Danault a eu du succès face aux joueurs étoiles adverses

L’entraîneur-chef du Canadien a souligné samedi que Phillip Danault avait été employé au sein de différentes unités avec l’objectif de protéger Jesperi Kotkaniemi.
Photo: Bruce Bennett Agence France-Presse L’entraîneur-chef du Canadien a souligné samedi que Phillip Danault avait été employé au sein de différentes unités avec l’objectif de protéger Jesperi Kotkaniemi.

Phillip Danault l’a emporté sur un de ses modèles samedi dernier, neutralisant Patrice Bergeron et son redoutable trio, aidant ainsi le Canadien à blanchir les Bruins de Boston 3-0.

L’entraîneur-chef Claude Julien avait indiqué après la rencontre que Danault avait été employé au sein de différentes unités avec l’objectif de protéger Jesperi Kotkaniemi, alors que Bruce Cassidy semblait vouloir déployer l’unité de Bergeron contre le jeune centre du Canadien.

La stratégie de Julien a fonctionné, puisque le trio de Bergeron, Brad Marchand et David Pastrnak a été blanchi de la feuille de pointage pour une quatrième fois seulement en 11 rencontres cette saison.

« C’est un petit défi que je prendrais chaque jour, a souligné Danault lors du retour au travail, lundi. Je le dis depuis que je suis ici qu’il est un de mes modèles. Il a été solide, mais nous avons eu le dessus ce soir-là. »

Les mises en jeu représentent une bataille de plus pour les centres. Je ne peux pas prendre cette facette-là à la légère parce que ça peut faire une grosse différence dans un match.

Danault a même eu l’avantage sur Bergeron dans le cercle des mises en jeu, l’emportant 8 des 14 fois qu’ils se sont affrontés. Bergeron est pourtant l’un des meilleurs de la LNH à ce chapitre depuis plusieurs années et il occupe présentement le huitième rang du circuit parmi ceux qui ont pris au moins 100 mises en jeu avec une efficacité de 58,9 %. Danault se classe 46e à 51,8 %.

Se relever

Le centre âgé de 25 ans avait connu une soirée atroce le 11 octobre lors d’un revers de 3-0 face aux Kings de Los Angeles, gagnant une seule mise en jeu en 13 occasions. Il a depuis affiché un pourcentage de réussite supérieur à 50 % à cinq reprises en sept rencontres.

« Le match contre Los Angeles, ça peut arriver, a reconnu Danault. Vous revenez de l’été et il faut retrouver le synchronisme des juges de ligne.

« Je me suis relevé. J’ai travaillé fort à l’entraînement et j’ai su appliquer les détails travaillés lors des matchs. Les mises en jeu représentent une bataille de plus pour les centres. Je ne peux pas prendre cette facette-là à la légère parce que ça peut faire une grosse différence dans un match. »

Danault aura un défi semblable mardi, quand les Stars de Dallas seront de passage au Centre Bell. Cette fois, il devra neutraliser Tyler Seguin, Jamie Benn et peut-être aussi son ancien compagnon de trio Alexander Radulov, qui a toutefois raté les quatre derniers matchs des siens en raison d’une blessure au bas du corps.

« Toutes les équipes ont un gros trio, a rappelé Danault. Quand nous avons affronté les Flames de Calgary, c’était celui de Sean Monahan et Johnny Gaudreau.

« Ce n’est pas l’affaire d’un seul joueur, a-t-il ajouté en partageant les fleurs avec ses coéquipiers. Nous sommes six sur la glace. [Carey] Price a fait de gros arrêts face aux Bruins, dont un contre Pastrnak. Nos défenseurs jouent bien et nous suivons le plan de match. C’est pour ça que nous sommes capables de neutraliser les gros trios adverses. »

Se méfier

Le Canadien l’avait aussi emporté contre Gaudreau et les Flames. Ce fut la même chose quand il a affronté Evgeni Malkin, Sidney Crosby et les Penguins de Pittsburgh, que le Tricolore a vaincus deux fois cette saison.

« Ces équipes-là ont quand même quatre bons trios, a rappelé le défenseur Jordie Benn. Il faut bien sûr se méfier des étoiles, mais il faut jouer avec la même intensité, peu importe le statut des joueurs qui sont sur la glace. »

Benn a gravi les échelons depuis le début de la campagne et se retrouve maintenant sur la première paire à la gauche de Jeff Petry. Il pourrait donc avoir le mandat d’affronter son frère Jamie, mardi.

« Je connais probablement mieux ses tendances que quiconque dans la ligue, a noté Jordie Benn. Je sais ce qu’il aime faire. On verra. Mais c’est toujours agréable de l’affronter. Ça, c’est certain. »