Tyler Toffoli, la dernière acquisition de Bergevin

Tyler Toffoli devrait donner du punch à l'attaque du Canadien.
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne Tyler Toffoli devrait donner du punch à l'attaque du Canadien.

Marc Bergevin avait une liste d’emplettes — des « boîtes à cocher » comme il l’a imagé — à faire au cours de la dernière saison morte. Tyler Toffoli lui a permis de rayer son dernier élément.

Un gardien substitut (Jake Allen), un défenseur au physique imposant pouvant jouer de longues minutes (Joel Edmundson), un attaquant de puissance (Josh Anderson) et du punch à l’attaque, ce que Toffoli viendra donner, avec Anderson.

Pour la première fois depuis qu’il est en poste, Bergevin a l’impression d’avoir une équipe à son goût. « Oui, avec tous les éléments qui étaient disponibles [c’est le cas]. Nous avons fait de gros changements. Nous avions quatre boîtes à cocher. On est satisfaits de notre équipe aujourd’hui. On ne sait pas quand la saison va commencer, mais on espère que nos partisans sont aussi excités que nous. »

Bergevin est d’autant plus satisfait qu’il n’a pas sacrifié l’avenir du club pour mettre sur la patinoire l’équipe qu’il a sous la main. « Je ne trouve pas qu’on est “all-in” : on n’a pas donné d’espoirs ou de hauts choix au repêchage, a souligné le d.g. Nous sommes meilleurs que lorsque la saison a pris fin, mais nos banques d’espoirs et de choix sont toujours là. »

« C’est certain que le développement de l’équipe, les performances des joueurs à Toronto ont influencé [ma décision], a précisé Bergevin. Il y a une question de chance aussi : si la Caroline avait décidé que Joel Edmundson n’était pas disponible ou que Vancouver avait offert un nouveau contrat à Tyler, nous n’aurions pas cette équipe. Je ne me suis pas levé le mois dernier en me disant : “Aujourd’hui, je fais tout ça”. Dans le passé, il y a des choses qu’on voulait faire, mais nous n’avons pas pu. »

Ces changements ont d’ailleurs influencé la décision prise par Toffoli.

« Il y avait quelques équipes intéressées, ce qui est une bonne chose. Ma décision a été basée sur les partisans, leur passion, les joueurs au sein du club, a noté le patineur de 28 ans, dont des rumeurs l’avaient déjà envoyé à Montréal quand il portait les couleurs des Kings. Les transactions des dernières semaines et le parcours de l’équipe en séries m’ont prouvé à quel point ils sont bons et qu’ils ont du potentiel. […] Je pense que c’est excitant en ce moment d’être un Canadien. »

Le reste de la « vente » a été fait par son agent. « Pat a beaucoup aidé, a ajouté celui qui peut évoluer à l’aile droite comme à l’aile gauche. Tout le monde connaît Pat et il a des amis au sein de l’organisation. Il m’a dit que j’aimerais la ville. Quand j’en ai parlé à ma conjointe, ce que je lui ai dit aussi. Mais ça va aussi avec la qualité de l’équipe et l’avenir qu’on lui entrevoit. »

Décisions difficiles

Les emplettes de Bergevin ont toutefois amené le directeur général duCanadien au-delà de la limite du plafond salarial de 81,5 millions $ US imposé par la Ligue nationale, ce qui entraînera des choix difficiles.

Si aucun autre changement ne survient d’ici le début de la saison, l’équipe devra céder des joueurs au Rocket de Laval afin de se conformer au plafond salarial. Certains soirs, l’équipe pourrait ne pas avoir 23 joueurs disponibles pour cette raison.

Les plus gros maux de tête de Bergevin pourraient toutefois survenir après la prochaine saison, alors que Brendan Gallagher, Phillip Danault et Joel Armia deviendront joueurs autonomes.

« On ne pourra pas garder tout le monde, c’est impossible, a averti Bergevin. […] Ma responsabilité est de gérer la masse pour avoir la meilleure équipe sur la patinoire. C’est un montant fixe. Il faut être prudent. Pour rester à Montréal, certains devront peut-être faire des sacrifices pour avoir une bonne équipe. La pandémie a affecté le marché. On paie un peu moins [pour les joueurs obtenus], mais on a une masse salariale qui ne bougera pas. Si un joueur veut jouer avec le Canadien de Montréal, on a un budget à respecter. Ces joueurs coûtent des sous et affecteront des décisions futures. On aimerait les garder à Montréal, mais il est trop tôt pour dire comment tout va se dérouler. Je dois être prudent avec ma masse salariale. »

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