Le Canadien hors de la course, Claude Julien est maintenant en phase d’évaluation

«Présentement, les priorités sont d’évaluer et de donner la chance à certains joueurs de se développer», a affirmé l’entraîneur-chef du Canadien de Montréal, Claude Julien.
Photo: Hannah Foslien Getty Images / via Agence France-Presse «Présentement, les priorités sont d’évaluer et de donner la chance à certains joueurs de se développer», a affirmé l’entraîneur-chef du Canadien de Montréal, Claude Julien.

Pour une première fois cette saison, l’entraîneur-chef du Canadien de Montréal, Claude Julien a admis qu’il était en phase d’évaluation.

À 11 matchs de la fin de la saison, le Tricolore se retrouvait à 10 points des derniers rangs donnant accès aux séries éliminatoires dans l’Association de l’Est, avant les matchs de mercredi.

« Avec la situation dans laquelle nous nous retrouvons maintenant, je n’hésite pas à employer certains joueurs. Si nous étions dans une course ou en position pour participer aux séries, j’hésiterais un peu, a affirmé Julien, mercredi. Il faut ajuster les priorités. Présentement, les priorités sont d’évaluer et de donner la chance à certains joueurs de se développer. »

Cette mentalité a été appliquée mardi face aux Predators de Nashville. Jake Evans a continué à être employé comme centre du quatrième trio et a joué en désavantage numérique. Ben Chiarot a passé du temps sur la glace en avantage numérique.

Julien a aussi profité de l’occasion pour modifier ses trois premiers trios, dans l’espoir de créer une étincelle à l’attaque.

Lors des deux premières périodes, le synchronisme du Tricolore n’était tout simplement pas à point et le niveau d’engagement non plus. Les Predators en ont profité pour prendre le contrôle du match. La troisième période a été un peu plus intéressante.

La combinaison d’Artturi Lehkonen, Nick Suzuki et Jordan Weal a connu un bon match. Suzuki a joué avec les deux ailiers à différents moments de la saison et avait déjà une certaine chimie avec eux.

« Il y a toujours une courbe d’apprentissage quand vous vous retrouvez avec de nouveaux joueurs, avait noté Suzuki après la défaite de 4-2 face aux Predators. Personnellement, j’essaie d’étudier les tendances de tous les joueurs à l’entraînement. Même pendant les matchs, j’observe à partir du banc ce que les autres font. J’ai eu de bons moments avec Weal et Lehkonen à différents moments cette saison. Je crois que notre trio a bien fonctionné. »

L’unité de Charles Hudon, Max Domi et Brendan Gallagher a aussi connu quelques bons moments. Domi a toutefois été responsable du revirement qui a mené au premier but des Predators.

Gallagher a noté qu’il avait été un peu étrange pour lui de ne pas jouer avec Phillip Danault et Tomas Tatar. Ce dernier est sur la touche depuis trois matchs en raison d’une blessure au haut du corps qui le forcera à rater une période de temps indéterminée. Danault jouait avec Paul Byron et Joel Armia.

« Je continue à jouer avec de bons joueurs, mais c’est un peu différent, a mentionné Gallagher, qui a passé la majorité des deux dernières saisons avec Danault et Tatar. Vous allez peut-être hésiter une demi-seconde de plus avant de faire un jeu. À la place de savoir où sera votre coéquipier, vous avez besoin de regarder s’il est là.

« C’est quelque chose qui peut prendre un peu de temps. Il faut communiquer entre nous, apprendre nos tendances. Une fois que vous vous comprenez bien et qu’une situation déjà étudiée se présente, alors vous allez savoir comment en profiter », a-t-il ajouté.

De son côté, Danault a mentionné mercredi que c’était surtout dans les responsabilités défensives que des ajustements devaient être apportés.

« C’était un peu différent, mais je trouvais qu’Armia était démarqué un peu partout sur la glace, a noté Danault. Il est un bon passeur et un bon marqueur. Byron a de la vitesse, et il travaille fort. Avec des joueurs comme eux, je ne devrais pas avoir de la difficulté à m’adapter. Mais c’est certain que ce n’est pas comme avec Gallagher et Tatar. Ça fait deux ans que nous jouons ensemble.

« C’était peut-être un peu plus difficile du côté de l’application du système de jeu — dans la couverture en zone défensive », a-t-il concédé.

Les lacunes offensives du Tricolore, en l’absence d’attaquants importants en raison des blessures, ont été pointées du doigt pour expliquer la saison difficile de l’équipe. Julien aura peut-être l’occasion d’ici la fin de la campagne de dénicher de nouvelles combinaisons gagnantes avec son groupe d’attaquants.