L’avenir du Canadien est prometteur, selon Marc Bergevin

Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin

Malgré l’amère déception de ne pas participer aux séries, le leitmotiv de Marc Bergevin lors de son bilan était « ce n’est que le début ».

Après une campagne désastreuse en 2017-2018, le Canadien a récolté 25 points de plus cet hiver pour rater de peu une participation au tournoi printanier. Les points d’interrogation étaient nombreux lors du bilan du directeur général l’an dernier. Cette fois, au moins l’avenir est prometteur même si l’objectif principal d’une participation aux séries n’a pas été atteint. « Avec le bagage de ce que nous avons vécu, nous avons déjà une meilleure équipe », a dit Bergevin.

« Nous avions un excellent environnement de travail cette saison, et c’est quelque chose d’extrêmement important, a-t-il ajouté. Je sais que les matchs se gagnent sur la patinoire, mais la préparation est importante. Quand tout le monde est sur la même longueur d’onde et que personne n’essaie de faire les choses seul, ça fait une énorme différence. Nous avons raté les séries […], nous ne sommes pas contents. Mais nous savons que nous allons dans la bonne direction. Mon message pour les joueurs était que ce n’est que le début, et je sais qu’ils croient la même chose. »

Le Canadien a déjoué les pronostics, accumulant 96 points cette saison grâce à un dossier de 44-30-8. Il a ainsi égalé un record du circuit pour le plus grand nombre de points récoltés sans participer aux séries.

Élimination crève-coeur

Les joueurs avaient de la difficulté à voir le verre à moitié plein lors de leur bilan de fin de campagne, puisqu’ils n’ont pas atteint leur objectif principal : une participation aux éliminatoires.

« Honnêtement, ça fait plus mal que l’an dernier, quand nous savions assez tôt dans la saison que nous ne participerions pas aux séries », a affirmé le défenseur Jeff Petry en comparant les émotions lors des deux bilans.

« Cette fois-ci, nous nous sommes battus jusqu’au bout. Nous avons raté les séries par quelques points seulement. Ce sentiment doit nous servir de motivation pour notre préparation pendant l’été. »

Même si la fin en queue de poisson laisse un goût amer, l’expérience vécue sera bénéfique à long terme pour l’équipe. « Nous oublions parfois qu’il y a beaucoup de gars qui n’ont jamais joué en séries, a mentionné le capitaine Shea Weber. Ç’aurait été une belle expérience pour eux. Mais tout ce que nous avons vécu cette saison, les hauts et les bas et le fait d’être passé si près, aidera les jeunes à réaliser à quel point il est difficile de se qualifier pour les séries. »

Lors de son bilan d’avril 2018, le directeur général Marc Bergevin avait affirmé vouloir voir l’équipe changer son attitude. Dès le premier jour du camp, c’est ce que les joueurs ont appliqué.

Nous avons raté les séries […], nous ne sommes pas contents. Mais nous savons que nous allons dans la bonne direction.

Ils ont joué avec le désir de déjouer les pronostics et de livrer la marchandise soir après soir. « Nous avons connu un bon début de saison et nous avons profité de cette lancée, a mentionné Weber. Nous avons réalisé à quel point nous avions du plaisir, à quel point il était plus agréable de jouer de la bonne manière, de jouer les uns pour les autres et surtout, de gagner des matchs. »

Le résultat a été une offensive beaucoup plus performante que l’an dernier et une défense plus étanche. Carey Price a retrouvé son aplomb d’antan et une dizaine de joueurs ont établi des sommets personnels sur le plan des points.

« Certains joueurs n’avaient peut-être pas eu des rôles aussi importants auparavant, a noté Paul Byron quand il a été questionné sur les nombreux records individuels fracassés chez le Tricolore. Je pense aussi que Montréal est une place spéciale. Les partisans au Centre Bell sont excités pour tous les matchs, même en semaine. Il y a beaucoup de médias et de critiques. Ça prend ça pour être à votre meilleur. »

Les joueurs partagent l’optimisme de leur directeur général quant à l’avenir. Jesperi Kotkaniemi, Victor Mete et Ryan Poehling représentent l’avenir du Canadien. Nick Suzuki, Alexander Romanov et d’autres jeunes pourraient se greffer rapidement au noyau, qui demeure aussi assez jeune avec notamment Max Domi, Jonathan Drouin et Brendan Gallagher.

Le Canadien représentera aussi une destination plus attrayante que l’été dernier pour les joueurs autonomes sans compensation.

« Je crois qu’avec le groupe que nous avions cette saison, le jeune talent qui est déjà ici et celui qui s’en vient, l’organisation est dans une bonne position, a rappelé Petry. Je parlais avec les gars et nous avons un excellent groupe. Il n’y a pas d’ego ou d’énergie négative dans le vestiaire. Il n’y a que du positif et nous allons dans la bonne direction. Nous devons maintenant faire un autre pas vers l’avant. »