L’Impact attendu de pied ferme à Montréal

Samedi, ce sera la première fois en deux semaines que l'Impact jouera devant ses partisans.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Samedi, ce sera la première fois en deux semaines que l'Impact jouera devant ses partisans.

Lorsque les joueurs de l’Impact de Montréal sauteront sur le terrain samedi pour y affronter le FC Cincinnati, ce sera la première fois en deux semaines qu’ils joueront devant leurs partisans. Quand on sait comment s’est terminé le dernier match au stade Saputo, c’est peut-être une bonne chose que le délai ait été aussi long.

Alors que l’Impact avait une chance de grimper jusqu’au cinquième rang du classement de l’Association Est — d’autant plus qu’il avait reçu de l’aide d’autres équipes de sa section — la troupe de Wilmer Cabrera s’est lamentablement écrasée 3-0 face au D.C. United, pourtant privé de Wayne Rooney.

À la fin du match, on a d’ailleurs vu ce qui ressemblait à une discussion animée entre Samuel Piette et certains partisans parmi les plus enflammés de l’équipe. Lorsqu’on lui a rappelé brièvement l’anecdote jeudi, Piette a souri, mais ce n’est pas parce qu’il voulait se moquer des amateurs. Bien au contraire.

Impatience

Or, s’il fallait que l’Impact n’amorce pas la rencontre de samedi avec conviction et énergie, il se pourrait que les partisans de l’équipe manifestent rapidement leur impatience.

« C’est sûr que je comprends la frustration des fans, leur sentiment envers nous en ce moment, a déclaré Piette. Mais nous, on sait qu’un match peut se gagner autant à la 89e minute qu’à la première minute ».

La défaite contre D.C. United a fait glisser l’Impact jusqu’au huitième rang dans l’Association Est et, donc, hors du portrait des séries éliminatoires. Toutefois, la formation montréalaise n’accuse que deux points de retard sur le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, qui rendra visite à l’Orlando City SC samedi.

Le Revolution a cependant un match en retard. C’est donc dire que, dans les faits, l’Impact ne contrôle pas vraiment sa destinée. Du moins pas entièrement, nuance le milieu de terrain.

« Ça va être compliqué, évidemment », a reconnu Piette lorsqu’il a été invité à donner sa perspective du sprint final de la saison ordinaire.