Comment le Canadien peut-il aller chercher quelques victoires de plus?

L’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne L’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien

Le Canadien compte miser sur l’expérience de la dernière saison pour réussir là où il a échoué et se tailler cette fois-ci une place en séries éliminatoires.

Les attentes étaient pratiquement inexistantes envers la formation montréalaise à pareille date l’an dernier. Après une campagne catastrophique, certains doutes planaient sur l’acquisition de Max Domi et le départ du capitaine Max Pacioretty. Le Tricolore a déjoué les pronostics et est passé tout près de se qualifier pour les séries, devancé de deux points à la ligne d’arrivée par les Blue Jackets de Columbus.

L’expérience acquise au cours du dernier hiver est l’un des éléments importants sur lequel l’équipe devra bâtir, ont répété les meneurs du Canadien, lundi matin, dans le cadre du tournoi de golf annuel de l’équipe au Club Laval-sur-le-Lac.

« Les 25 ou 30 derniers matchs, la saison dernière, étaient comme des matchs de séries, a affirmé Domi. Nous devions donner la réplique à nos rivaux qui gagnaient aussi. Nous avons battu de bonnes équipes dans le dernier droit. Nous sommes arrivés à court de notre objectif, mais il y a beaucoup d’éléments positifs à retenir. »

Le Canadien s’est tiré dans le pied en raison des ratés en avantage numérique. Le Tricolore a maintenu une efficacité de 13,2 % dans cette facette du jeu, son pire rendement depuis au moins la saison 1977-1978, selon la LNH.

« Je ne veux pas faire une grosse histoire avec ça, mais tout le monde sait comment c’est un aspect important et quelque chose que nous devons améliorer », a admis l’entraîneur-chef Claude Julien au sujet de l’avantage numérique.

« Nous avons vu une amélioration dans le dernier mois de la saison, a ajouté Julien. Les joueurs étaient plus à l’aise et prenaient de meilleures décisions. Nous espérons continuer sur cette voie. »

Selon le capitaine Shea Weber, la confiance est tout aussi importante que le reste pour le bon fonctionnement d’une unité d’avantage numérique.

« Plusieurs bonnes équipes n’ont pas de succès en avantage numérique malgré la présence de joueurs talentueux, a-t-il rappelé. Quand ça ne fonctionne pas, vous avez tendance à serrer un peu trop votre bâton. Vous commencez à apporter trop de changements au fonctionnement de l’unité.

« J’espère que nous commencerons du bon pied et que nous pourrons prendre confiance. »

Un défi pour Poehling et Suzuki

Après Jesperi Kotkaniemi l’an dernier, ce sera autour de Ryan Poehling et Nick Suzuki de tenter de percer la formation du Canadien lors du camp. Si l’équipe fait un autre pas vers l’avant cette saison, il y a fort à parier que les jeunes éléments du Tricolore auront eu un rôle dans ces succès.

Julien et le directeur général Marc Bergevin ont d’ailleurs indiqué qu’ils n’hésiteraient pas à garder les trois jeunes attaquants avec le grand club cette saison malgré leur expérience limitée chez les professionnels.

« La réponse est simple, ils devront faire comme Kotkaniemi au camp l’an dernier, a dit Julien au sujet de Poehling et Suzuki. [Kotkaniemi] nous avait forcé la main. Nous l’avions gardé parce qu’il méritait d’être là. Si ces joueurs méritent d’être là, nous allons toujours leur faire une place.

« Chose certaine, je n’ai jamais vu un joueur régresser dans la Ligue américaine. Souvent, ça lui a porté chance. Mais si un joueur est prêt à jouer dans la Ligue nationale, il faut lui donner cette occasion-là. »

Pendant l’entre-saison, le Canadien a perdu les services du défenseur Jordie Benn sur le marché des joueurs autonomes et échangé les vétérans attaquants Andrew Shaw et Nicolas Deslauriers. Il a ajouté à sa formation le gardien auxiliaire Keith Kinkaid, le défenseur Ben Chiarot et les attaquants Nick Cousins, Riley Barber et Phil Varone.

Chiarot, qui a signé un contrat de trois saisons et 10,5 millions de dollars américains, est celui qui devrait avoir le rôle le plus important parmi les prises estivales de Bergevin.

« Il a un gros gabarit. Il est solide défensivement et bouge bien la rondelle offensivement, a dit Julien au sujet de Chiarot. Nous avons perdu Benn, mais Chiarot est un joueur encore plus physique. Ça ajoute une dimension dont nous avions besoin. »

Une dizaine de joueurs du Canadien ont établi des sommets personnels au niveau des points l’hiver dernier. Ils devront aussi maintenir la cadence cette saison alors que la parité à travers la LNH rend la marge de manoeuvre entre la victoire et la défaite encore plus mince.

« Nous avons tous une année d’expérience de plus ensemble, a noté l’attaquant Paul Byron. Il y avait eu beaucoup de changements lors des étés précédents. Maintenant, nous sommes tous à l’aise avec le système de jeu et les entraîneurs. Les jeunes continuent à s’améliorer et les vétérans sont encore bons. Carey Price nous donne la chance de gagner chaque soir. Maintenant, c’est à nous de faire le travail. »