L’Impact appréhende le déplacement vers le New Jersey

Le défenseur de l’Impact, Luis Binks.
Photo: Paul Chiasson Archives La Presse canadienne Le défenseur de l’Impact, Luis Binks.

Les joueurs de l’Impact de Montréal s’en vont à reculons au New Jersey, où ils seront confinés pour les huit prochains jours afin d’y disputer trois rencontres en sept soirs.

« C’est certain que ce n’est pas la situation idéale. Personne n’a vraiment envie de se retrouver dans une nouvelle bulle, a affirmé le défenseur Luis Binks, vendredi, au cours d’une vidéoconférence. Mais nous voulons aussi poursuivre la saison, alors nous voulons jouer. Ce sera très difficile pour ceux qui ont des nouveau-nés de quitter la maison et de se retrouver loin des leurs.

« Ce ne le sera pas nécessairement pour un gars comme moi qui vit seul à Montréal et qui ne fait que jouer au football. Je passerai par-dessus très rapidement. »

Afin de boucler cette phase 2 du calendrier de la Major League soccer, l’Impact (5-5-1, 5e dans l’Est) partagera le domicile des Red Bulls de New York, où il affrontera dimanche l’Union de Philadelphie (6-2-3, 2e dans l’Est) dans un match local pour l’Impact. Le club saura-t-il adopter son « nouveau » domicile assez rapidement ?

« Ce sera très difficile de faire du New Jersey notre demeure, alors qu’il n’y aura pas de partisans dans les gradins, a noté l’Anglais de 19 ans. Même quand nous avons joué ici [à Montréal], il n’y avait que 250 spectateurs, mais ça reste que le stade Saputo, c’est chez nous. Nous devrons rapidement nous y sentir à l’aise, mais je ne crois pas qu’il y ait quelque avantage que ce soit à jouer là-bas. Il faudra tenter de le faire, mais ça ne sera pas facile.

« Au bout du compte cependant, on s’en va jouer au football et l’important est d’amasser les trois points. »

L’Impact affrontera en l’Union, un club qui a le vent dans les voiles avec quatre victoires à ses cinq dernières sorties. L’Impact vient quant à lui de subir une amère défaite aux mains des Whitecaps de Vancouver, alors qu’il avait l’occasion de remporter le Championnat canadien avec une victoire.

« Je crois que, personnellement, à ma première saison professionnelle, ça aurait été bien de gagner ce titre canadien, a admis Binks. Mais on doit tourner la page. Notre attention doit maintenant se tourner sur notre position en vue des éliminatoires et de faire le mieux que nous puissions en MLS. »

Celui qui poursuivra sa carrière au FC Bologne en Série A la saison prochaine estime que le onze montréalais a tout ce qu’il faut pour stopper l’Union.

« Ce n’est pas facile de jouer contre une équipe qui est sur une si bonne séquence et qui est très confiante. Mais nous avons démontré plus tôt cette saison que nous pouvions stopper ce genre de clubs, notamment face à Toronto, dont nous avons récemment stoppé la série de victoires.

« Nous aborderons ce match de la même façon. Nous avons joué du bon football au cours des six derniers matchs. Si on aborde ce match avec cette mentalité et le même style de jeu, il n’y a pas de raison que nous ne puissions pas les battre. »

Après le match de dimanche, l’Impact se rendra en Nouvelle-Angleterre pour y affronter le Revolution. Il retournera ensuite au New Jersey, où il « visitera » les Red Bulls dimanche le 27 : beaucoup de football en peu de temps.

Binks est prêt à disputer ces trois rencontres si Thierry Henry a besoin de lui.

« Je n’ai pas de raison d’être fatigué : je suis jeune et je me sens bien. Les matchs viennent rapidement : il risque d’y avoir une certaine rotation. Mais je serai prêt. J’espère pouvoir amorcer les trois. »

On ne sait pas encore quel visage prendra la suite du calendrier dans la MLS, mais les joueurs de l’Impact devront assurément se soumettre à la quarantaine imposée de 10 jours en rentrant au Canada avant de pouvoir reprendre l’entraînement de groupe. C’est donc dire que le club ne pourra reprendre ses activités régulières qu’à compter de la deuxième semaine d’octobre.