Simone Biles sera une tête d’affiche aux Jeux de Tokyo

Biles n’est pas seulement extrêmement talentueuse. Elle a la personnalité d’une vedette olympique.
Photo: Lionel Bonaventure Agence France-Presse Biles n’est pas seulement extrêmement talentueuse. Elle a la personnalité d’une vedette olympique.

Tokyo est désormais le prochain objectif de Simone Biles.

Avec Usain Bolt et Michael Phelps à la retraite depuis les derniers Jeux olympiques, tenus à Rio de Janeiro, la gymnaste américaine sera la principale tête d’affiche des jeux.

En gymnastique, elle est sans égale. Biles a remporté cinq des six médailles d’or aux championnats du monde la semaine dernière et a battu le record de tous les temps de 25 médailles obtenues par un gymnaste, hommes et femmes confondus.

« Elle est tout simplement supérieure à tout ce que nous avons vu dans la discipline », a commenté Nadia Comaneci, quintuple médaillée d’or aux Jeux olympiques, à propos de Biles, louangeant « la domination qu’elle a démontrée sur tous les autres gymnastes qui ont concouru ici ».

Biles n’est pas seulement extrêmement talentueuse. Elle a la personnalité d’une vedette olympique.

Il y a le souci du détail à l’entraînement, le même humour décontracté qui a contribué à la grande popularité de Bolt et, surtout à l’ère moderne, un usage avisé des médias sociaux.

Le président du Comité international olympique, Thomas Bach, a affirmé, dimanche, que le statut de vedette de Biles ferait de la gymnastique un événement phare aux Jeux olympiques de Tokyo.

« Vous pouvez avoir des légendes confirmant leur statut, comme nous venons de le voir avec Simone Biles, cette performance incroyable à la poutre, mais vous avez également de nouvelles vedettes, a-t-il mentionné. La gymnastique a tous les ingrédients pour être à l’avant-scène une autre fois à Tokyo. »

En dépit de son désaccord avec Biles sur la notation de son nouveau double-double à la poutre — son classement a été réduit en partie afin de ne pas encourager les gymnastes moins qualifiées à tenter ce mouvement risqué —, la Fédération internationale de gymnastique reconnaît que Biles est essentielle à son sport.

Le président de la Fédération internationale, Morinari Watanabe, a qualifié la jeune femme d’« héroïne », souhaitant que Biles ne prenne pas sa retraite après les Jeux olympiques de Tokyo.