«Ce que je n’aime pas, c’est l’infériorité numérique»

Le Canadien de Montréal reçoit les Leafs de Toronto samedi soir.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Le Canadien de Montréal reçoit les Leafs de Toronto samedi soir.

Il est rare qu’un entraîneur-chef se mêle des tâches de ses adjoints, mais il doit parfois intervenir quand ça va mal. C’est ce que Claude Julien a fait, vendredi, au moment où l’unité d’infériorité numérique se retrouve au coeur d’une longue traversée du désert.

Julien a été très impliqué lors de l’entraînement de sa troupe, qui a passé un quart d’heure à peaufiner son jeu en désavantage numérique. Il a toutefois tenu à rappeler que son intervention n’était pas un désaveu à l’endroit de son adjoint Luke Richardson, qui est responsable des défenseurs et de l’infériorité numérique chez le Canadien.

« Aujourd’hui dans le monde du sport, les équipes comptent sur plusieurs entraîneurs, a mentionné Julien. Quand vous travaillez avec d’autres entraîneurs, c’est parce que vous leur faites confiance et vous devez les laisser faire leur travail. L’entraîneur responsable du désavantage numérique est le même que la saison dernière, quand nous avons eu du succès. Et nous avons le même entraîneur à la tête de l’avantage numérique que l’hiver dernier. Il va y avoir des hauts et des bas, et il faut parfois intervenir. Quand je le fais, mon message est peut-être un peu plus agressif. Ce n’est pas à mon adjoint d’agir comme ça, c’est mon travail. Et quand j’interviens, ça n’a rien à voir avec le travail de l’adjoint, mais plutôt avec l’attention des joueurs. »

Julien a aussi réuni les joueurs au centre de la patinoire du Complexe sportif Bell au terme des exercices en infériorité numérique et a livré un discours d’environ cinq minutes.

« Il était temps de se concentrer sur cet aspect du jeu, a reconnu le défenseur Jeff Petry. [Julien] n’est pas celui qui dirige les séances vidéo sur l’infériorité numérique le matin des matchs, c’est habituellement son adjoint [Richardson]. Il voulait passer un message et c’était à nous de l’écouter. Le message était beaucoup plus direct aujourd’hui. Nous devons nous concentrer et renverser la vapeur. »

L’entraîneur responsable du désavantage numérique est le même que la saison dernière, quand nous avons eu du succès. Et nous avons le même entraîneur à la tête de l’avantage numérique que l’hiver dernier. Il va y avoir des hauts et des bas, et il faut parfois intervenir.

Julien a commencé à ressentir l’urgence de la situation. Après la défaite de 4-2 face aux Sharks de San José jeudi, quand Evander Kane a marqué deux fois en avantage numérique, Julien avait les émotions à fleur de peau en discutant du jeu en désavantage numérique.
 

Questionné vendredi sur les choses qu’il aime de son équipe et ses inquiétudes, à part le désavantage numérique, après 10 matchs, Julien a semblé agacé.

« Je ne m’assois pas dans mon bureau pour réfléchir à ce que j’ai aimé ou pas aimé pendant 10 matchs, a-t-il répondu. Ce que je n’aime pas, c’est l’infériorité numérique. À cinq contre cinq, nous marquons plus de buts que nous en accordons. Et je n’aime pas le fait que nous ayons seulement une fiche de, 500 (4-4-2). »

« Nous devons trouver des moyens de gagner des matchs et si nous pouvons mieux faire en désavantage numérique, nous allons améliorer nos chances de gagner », a-t-il conclu.