Des vétérans de la LNH tenteront de se tailler une place dans une équipe pendant les camps

La saison dernière, Kris Versteeg, 31 ans, s’était rendu au camp des Oilers pour tenter de prolonger son parcours. Ce sont finalement les Flames qui lui avaient proposé un contrat.
Photo: Jeff McIntosh La Presse canadienne La saison dernière, Kris Versteeg, 31 ans, s’était rendu au camp des Oilers pour tenter de prolonger son parcours. Ce sont finalement les Flames qui lui avaient proposé un contrat.

Alors que débutent cette semaine les camps d’entraînement des équipes de la LNH, il n’y a que peu de places à combler dans chaque brigade de 23 joueurs.

Chaque saison, un lot de vétérans va chercher à prolonger leur carrière, quitte à entamer le camp par la voie d’un essai.

Ils n’ont pas de sécurité d’emploi, seulement la chance de montrer qu’ils ont encore leur place dans la Ligue nationale. Peu y parviennent, et plusieurs devront soupeser s’ils se tournent vers l’Europe, les circuits mineurs ou la retraite.

« Vous ne voulez jamais souhaiter qu’une blessure ouvre la porte mais pour certains de ces gars-là, c’est ce qui doit arriver », confie l’agent Allain Roy, de RSG Sports.

Il décrit les joueurs recevant un essai comme étant une « police d’assurance ».

« Il y a très peu de vraies opportunités, selon Roy. Mais je pense que si un gars se présente au camp et fait mieux qu’un jeune joueur, il doit devenir un sujet de conversation. »

Mardi matin, la liste de ceux qui devraient obtenir un essai atteignait une quarantaine de noms.

Parmi ceux-ci Pierre-Alexandre Parenteau, avec Detroit, Éric Gélinas, avec le CH, R.J. Umberger, avec Dallas, Cody Franson, avec Chicago, et Scottie Upshall, avec Vancouver. En 2015, ce dernier a déjà converti un essai avec St-Louis en deux saisons dans l’unifome des Blues, incluant 10 filets en 2016-2017.

Pas moins de 21 clubs ont au moins un joueur dans cette situation au camp. Les Kings de Los Angeles en ont cinq, dont Brooks Laich, qui a passé la dernière saison avec les Marlies de Toronto, dans la Ligue américaine.

Nouveau départ

« Très excité d’être au camp des Kings, a écrit sur Twitter le hockeyeur de 34 ans. Je suis reconnaissant et j’ai hâte de mettre à profit ma préparation estivale. »

La saison dernière, Kris Versteeg s’est rendu au camp des Oilers, mais ce sont les Flames qui lui ont proposé un contrat d’un an dans la LNH.

Versteeg a dû se résigner à empocher moins d’argent (950 000 $), lui qui venait de terminer un contrat de 17,6 millions sur quatre ans. Il a récolté 15 buts et 37 points en 69 matchs, méritant un pacte de 1,75 millions pour la saison à venir.

Si certains veulent allonger leur carrière, d’autres espèrent ni plus ni moins un retour au jeu, comme Ryan Malone, 37 ans. Il a joué dans la Ligue nationale le plus récemment en 2014-2015, avec les Rangers de New York, mais le voilà au camp du Wild du Minnesota.

4 commentaires
  • Pierre Samuel - Abonné 13 septembre 2017 08 h 09

    Conditions précaires...

    < Ils n'ont pas de sécurité d'emploi, seulement la chance de démontrer qu'ils ont encore leur place dans la Ligue nationale. >

    De qui se moque-t-on exactement ? Cet athlète, Kris Versteeg, joueur très moyen début trentaine ayant déjà empoché plus de vingt millions $ au cours de sa carrière et actuellement sans "sécurité d'emploi" ?!?

    Au pis-aller, verra-t-on lui et ses pareils en file d'attente quelque part à un bureau d'assurance-emploi ou encore de dernier recours ?

    • Raymond Labelle - Abonné 13 septembre 2017 21 h 49

      Ha! M. Samuel! La puck a roulait pas pou' nouz' aut' (le prétexte pour rester dans le sujet de l'article) - nous partageons quelques intérêts communs semble-t-il.

      Le temps nous a manqué pour poursuivre notre échange antérieur sur, disons, l'Esprit (à cet article: http://www.ledevoir.com/culture/livres/507227/lire Modérateur.es, pourrions-nous poursuivre un peu? Nous n'avons aucun autre moyen de le faire.

