Le groupe de Khari Jones ne manque pas de confiance en ses moyens

Samedi, les Alouettes ont joué devant leur plus importante foule de la saison.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Samedi, les Alouettes ont joué devant leur plus importante foule de la saison.

Les Alouettes de Montréal ont confiance en eux. Et ça semble contagieux.

Samedi, la troupe de Khari Jones tirait de l’arrière par 17 points à la demie face aux Blue Bombers de Winnipeg (9-4). L’équipe a même comblé un retard de 24 points, un retour historique.

Combien des 19 070 spectateurs réunis au stade Percival-Molson ont quitté avant la fin ? Bien peu, à vue d’oeil, ce qui n’aurait pas été le cas au cours des deux ou trois dernières campagnes. Signe que Jones et ses ouailles ont regagné la confiance de leurs partisans.

« On a confiance. On sait que ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini, qu’il y a 60 minutes, a déclaré le centre Kristian Matte. Mais il faut corriger nos erreurs. On a commencé tranquillement. Il faut être capable de jouer nos débuts de matchs comme nos fins de matchs, ne pas se sentir pressés. Mais au bout du compte, gagner par un point ou par 20, c’est la même chose. »

Mais il y a plus que la confiance pour expliquer les succès que connaissent présentement les Alouettes. Ça prend plus que de la confiance pour combler un retard de 24 points contre un club que plusieurs experts voient soulever la coupe Grey en novembre prochain.

« Ça signifie que nous sommes en train de devenir l’une des meilleures équipes de la ligue, a affirmé Jones. Nous avons une grande confiance en nous et nous pouvons livrer bataille à quiconque. J’ai dit à (l’entraîneur-chef des Bombers) Mike O’Shea que c’est impressionnant de la façon dont ils jouent, qu’ils ne se battent pas eux-mêmes, qu’il faut qu’on les batte. Et bien, nous avons trouvé une façon de le faire.

« Nous avons cette confiance qui nous permet de franchir tout obstacle qui se dresse devant nous, a poursuivi l’entraîneur. Nous retroussons nos manches et travaillons. Il y aura des décisisons contre nous que nous n’aimerons pas, des jeux que nous allons rater, mais il n’y a que deux façons de faire : se fâcher, ou oublier et se battre. Nous optons pour la deuxième option. »

Souvent cette saison, il a été fait mention de la nouvelle attitude, la nouvelle atmosphère entourant l’équipe. L’arrivée de Jones à la barre du club n’est pas étrangère à cela. L’entraîneur-chef de 48 ans est beaucoup plus près de ses joueurs que ne pouvait l’être Mike Sherman. Il n’est pas rare de le voir exécuter quelques pas de danse pendant les entraînements, alors que les joueurs font jouer leurs artistes favoris.

Cette proximité a largement détendu tout le monde. Les Alouettes sont une organisation beaucoup moins guindée qu’elle ne pouvait être la saison passée, sans être moins professionnelle pour autant.

« Après notre défaite à Edmonton (lors de la première semaine du calendrier), j’ai dit que cette équipe avait du chien, a rappelé le quart Vernon Adams, qui a connu le meilleur match de sa jeune carrière avec 488 verges de gains et quatre passes de touché. Je suis ici grosso modo depuis quatre ans. Je sens la différence cette saison. Cette équipe a le goût de se battre, ses joueurs s’apprécient. »

Et on sent que ses partisans ont repris goût à l’encourager. Samedi, les Alouettes ont joué devant leur plus importante foule de la saison. Avec le spectacle que le club a offert, il ne serait pas sureprenant de voir plus de 20 000 spectateurs se présenter au prochain duel à domicile des Alouettes, le 5 octobre, face aux Stampeders de Calgary.

En attendant, les Alouettes (7-5) rendront visite aux Lions de la Colombie-Britannique (3-10). Historiquement, les Alouettes ont toujours du mal à l’emporter au BC Place. Mais cette édition des Alouettes semble se moquer de ce que les autres ont fait avant elle.