La pression sur Price? «Vous gagnez et perdez en équipe», rappelle-t-il

Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, aime répéter qu’une fois en séries, tout est possible quand vous comptez sur un gardien de la trempe de Price.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, aime répéter qu’une fois en séries, tout est possible quand vous comptez sur un gardien de la trempe de Price.

Depuis que l’on sait que le Canadien affrontera les Penguins de Pittsburgh en série de qualification de la LNH, plusieurs observateurs répètent que les chances de la formation montréalaise de franchir cette étape reposent sur les épaules de Carey Price. Cependant, le gardien vedette a bien l’intention de ne pas s’en faire avec cette pression et conserver son calme légendaire.

Les Penguins ont amassé 15 points de plus que le Tricolore au cours de l’hiver, même s’ils ont joué deux matchs en moins. Ils seront menés par Evgeni Malkin, Sidney Crosby, s’il est en santé, Jake Guentzel et Kristopher Letang. De son côté, le Tricolore compte sur plusieurs jeunes joueurs qui n’ont pas l’expérience des séries et quelques points d’interrogation en défensive.

Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, aime répéter qu’une fois en séries, tout est possible quand vous comptez sur un gardien de la trempe de Price. Le principal intéressé, lui, a rappelé qu’il ne pouvait tout faire seul.

« Je veux jouer mon match et ne pas tenter de trop en faire. Vous gagnez et perdez en équipe, a affirmé Price. Je peux changer la donne grâce à mon jeu, mais nous devrons tous nous dépasser si nous voulons l’emporter. »

Le Canadien essaie de bâtir sa confiance sur ses récentes performances face aux Penguins. Le Tricolore a compilé un dossier de 3-2-1 face à la bande à Crosby au cours des deux dernières campagnes.

Comme le disait le défenseur Jeff Petry la semaine dernière, le Canadien semble aussi lever son jeu d’un cran face aux équipes de pointe de la LNH et jouer son meilleur hockey quand personne ne s’y attend.

« Je pense que tout le monde réalise que vous avez besoin d’être à votre meilleur quand vous jouez contre une équipe élite, a réitéré Price lundi. Notre groupe le comprend.

« (Les Penguins) sont exceptionnels depuis longtemps. C’est excitant d’affronter une équipe qui compte sur deux des meilleurs joueurs de la ligue. […] Quand nous jouons au meilleur de nos capacités, nous pouvons rivaliser avec n’importe quel club de la ligue. (Les Penguins) ont du talent, mais nous avons aussi confiance en nos moyens. »

Même si l’avantage numérique des Penguins s’est classé au 16e rang de la LNH avec une efficacité de 19,9 % au cours de l’hiver, les unités spéciales pourraient être le nerf de la guerre lors de la courte série de qualification au meilleur de cinq rencontres. Cependant, l’entraîneur-chef Claude Julien a ressorti le vieux cliché selon lequel la défensive était la clé dans une marche vers un championnat.

« L’avantage numérique ne pourra pas faire la différence si vous n’êtes pas efficaces à cinq contre cinq ou en désavantage numérique, a-t-il noté. Surtout que la majorité des matchs se déroulent à cinq contre cinq. L’avantage numérique peut jouer un rôle important, mais ce n’est pas parce qu’il produit que vous allez gagner.

« Parce que vous affrontez la même équipe pendant quelques matchs de suite, ça devient également plus facile de s’ajuster en désavantage numérique », a ajouté Julien.

Il ne fait pas de doute qu’avec Malkin, Crosby, Guentzel, Letang, Justin Schultz, Patrick Marleau et peut-être Patric Hornqivst, les Penguins ont le potentiel de faire des dégâts en avantage numérique.

Price a trouvé une façon plutôt originale de neutraliser l’attaque massive des Penguins.

« On pourrait leur demander gentiment de rester à l’hôtel lors des matchs », a-t-il dit, pince-sans-rire.

« Nous pouvons aussi travailler en tant qu’unité pour réduire leur temps et espace sur la patinoire, a-t-il ajouté avec un peu plus de sérieux. La recette est simple en désavantage numérique. Il faut savoir appliquer de la pression au bon moment et réussir des arrêts de qualité. »

Plus facile à dire qu’à faire, mais avec Price, peut-être qu’il est possible d’y croire un peu.

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