      J'ai eu (accidentellement) le dernier mot dans notre discussion. Mais même à celui-ci, ma réponse à votre question de la perfection, en partie élaborée, ne m'a pas semblée complète (imparfaite, en quelque sorte).

      La notion de « perfection » est assez anthropocentrique – peut-être cette notion n’est pas tout à fait pertinente pour la grande conscience, ou peut-être n’est-elle pas exactement comme nous l’imaginons.

      Quoiqu’il en soit, la « perfection » implique un monde construit une fois pour toutes - or tout se transforme constamment. Et à défaut de « perfection », on peut avoir une impression de « pression évolutive » dans l’Univers. Peu après le Big Bang, des particules élémentaires, puis des atomes, des molécules, des gaz, des planètes, de la vie, de l’intelligence…

      Et cette évolution est le résultat des lois qui régissent l’univers, mais pas nécessairement dans un déterminisme mécanique – une sorte d’espace de liberté ?

      Salutations aux amateurs de sport! Coq à l’âne tout en revenant au sujet officiel : des vétérans à la formation olympique (puisque la LNH ne libère pas les joueurs à cette fin).

  • Pierre Samuel - Abonné 14 septembre 2017 09 h 15

    Le hockey n'est-il pas "notre" religion ?!?

    @ Cher M. Labelle :

    Vous êtes impayable ! En effet, nous ne sommes pas si éloignés de notre sujet puisque ne dit-on que le hockey est une religion ?

    Je suis parfaitement d'accord avec vous que l'être humain est particulièrement limité dans sa compréhension de la notion de "perfection".

    De là, à "comprendre" ce qu'il adviendrait de la notion d'un "dieu" tel que l'interprètent les religions monothéistes advenant la découverte de vie(s) sur d'autres planètes (comme on a déjà repéré, paraît-il, des traces d'eau sur Mars.)...

    Comme vous l'avez déjà, vous-même, mentionné toute cette question de Dieu,
    de Conscience universelle à laquelle j'ai ajouté celle de Nature (ou Terre-Mère)
    n'est véritablement au fond qu'une question de sémantique.

    Ce qui me dérange particulièrement, c'est plutôt la "récupération" qu'en ont fait
    les religions dites traditionnelles en fabulations de tout acabit dans le but d'asservir
    l'humanité à leurs profits idéologiques et/ou politiques.

    En espérant, comme vous dites "obtenir l'indulgence des modérateurs" (tiens, tiens!) et des "fans" de Ron Fournier pour aborder le "sujet officiel", comme vous dites : Que pensez-vous du départ des Markov et Radulov ?

    Je crois effectivement que Bergevin essaie encore de nous en "passer des p'tites vites" et qu'il est anormal que le succès d'une équipe de sport, quel qu'il soit, ne soit
    attribuable qu'au rendement d'une seule super-vedette, en l'occurrence du "dieu"
    Carey Price ! Absent et/ou blessé le club s'effondre totalement...

    Depuis vingt-cinq ans, leur meilleure équipe est celle du marketing. N'êtes-vous pas d'accord ?

    Saluts aux sportifs !

    • Raymond Labelle - Abonné 14 septembre 2017 14 h 38

      Je vous prends tout à fait au sérieux, tout en ayant bien ri (à voix haute) en lisant vos passages plus légers.

      Il y a de malheureuses récupérations et aussi quelquefois de la lumière par la voie des religions traditionnelles. Mais c'est au tréfonds de notre conscience que l'on communique avec la Conscience, qui ne nous souffle pas toujours ce que l'on voudrait entendre, et dont la voix est souvent étouffée par beaucoup de brouhaha.

      Les religions traditionnelles peuvent transmettre de bonnes et de mauvaises dispositions, mais c'est à notre conscience de trancher. Laquelle conscience peut aussi être éclairée par d'autres choses et qui, pure subjectivité indémontrable, est en communication avec la Grande C., ou Mère Nature - peu importent les mots utilisés pour désigner cet indicible.

      Pour ce qui est des considérations purement hockey, je partage sans réserve votre analyse. Je me suis aussi bien amusé de votre première intervention sur les pauvres(?) licenciés/retraités du hockey. Par ailleurs, qui sait, peut-être en retrouvera-t-on sur l'équipe nationale olympique?

      Puisse la Sainte-Flanelle veiller sur vous!