nous avons rappelé “KK” immédiatement. Il y a certainement des raisons sanitaires et de quarantaine. Comme les choses sont tellement imprévisibles présentement, je pense qu’on veut s’assurer de ne rien manquer », a-t-il dit.

Muller a toutefois été en mesure d’apprécier la progression de Kotkaniemi dans sa ville natale. Après de très bonnes séries éliminatoires dans la bulle torontoise, le centre de 20 ans a inscrit 10 points, dont deux buts, en autant de rencontres dans la Liiga finlandaise.

« J’adore son coup de patin. De la façon dont il patine, avec ou sans la rondelle, il semble plus fort, plus confiant. Avec la rondelle, on le sent plus à l’aise de faire des jeux. Je pense qu’il montre le genre de joueurs que nous avons repêché », a mentionné Muller.

« (La LNH) est tellement difficile pour les jeunes joueurs. Ils arrivent avec beaucoup d’attentes et réalisent que ce sera difficile. Particulièrement les Européens, qui n’ont pas joué au hockey junior en Amérique. Ça prend un ajustement. “KK” a vécu cette courbe d’apprentissage, et nous voyons de plus en plus ce qu’il est en mesure d’accomplir », a-t-il conclu.