Claude Julien admet souhaiter davantage de succès de ses unités spéciales

Le Canadien a permis aux Stars de Dallas d’ouvrir la marque, mardi soir au Centre Bell, quand Esa Lindell a profité d’un avantage numérique pour déjouer Carey Price.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le Canadien a permis aux Stars de Dallas d’ouvrir la marque, mardi soir au Centre Bell, quand Esa Lindell a profité d’un avantage numérique pour déjouer Carey Price.

Le Canadien de Montréal a joué au-delà des espérances de ses partisans pendant le mois d’octobre avec une récolte de 14 points en 11 matchs, un rendement qui lui vaut le cinquième rang dans l’association Est. De meilleures prestations des unités spéciales, toutefois, auraient pu permettre à la troupe de Claude Julien d’afficher un dossier supérieur.

L’inefficacité du Canadien avec l’avantage ou à court d’un homme est un thème récurrent, bon an mal an. Depuis l’arrivée de Marc Bergevin à la direction générale de l’équipe à l’été 2012, les formations montréalaises n’ont terminé que deux fois parmi le top 5 en supériorité ou en infériorité numériques.

En 2013, une saison écourtée à 48 matchs en raison d’un conflit de travail, le Canadien s’est classé en cinquième place en avantage numérique (20,7 %). Un an plus tard, le Tricolore s’est hissé jusqu’au quatrième échelon en désavantage numérique (85,1 %).

Les joueurs du Canadien ont été particulièrement inefficaces mardi soir face aux Stars de Dallas dans une facette comme dans l’autre. Ils ont été blanchis lors de leurs quatre occasions avec l’avantage d’un homme, ont été limités à un seul tir et même concédé un but. Ils ont également cédé un but en infériorité numérique, le premier du match tôt en deuxième période.

« À cinq contre cinq, je crois qu’on joue du bon hockey, a analysé Julien, à qui on a demandé de dresser un portrait global de sa troupe au mois d’octobre. Où on doit s’améliorer, c’est surtout du côté des unités spéciales. En avantage numérique, je crois qu’on a les éléments pour être plus productifs. Même chose en désavantage.

« Hier [mardi], c’est un bon exemple. On fait du bon travail et dans les dernières secondes, une erreur devient coûteuse. Ce sont deux parties de notre jeu que l’on peut vraiment améliorer. Ça ne veut pas dire qu’à cinq contre cinq on est satisfaits, mais on fait quand même du bon travail. On va continuer de travailler de ce côté-là, et essayer de se rendre plus dangereux et plus fiables avec nos unités spéciales. »

Il est temps que le Canadien retrouve son aplomb dans ces deux facettes des matchs alors que les Capitals de Washington, jeudi, et le Lightning de Tampa Bay, deux soirs plus tard, feront escale au Centre Bell.

On fait du bon travail et dans les dernières secondes, une erreur devient coûteuse. Ce sont deux parties de notre jeu que l’on peut vraiment améliorer.

Avec un impressionnant taux de réussite de 37,1 % en supériorité numérique, les Capitals trônent au sommet de la hiérarchie dans la LNH, loin devant les Maple Leafs de Toronto (32,3 %) et les Jets de Winnipeg (31,4 %).

Quant au Lightning, il est sixième dans la LNH en avantage numérique (29,3 %) et premier en infériorité numérique (93,2 %).

En guise de comparaison, le Canadien est 21e en avantage numérique (16,3 %) et 18e à court d’un homme (77,5 %).

Discipline

Avant de penser au Lightning, le Tricolore devra se préoccuper d’Evgeny Kuznetsov et d’Alexander Ovechkin, qui comptent cinq et quatre buts respectivement sur les treize des Capitals avec l’avantage d’un homme.

« Ils ont trouvé des façons, autres qu’Ovechkin, pour marquer des buts. La discipline va être importante, mais quand on va être mis dans cette position, il faudra être vraiment alerte et être prêt à bloquer des lancers », a noté Claude Julien.

L’entraîneur-chef du Canadien fera confiance à Carey Price pour cette première de deux visites des Capitals au Centre Bell en novembre.

Par ailleurs, il n’est pas impossible que Paul Byron soit contraint de s’absenter en raison d’une blessure au bas du corps qui lui a fait manquer la troisième période mardi soir. Son cas est réévalué sur une base quotidienne, a fait savoir Julien.

Byron a d’ailleurs raté l’entraînement du Canadien mercredi à Brossard, tout comme Brendan Gallagher, qui sera cependant à son poste face aux champions en titre de la coupe Stanley.

Si jamais Byron devait s’absenter, Andrew Shaw pourrait être réinséré dans la formation après avoir été laissé de côté lors des deux derniers matchs.

« Dans le cas d’Andrew, il n’y avait pas de message particulier. J’ai vu un joueur qui a été absent pendant huit mois, qui s’est entraîné deux fois et duquel on pensait assez de bien pour le faire jouer dès le début de la saison. Par la suite, il a été malade et il n’a pas tout à fait retrouvé son rythme », a expliqué Julien au sujet de Shaw.

« Je lui ai donc demandé de travailler avec ardeur lors des entraînements pour l’aider à retrouver la fraction de seconde qu’il a perdue à cause de sa blessure à un genou et sa commotion cérébrale. Andrew est un guerrier. J’ai bon espoir de le voir se sortir de cette situation. Lorsqu’il est au meilleur de sa forme, il peut apporter beaucoup. »