Les Jeux olympiques d’hiver retournent en Italie

Des membres de la délégation de Milan et Cortina d'Ampezzo, villes candidates aux Jeux olympiques d'hiver de 2026, réagissent après leur élection lors de la 134ème session du Comité international olympique, à Lausanne.
Photo: Philippe Lopez Agence France-Presse Des membres de la délégation de Milan et Cortina d'Ampezzo, villes candidates aux Jeux olympiques d'hiver de 2026, réagissent après leur élection lors de la 134ème session du Comité international olympique, à Lausanne.

L’Italie accueillera les Jeux olympiques de 2026 à Milan et à Cortina d’Ampezzo. Les Jeux d’hiver se dérouleront donc dans ce pays alpin pour la deuxième fois en 20 ans.

Les membres du Comité international olympique (CIO) ont voté pour la candidature favorite depuis longtemps de Milan-Cortina au détriment de celle de Stockholm-Are, en Suède, qui comprenait également une piste de bobsleigh en Lettonie.

L’Italie a accueilli les jeux pour la dernière fois à Turin en 2006, et la station de ski alpin de Cortina a déjà été l’hôte des Jeux d’hiver en 1956.

Les membres du CIO ont préféré l’Italie à la candidature suédoise, malgré une économie plombée par la dette et soumise à un contrôle croissant de la part de l’Union européenne. « Nous vous soumettons notre candidature en faisant confiance à votre jugement », a déclaré le président du conseil italien, Giuseppe Conte, aux électeurs.

Règles assouplies

Les deux candidates n’auraient probablement pas réussi à aller aussi loin lors des précédentes mises en candidature.

Le CIO a assoupli les règles auparavant plus strictes exigeant des garanties financières et le soutien du gouvernement plus tôt dans le processus.

Il s’agissait d’une tentative de raviver l’intérêt pour les Jeux d’hiver avec seulement deux candidates inscrites sur le bulletin de vote pour la deuxième fois consécutive, depuis que la Russie a dépensé 51 milliards de dollars américains pour les sites de compétitions et les infrastructures pour la tenue des Jeux olympiques de 2014 à Sotchi.

Aujourd’hui, le CIO cherche à éviter la construction de nouveaux sites coûteux — et de potentiels éléphants blancs — tout en encourageant des candidatures communes, que soit de régions ou de pays, afin de partager le fardeau financier. Ainsi, la Suède a fait équipe avec la Lettonie, de l’autre côté de la mer Baltique, plutôt que de construire un site pour des sports de glisse. La construction du village des athlètes à Milan et à Stockholm était considérée comme le principal investissement et les projets les plus incertains.

Les réunions de la journée ont commencé avec des séances à huis clos, où chaque délégation s’est présentée devant les membres du CIO. La candidature suédoise a été mise au défi de prouver le soutien de la part de la coalition de la ville de Stockholm formée en octobre dernier et d’un gouvernement national il y a à peine cinq mois.

Néanmoins, le gros avantage de la candidature italienne — unissant Milan, la station de ski alpin de Cortina d’Ampezzo et plusieurs villes entre les deux — concernait le propre sondage du CIO. Il a révélé un soutien des résidents locaux d’environ 85 %, contre 60 % en Suède.

Le scrutin de 2026 répond au souhait du président du CIO, Thomas Bach, de revenir dans des pays plus traditionnels pour les sports d’hiver après des projets de construction majeurs de 2014 à 2022 en Russie, en Corée du Sud et en Chine.