Keith Kinkaid devrait obtenir un deuxième départ ce week-end

Keith Kinkaid, qui est âgé de 30 ans, est à la recherche de sa première victoire avec le Bleu-blanc-rouge.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Keith Kinkaid, qui est âgé de 30 ans, est à la recherche de sa première victoire avec le Bleu-blanc-rouge.

Le gardien auxiliaire Keith Kinkaid devrait normalement effectuer son deuxième départ de la campagne ce week-end, puisque le Tricolore aura un horaire chargé. Il affrontera d’abord les Blues à St. Louis, samedi, à 15 h, avant de croiser le fer avec le Wild du Minnesota le lendemain à 17 h.

« Nous voulons poursuivre sur cette lancée demain à St. Louis, et personnellement je serai prêt si on a besoin de moi, a évoqué Kinkaid, vendredi après l’entraînement au Complexe Bell de Brossard. Les Blues voudront certainement nous rendre la monnaie de notre pièce après le match de samedi dernier, d’autant qu’ils forment une très bonne équipe et que leur amphithéâtre est intimidant. »

L’entraîneur-chef Claude Julien s’est toutefois gardé d’annoncer l’identité de son gardien partant en vue du match contre les champions de la Coupe Stanley.

« En principe, nous voulons faire jouer les deux gardiens ce week-end, a-t-il reconnu. Je préfère cependant annoncer l’identité de mon gardien demain matin. Cette décision, ce n’est pas pour cacher quelque chose, c’est davantage parce qu’on veut éviter que les autres équipes aient le temps de se préparer pour nous. »

Certains indices étaient toutefois révélateurs sur la patinoire, vendredi. Carey Price, auteur de son premier jeu blanc de la saison dans un gain de 4-0 contre le Wild jeudi soir, était absent, tout comme le défenseur Shea Weber. Les deux joueurs ont opté pour une journée de repos.

Kinkaid, qui est âgé de 30 ans, est à la recherche de sa première victoire avec le Bleu-blanc-rouge, après avoir encaissé un revers de 5-4 en prolongation contre les Sabres de Buffalo le 9 octobre.

L’Américain, qui avait été criblé de 39 tirs contre les Sabres, voudra sans l’ombre d’un doute se racheter au cours du week-end. Il avait d’ailleurs admis après la rencontre à Buffalo qu’il était un peu « rouillé », puisqu’il s’agissait de son premier départ dans la LNH depuis le 19 février dernier.

À un doigt d’une blessure

Les partisans du Canadien doivent s’attendre à voir bien peu d’activités sur le compte Twitter du gardien Keith Kinkaid ce week-end.

Kinkaid a l’habitude de faire le résumé de chacun des matchs de son équipe sur Twitter à l’aide de messages codés, dans lesquels il alterne entre les mots et les émoticônes. Sauf que pour rédiger des messages, il faut ses mains.

Le gardien auxiliaire du Tricolore a donné la frousse à ses coéquipiers — et à Claude Julien au passage — vendredi, au Complexe Bell de Brossard, après qu’un tir du défenseur Christian Folin eut ricoché sur son bâton avant de l’atteindre à l’index de la main droite.

En conséquence, Kinkaid a rapidement quitté la surface glacée afin de recevoir des soins. L’ex-gardien des Devils du New Jersey est retourné sur la patinoire quelques minutes plus tard, afin de tester sa prise de bâton. Après la séance d’entraînement, le principal intéressé, qui avait l’index enrobé d’un pansement, a assuré que tout allait bien.

« Ç’a pincé, mais ça arrive souvent, a-t-il dit. Je vais peut-être prendre une pause de Twitter ce week-end. Mais tout va bien. »

Un horaire à apprivoiser

Les deux matchs en autant de jours à l’extérieur, en après-midi de surcroît, constituent en soi un défi supplémentaire selon certains joueurs du Tricolore.

« Ça change notre routine, il n’y a pas de doute, a convenu Philip Danault. Nous n’avons pas d’entraînement matinal, ni de sieste en après-midi. C’est un défi de plus, surtout qu’on affrontera deux équipes lourdes aussi. »

Un point de vue qui n’est pas nécessairement partagé par Julien.

« Moi, ça ne me dérange pas, a-t-il confié sans détour. En fin de compte, quand tu regardes ça, les entraînements matinaux ne sont pas vraiment nécessaires, surtout qu’on va jouer trois matchs en quatre jours. J’aime bien l’idée qu’on ait deux matchs en après-midi, parce que ça t’évite d’arriver dans l’autre ville au milieu de la nuit. »