Le désavantage numérique des Blues le propulse au seuil de la coupe Stanley

Menés par Ryan O’Reilly, les Blues de Saint Louis sont parvenus à s’imposer devant les Bruins de Boston.
Photo: Michael Dwyer Associated Press Menés par Ryan O’Reilly, les Blues de Saint Louis sont parvenus à s’imposer devant les Bruins de Boston.

Quelque chose manque au sein de l’avantage numérique des Bruins de Boston.

L’incessant déplacement de la rondelle et les passes d’un côté à l’autre de la patinoire vers un David Pasternak laissé sans surveillance ont disparu. Torey Krug n’obtient pas d’occasions de décocher des tirs du haut des cercles. Patrice Bergeron ne domine pas comme avant au chapitre des mises en jeu.

Les Bruins se sont servis de leur dévastateur avantage numérique pour se donner une avance de 2-1 en finale de la Coupe Stanley. Depuis, les Blues de Saint Louis ont blanchi le plus efficace avantage numérique en plus de 30 ans, et ont également réduit au silence les meilleurs joueurs des Bruins.

L’avantage numérique des Blues n’a pas été sensationnel, mais leur travail à court d’un homme est l’une des principales raisons expliquant pourquoi les Blues ont gagné deux matchs de suite. Forts d’une avance de 3-2 dans la série, les Blues auront la chance de remporter le premier championnat de la LNH de leur histoire dimanche soir, à domicile.

Équipe la moins punie pendant les trois premières rondes des séries éliminatoires, les Blues affichent une image totalement différente. Ils frôlent l’indiscipline et se fient à de l’agressivité ciblée pour tabasser et perturber les Bruins. Ça fonctionne.

Après avoir accordé six buts en avantage numérique tôt en finale, et après avoir permis aux Bruins de marquer quatre buts en autant d’occasions avec un homme en plus, le tout à l’aide de quatre tirs lors du troisième match, les Blues ont écoulé avec succès les cinq dernières supériorités numériques de leurs rivaux. Soudainement, l’outil le plus utile des Bruins est silencieux.

« Nous restons rapprochés les uns des autres, a expliqué Oskar Sundqvist, l’un des spécialistes des désavantages numériques chez les Blues. Nous ne leur permettons pas de se faufiler dans les espaces vacants et décocher des tirs du haut des cercles. Nous leur rendons les choses plus difficiles en les gardant à l’extérieur. Nous devons continuer de faire les mêmes choses et si nous y arrivons, nous allons probablement nous en tirer. »

En fait, si ça continue, ils pourraient être couronnés champions de la Coupe Stanley.

Krug considère que Cassidy est un génie de l’avantage numérique, des qualités qui seront mises à l’épreuve dans les préparatifs en vue du sixième match à Saint Louis, lors duquel les Bruins feront face à l’élimination pour la première fois depuis le septième match de la ronde initiale contre Toronto.

« Ils jouent de façon serrée en zone [défensive], a déclaré Cassidy au sujet des Blues. Nous allons devoir essayer de créer de l’espace ou d’être moins entêtés, placer des joueurs devant le filet et effectuer le tir qui est disponible avec cette présence devant le filet. Certains aspects sont notre responsabilité — nous, le personnel — et c’est aux joueurs de prendre les bonnes décisions, aux bons moments. »