Pour Kavis Reed, les Alouettes sont en bonne posture pour l’avenir

Le directeur général des Alouettes, Kavis Reed
Photo: Jeff McIntosh La Presse canadienne Le directeur général des Alouettes, Kavis Reed

Les transactions effectuées à la date limite, mercredi, par Kavis Reed ont été plutôt mal accueillies par les partisans de l’équipe et plusieurs observateurs. Mais pour le directeur général des Alouettes, elles ont fait en sorte de placer la formation en très bonne posture pour l’avenir.

Reed a d’abord cédé Patrick Lavoie et Philip Blake aux Roughriders de la Saskatchewan en retour du receveur de passes canadien Joshua Stanford et un choix de deuxième tour au repêchage de 2020, avant d’envoyer Chris Ackie au Rouge et Noir d’Ottawa en retour d’un autre choix de deuxième tour, mais en 2019.

Dans les cas de Lavoie et Ackie, Reed craignait de les perdre sans rien obtenir en retour, puisque les deux footballeurs allaient devenir joueurs autonomes en février prochain.

« Premièrement, si nous avions gagné le match de lundi, nous aurions tenté d’ajouter des pièces à notre formation afin de poursuivre notre course aux éliminatoires, a d’abord précisé le d.g. au cours d’un entretien avec La Presse canadienne. Nous avons regardé notre formation et nous sommes demandé : qu’avons-nous comme joueurs pour maintenant et plus tard ? Patrick et Chris vont devenir joueurs autonomes. […] J’ai discuté avec ces deux joueurs avant de faire quoi que ce soit. Ils étaient tous deux bien au fait de la situation. Nous leur avons donné le temps d’en discuter avec leur famille, de voir si c’est quelque chose qu’ils voulaient vivre. C’était la bonne façon de faire. S’ils n’avaient pas été à l’aise avec ces transactions, nous ne les aurions pas faites. »

Quant à l’échange de Blake, il a pour but de rajeunir la ligne à l’attaque. D’ailleurs, Reed n’a pas manqué de souligner qu’il a grandement diminué l’âge moyen du club.

« Quand j’ai accepté le poste, il y a des aspects pour lesquels j’ai été critiqué sévèrement : l’âge moyen de l’équipe, la qualité et la profondeur de nos joueurs canadiens, nos quarts, notre ligne à l’attaque. Je peux dire sans hésiter que nous avons réglé l’âge moyen de l’équipe. Nous n’avons plus 21 joueurs de plus de 30 ans maintenant. Notre moyenne est de 27,6 ans, nous voulons passer à 26,3 l’an prochain.

« Du côté canadien, en deux repêchages, nous avons ajouté 12 joueurs qui sont sur le terrain présentement, a-t-il poursuivi. Nous avons un groupe sur la ligne à l’attaque que nous tentons de ramener à 27 ans d’âge moyen. Kristian Matte sera sûrement le plus vieux vétéran comme centre en 2019. »

Des jours meilleurs

Même si la fiche de l’équipe semble indiquer le contraire, Reed assure que sa formation s’est améliorée et que les partisans de l’équipe peuvent s’attendre à des jours meilleurs. La clé selon lui : les Alouettes comptent enfin sur des quarts pouvant mener l’équipe.

« Notre fiche ne correspond pas à l’ampleur du travail effectué dans les 18 derniers mois et je ne pense pas que les gens comprennent à quel point c’est difficile de bâtir quelque chose sans du jeu constant de la part de tes quarts. Tout revient à cette position. Maintenant, nous comptons sur cinq quarts de qualité qui se font la lutte pour du temps de jeu. »

« Pour la première fois, nous comptons sur un groupe — Mathew Shiltz, Jeff Mathews, Vernon Adams, Antonio Pipkin et Johnny Manziel — qui peut aspirer à jouer dans cette ligue. Cette organisation n’avait pas connu cela depuis le départ d’Anthony Calvillo. Je sais que nous avons fait du bon boulot pour mener cette organisation au succès. »

S’il n’avait qu’un souhait à faire, c’est qu’on soit moins impatient envers l’organisation.

« Je suis un partisan des 76ers et j’adore la façon dont cette organisation gère sa reconstruction. Ils ont une campagne marketing pour en vendre les bienfaits ! Toute notre société souhaite maintenant que tout arrive instantanément. Tant qu’une équipe n’a pas un quart de premier plan, elle n’est pas en bonne position. […] Nous devions régler cette position et bâtir autour de celle-ci. Cette organisation a maintenant l’occasion de bâtir autour d’un quart pour la première fois depuis qu’elle est venue de Baltimore et qu’une transition en douceur entre Tracy Ham et Anthony Calvillo a pu être effectuée. Ça prend du temps. De meilleurs jours s’en viennent. Nous sommes en bonne posture sous plusieurs aspects. »

À n’en point douter, les partisans ont hâte d’afficher le même optimisme.