Tim Hunter fait preuve de patience, et récolte les fruits

L’équipe canadienne célébrant sa victoire de samedi contre la République tchèque
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne L’équipe canadienne célébrant sa victoire de samedi contre la République tchèque

Pour l’entraîneur-chef Tim Hunter, l’honnêteté et la patience sont cruciales pour tirer le meilleur de ses joueurs, au championnat mondial de hockey junior.

« J’ai appris que ça rapporte d’être patient, a dit Hunter. Je crois au groupe, je crois au personnel, je crois au système que nous essayons d’implanter. »

Les Canadiens sont invaincus en trois matchs après leur gain face aux Tchèques, samedi.

Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne Tim Hunter

Le natif de Calgary semble avoir joué les bonnes notes avec deux de ses plus jeunes joueurs. Quelques jours après que Hunter eut critiqué publiquement Alexis Lafrenière, 17 ans, et Joe Veleno, 18 ans, le duo s’est imposé dans la victoire de 5-1, samedi. Lafrenière a inscrit son premier but du tournoi et Veleno a obtenu une passe.

« C’est un apprentissage, a déclaré Hunter. Nous communiquons avec eux. Nous sommes francs et honnêtes avec eux, nous les traitons comme des hommes, et ils nous le rendent bien. »

Lafrenière, un attaquant de l’Océanic, a mentionné que les propos de Hunter étaient justifiés.

Nous sommes francs et honnêtes avec eux, nous les traitons comme des hommes, et ils nous le rendent bien

« C’est un très bon entraîneur, a-t-il dit. Quand vous faites quelque chose de mal, il vous le dit. Et quand vous faites quelque chose de bien, il vous le dira aussi. Je pense qu’il est très honnête, ce qui est vraiment agréable pour les joueurs. »

Hunter a disputé 815 matchs dans la LNH, dont 545 avec les Flames de Calgary.

Le défenseur Ian Mitchell a grandi à St. Albert, en banlieue d’Edmonton. Il sait que son entraîneur a pris part à de nombreuses batailles de l’Alberta, y compris un combat mémorable avec l’ancien Oiler Dave Semenko. « C’est assez cool d’avoir un joueur bien connu de la Ligue nationale comme entraîneur », a dit Mitchell.

Alors qu’approchait la fin de sa carrière, Hunter a commencé à penser à devenir entraîneur lors des quatre ou cinq dernières années de celle-ci.

Il a débuté comme adjoint de son mentor, Ron Wilson, le suivant des Capitals de Washington aux Sharks de San Jose, puis aux Maple Leafs de Toronto.

En 2014, Hunter a été nommé l’entraîneur-chef des Warriors de Moose Jaw dans la Ligue de l’Ouest, un poste qu’il occupe encore.

Hunter a beaucoup appris sur la communication auprès de Pat Quinn, son entraîneur avec les Canucks de Vancouver, au début des années 1990. Ça ne s’est pas toujours passé comme sur des roulettes, par contre. Il se souvient d’un match à Winnipeg où les Canucks ont été pitoyables au premier vingt, déclenchant la colère de Quinn, au premier entracte.

« Pat entre et il balance le seau de cinq gallons de Gatorade comme si ce n’était rien. Notre réaction était : “Ohhhhhhh !” Et là, il donne un coup de pied à une grosse poubelle, qui ne bouge pas.

« Puis il quitte la pièce et ne revient pas. J’étais un peu ébahi. Ensuite, je vais à côté de la poubelle, et je vois qu’elle est à moitié pleine de ciment. »

Des années plus tard, Hunter a appris que Quinn avait failli se casser un orteil avec cette poubelle. Il n’a pas l’intention d’imiter le geste.

« Vous devez brasser la cabane de temps en temps, mais je m’assure de ne pas donner un coup de pied dans une poubelle pleine de ciment. »