Bianca Andreescu athlète féminine canadienne de l’année

La liste des succès d’Andreescu au cours des 12 derniers mois est longue.
Photo: Hans Deryk La Presse canadienne La liste des succès d’Andreescu au cours des 12 derniers mois est longue.

Bianca Andreescu a entrepris la saison dans le rôle de jeune joueuse prometteuse désireuse de faire ses preuves chez les professionnelles. Elle termine l’année comme l’une des têtes d’affiche du circuit. Elle a épinglé à son tableau de chasse une brochette de joueuses de premier plan et trouvé le moyen de s’illustrer lors des moments les plus importants et sur les plus grandes scènes du tennis. Andreescu couronne cette saison inoubliable en remportant le prix Bobbie-Rosenfeld, décerné par La Presse canadienne à l’athlète féminine de l’année au pays.

« Quand j’arrive sur le terrain, et je sais que c’est facile à dire, mais j’essaie de ne pas me concentrer sur mon adversaire de l’autre côté du filet, a expliqué Andreescu. Je pense que cela m’a aidée à réaliser ce que j’ai accompli. »

Son premier coup d’éclat est survenu à Indian Wells, en Californie, en mars. Un titre en simple à la Coupe Rogers — le premier d’une Canadienne en 50 ans — s’est concrétisé en août, quelques semaines avant sa performance historique aux Internationaux des États-Unis.

Lors d’un moment unique dans les annales du sport canadien qui se compare à la victoire de Mike Weir au Tournoi des Maîtres et au but en or de Sidney Crosby, Andreescu a vaincu Serena Williams pour devenir la première Canadienne à remporter un titre en simple à un tournoi du Grand Chelem.

 
Photo: Charles Krupa Archives Associated Press Bianca Andreescu n’a perdu que deux manches lors de tout son parcours aux Internationaux des États-Unis.

« Bianca Andreescu est le seul choix pour l’athlète féminine de l’année au Canada, a affirmé Shawna Richer, directrice de la section des sports au Globe and Mail. De loin la performance la plus dominante de tous les athlètes, hommes ou femmes. Cette année, une grande vedette s’est révélée. »

Andreescu a presque balayé le sondage de fin d’année mené auprès des commentateurs et des responsables des sections sportives des médias à travers le pays.

Elle a obtenu 66 des 68 votes (97 %), la patineuse de vitesse courte piste Kim Boutin et la coureuse de demi-fond Gabriela DeBues-Stafford ayant obtenu un vote chacune.

Le déclic

Andreescu a gravi les échelons du classement à la vitesse grand V pour conclure l’année au 5e rang. Elle a commencé l’année 2019 à la 152e position.

Avec son style combatif et son tennis d’attaque, Andreescu dispose d’une variété de coups qui peuvent être difficiles à parer. Elle a la puissance pour tenir tête à ses adversaires qui misent sur la puissance, mais peut aussi utiliser à son avantage des balles coupées ou des amortis.

« Je suis maintenant à un stade où je peux choisir le bon coup au bon moment, a-t-elle expliqué. Je pense que c’est le défi auquel j’ai fait face cette année, celui de choisir le bon coup dans ma boîte à outils au bon moment. »

Sa performance au tournoi d’Auckland en janvier dernier a d’abord retenu l’attention. Elle a eu raison des anciennes no 1 mondiales Venus Williams et Caroline Wozniacki avant de perdre en finale.

Andreescu a remporté un tournoi de niveau inférieur de la série WTA 125K à Newport Beach, en Californie, plus tard ce même mois avant de se présenter à Indian Wells.

Une victoire au deuxième tour contre Dominika Cibulkova, alors 35e joueuse mondiale, et celle en quart de finale contre Garbine Muguruza, au 20e rang, lui ont permis de se démarquer avant son triomphe en finale contre Angelique Kerber, no 8 mondiale à l’époque.

Photo: Noel Celis Archives Agence France-Presse La saison de Bianca Andreescu s’est toutefois conclue prématurément aux Finales de la WTA en raison d’une blessure au genou.

« Quand j’ai battu Cibulkova, je pense que cela a fait un déclic parce que j’ai ensuite joué contre Muguruza et ce n’était pas mon meilleur match, se souvient-elle. J’ai gagné ce match 6-0, 6-1, ce qui est très rare. »

« Je pense qu’à partir de ce moment, j’ai vraiment pensé que je pouvais gagner un Grand Chelem. »

Cependant, les blessures se sont mises de la partie, d’abord au genou, puis à l’épaule.

Andreescu a retrouvé sa forme cet été à la Coupe Rogers. Adulée par la foule torontoise dans ce qui était essentiellement un tournoi à la maison pour elle, elle a remporté le titre lorsque Williams a renoncé à poursuivre le jeu après seulement quatre jeux en raison d’une blessure.

Andreescu a poursuivi sur sa lancée quelques semaines plus tard aux Internationaux des États-Unis. Elle n’a perdu que deux manches dans l’ensemble du tournoi avant de s’imposer à nouveau face à Williams en finale, cette fois par le score de 6-3, 7-5.

« Au fond de moi, il y a toujours cette pensée (où) vous savez que vous jouez contre quelqu’un qui fait partie du top 5 ou du top 10, a reconnu Andreescu. Mais dans ces circonstances, je ne fais que hausser mon niveau de jeu, ce qui est parfait, car je dois le faire pour me maintenir au leur. »