Drouin est conscient de son début de saison difficile et de la pression

Jonathan Drouin n’a pas un point à sa fiche cette saison.
Photo: Claus Andersen Agence France-Presse Jonathan Drouin n’a pas un point à sa fiche cette saison.

Un seul des quatre trios du Canadien n’a toujours pas marqué à forces égales cette saison : celui de Jonathan Drouin, Jesperi Kotkaniemi et Joel Armia. Et même si la formation montréalaise a récolté trois points sur quatre jusqu’ici, ne demandez pas à Drouin s’il ressent moins de pression en raison du succès collectif de l’équipe.

« La pression est encore là, a dit l’attaquant âgé de 23 ans. Les trios vont bien et nous n’avons aucun complexe, mais nous pouvons en donner un peu plus. Il faut être plus constants sur la rondelle. Nous jouons aussi un peu trop éloignés les uns des autres et, si nous perdons la rondelle, il n’y a personne pour la récupérer. »

Le trio de Tomas Tatar, Phillip Danault et Brendan Gallagher a un but à forces égales à son dossier, celui de Paul Byron, Max Domi et Artturi Lehkonen en a trois et même le quatrième trio composé de Charles Hudon, Matthew Peca et Andrew Shaw en a un. De plus, Shaw a aussi touché la cible en avantage numérique.

Pendant ce temps, le seul but de l’unité à laquelle appartient Drouin se retrouve à la fiche de Joel Armia, un but inscrit en désavantage numérique.

« Ce sont des débuts difficiles pour moi, a reconnu Drouin. Nous n’avons pas créé grand-chose à cinq contre cinq. Nous avons eu de petites chances, mais sur 60 minutes, ce n’était peut-être pas notre meilleur effort. »

« Nous avons mieux joué pendant le calendrier préparatoire. Si nous pouvons créer des occasions et marquer, avec les autres qui marchent aussi, ça va aider. »

Drouin est probablement l’un de ceux qui aimeraient le plus rebondir cette saison, après avoir été limité à 46 points en 77 matchs à sa première campagne avec le Canadien. Les attentes à son endroit sont élevées, mais il lui reste encore 80 matchs pour démontrer l’étendue de son talent.

« Je n’étais pas assez impliqué. Je sais que, lorsque je n’ai pas de chances de marquer, que je ne prends pas de tir ou que je ne trouve pas les lignes de passe, il y a quelque chose qui ne va pas, a analysé Drouin. Je joue avec un nouveau trio et l’équipe a une nouvelle approche. Nous n’avons que deux matchs de joués, alors il n’y a pas de panique. Les autres trios vont bien. À nous de monter à leur niveau. »

Mises au jeu

Pour sa part, le centre de Drouin, Kotkaniemi, a continué de travailler sur les mises en jeu, mardi, au Complexe sportif Bell.

« C’est probablement l’aspect de mon jeu que je dois le plus améliorer, a dit le Finlandais âgé de 18 ans. J’essaie de m’exercer chaque jour. Les vétérans m’aident beaucoup et j’apprends chaque fois de nouveaux trucs. »

Kotkaniemi a reconnu avoir regardé ses statistiques. Il n’était pas très impressionné par son efficacité de 14 % (1-en-7) lors de sa première sortie à Toronto. Il s’est bien racheté avec une efficacité de 67 % (6-en-9) à Pittsburgh.

Le centre recrue se prépare aussi pour son premier match d’ouverture locale dans la LNH, quand les Kings de Los Angeles seront au Centre Bell, jeudi. Sa mère devait arriver à Montréal plus tard mardi et elle devrait loger avec lui pour au moins le début de sa première campagne en Amérique du Nord.

« Je suis content que ma mère vienne me rejoindre, a dit Kotkaniemi. Elle va m’aider chaque jour. Je vis mon rêve et elle veut voir que je vais bien. Ce sera agréable d’avoir enfin un de mes parents ici. »

Kotkaniemi avait d’ailleurs hâte à son premier repas fait maison, espérant que sa mère lui préparera des pâtes. L’étape suivante sera de trouver un logis permanent à Montréal pour quitter l’hôtel.