F1: Stroll, Perez et Racing Point espèrent un coup d’éclat en Azerbaïdjan

Stroll n’est pas le seul à raffoler du circuit de Bakou. Son coéquipier chez Racing Point, Sergio Perez, en garde lui aussi de bons souvenirs.
Photo: Alexander Nemenov Agence France-Presse Stroll n’est pas le seul à raffoler du circuit de Bakou. Son coéquipier chez Racing Point, Sergio Perez, en garde lui aussi de bons souvenirs.

Lance Stroll renouera ce week-end avec l’un de ses circuits préférés en Formule 1 au Grand Prix d’Azerbaïdjan.

C’est à Bakou qu’il a connu ses plus grands succès, après avoir notamment terminé troisième au volant de sa Williams en 2017 — il s’agit de son premier et seul podium jusqu’ici en F1. Un exploit qui restera gravé à jamais dans sa mémoire.

« J’étais sous pression et j’ai lutté pendant les deux derniers tours pour survivre ; Valtteri [Bottas] me pourchassait sans arrêt, a rappelé Stroll en riant. J’avais été déçu de me faire dépasser pour la deuxième place tout juste avant le fil d’arrivée, mais je me souviens que c’était très spécial de me retrouver sur un podium en F1. »

Stroll a aussi pris la huitième position au même endroit l’an dernier, en dépit des lacunes évidentes du bolide Williams.

« C’est un des week-ends que j’adore, ici à Bakou. Les tours sont longs, les virages sont serrés et il faut être constamment concentré pour éviter les erreurs de pilotage. Ce sera bien de me retrouver derrière le volant [vendredi] », a expliqué le principal intéressé.

Afin de poursuivre sa série de succès en Azerbaïdjan, le pilote âgé de 20 ans a mentionné qu’il avait un plan de match très précis en tête.

« La clé, ici, c’est d’éviter de se salir le nez, afin d’être toujours dans la course en fin d’épreuve. Tout pourrait se jouer dans les dix derniers tours, avec une voiture de sécurité ou quelque chose du genre », a-t-il expliqué.

Stroll espère du même coup tourner la page sur les deux dernières courses, où il n’a pas obtenu les résultats escomptés.

« J’ai connu un bon début de saison en marquant quelques points en Australie, mais les deux dernières ont été décevantes, a reconnu Stroll. J’ai été victime d’un accrochage à Bahreïn, puis nous nous sommes trompés dans notre stratégie en Chine et avons terminé tout juste à l’extérieur du top 10.

« Mais l’avenir est prometteur. Nous sommes dans la lutte en milieu de peloton — c’est très serré — et nous croyons pouvoir marquer des points chaque week-end. Je crois que ce sera très intéressant de suivre nos progrès d’ici la fin de la campagne », a-t-il résumé.

Perez aussi se plaît à Bakou

Stroll n’est pas le seul à raffoler du circuit de Bakou. Son coéquipier chez Racing Point, Sergio Perez, en garde lui aussi de bons souvenirs. Il y avait grimpé sur la deuxième marche du podium en 2016, et sur la troisième deux ans plus tard.

« J’ai grimpé sur le podium deux fois en trois courses jusqu’ici à Bakou, et je pense même que j’ai connu l’une de mes meilleures courses ici l’an dernier, a confié le Mexicain. Je me rappelle avoir dépassé Sebastian Vettel et l’avoir gardé derrière moi durant les derniers tours. J’avais alors réussi certains de mes meilleurs tours — comme si j’étais en qualifications. »

Loin d’être jaloux des succès de son coéquipier, Stroll s’est dit très heureux de pouvoir compter sur Perez à ses côtés cette saison.

« Il a beaucoup d’expérience ; ça fait longtemps qu’il est avec l’équipe, donc je pense que c’est le meilleur coéquipier qu’on puisse avoir, a mentionné Stroll. Pour le moment, nous avons les mêmes difficultés avec la voiture, alors c’est un bon signe. Il faut pousser l’équipe dans la bonne direction, du côté du développement, et c’est ce qu’on fait. »

Racing Point tentera ce week-end de placer au moins une de ses voitures dans le top 10 pour la quatrième fois en quatre courses, un objectif réalisable, selon le directeur de l’écurie, Otmar Szafnauer.

« Ce circuit mettra davantage en valeur nos forces que les pistes à Bahreïn et à Shanghai, a-t-il expliqué. À ce stade-ci de la saison, il faut juste continuer d’être constant et ramener autant de points que possible. Il y a un enjeu pour nous ici, parce que nous sommes seulement à cinq points de la quatrième place du classement des constructeurs. »