Hôte des Panam en 2015, le Canada prend cette fois la route de Lima

Le sprinter étoile Andre De Grasse aux Jeux panaméricains de 2015, à Toronto
Photo: Geoff Robins Agence France-Presse Le sprinter étoile Andre De Grasse aux Jeux panaméricains de 2015, à Toronto

Le Canada avait tout misé lors de la dernière édition des Jeux panaméricains, à Toronto, et il avait été récompensé par une deuxième place.

Ce sera difficile de répéter cet exploit pour l’édition 2019, qui débute vendredi à Lima, au Pérou.

Le sprinter étoile Andre De Grasse, la trampoliniste Rosie MacLennan, le spécialiste du saut en hauteur Derek Drouin et le basketteur Kia Nurse avaient grandement aidé la nation hôtesse, il y a quatre ans. Le Canada avait alors remporté 217 médailles, un total que seuls les États-Unis ont dépassé. Ces Jeux avaient préparé le terrain pour une belle performance olympique un an plus tard, à Rio de Janeiro où le Canada avait terminé 10e avec 22 médailles.

L’équipe nationale aura toutefois un look différent aux Panam, qui se tiendront du 26 juillet au 11 août.

Le Canada participera à 13 sports. S’illustrer aux Panam peut être synonyme de qualification directe pour les JO de Tokyo : le tir à l’arc, le plongeon, les sports équestres, le handball, le hockey sur gazon, le pentathlon moderne, la voile, le tir, le surf, la nage artistique, le tennis de table, le tennis et le water-polo.

« Plus vous avez de générales, plus votre performance sera peaufinée, a déclaré le chef de mission canadien Doug Vandor. Les Panam servent à ça. Pour ceux qui ont leurs yeux tournés vers Tokyo, les Jeux panaméricains, à un an des JO, servent à régler tous les petits détails dans un environnement semblable. »

Le surf, le culturisme et le basketball à trois contre trois ont été ajoutés au programme panaméricain, qui compte 39 sports. En tout, 22 épreuves serviront de qualifications olympiques. Certains sports offrent une place aux JO en cas de victoire. D’autres procurent des places qui seront comblées par les différentes nations d’ici les Jeux de Tokyo.

Certaines nations n’envoient pas leur première équipe pour certaines compétitions. C’est le cas du Canada en natation : la fédération nationale a préféré se concentrer sur les Championnats du monde de natation, qui ont lieu présentement, plutôt que sur les Panam. C’est donc l’équipe B qui sera à Lima. Athlétisme Canada enverra quant à elle une équipe à mi-chemin entre une équipe A et une équipe B.

En tout, près de 500 athlètes canadiens seront du voyage.

« Notre objectif est de nous assurer que chaque athlète connaît sa meilleure performance et de qualifier un maximum d’athlètes en vue des Jeux de Tokyo », a expliqué Vandor au cours d’une récente entrevue.

Les Panam peuvent offrir l’occasion aux athlètes de réussir leur standard olympique. Ils peuvent aussi s’avérer une première expérience de grands jeux pour plusieurs compétiteurs, ce qui peut les aider en vue des Olympiques.

« C’est un tout autre niveau, a dit Vandor. Pour les athlètes en début de carrière, une expérience aux Panam avant une autre grande compétition multisports apporte de nombreux avantages. Ils sauront dorénavant à quoi s’attendre. Il est très important de développer nos athlètes de la prochaine génération par des expériences comme celle-là. »

Le Canada ne participera toutefois pas à toutes les compétitions : il n’enverra pas de représentants pour le basketball à trois contre trois, la pelote basque, le culturisme, le vélo de montagne, le soccer et les sports à roulettes. Quatre programmes nationaux ont aussi décidé de sauter leur tour : le basketball, le handball, le softball et le volleyball.

En tout, 41 pays des Amériques participent à ces Jeux.

Scott Tupper, hockeyeur sur gazon, sera le porte-drapeau canadien pour la cérémonie d’ouverture. Les Jeux panaméricains seront la plus importante compétition sportive jamais présentée au Pérou. Les Para-Panam auront lieu du 23 août au 1er septembre.