Domination signée Räikkönen

Räikkönen, âgé de 37 ans, a été le seul à franchir la barre d’une minute et treize secondes (1 min 12 s 935).
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Räikkönen, âgé de 37 ans, a été le seul à franchir la barre d’une minute et treize secondes (1 min 12 s 935).

Kimi Räikkönen a signé le meilleur temps de la première journée d’essais au Grand Prix de Formule 1 du Canada vendredi, mais le pilote Ferrari a assuré qu’il n’avait pas voulu envoyer un message à son coéquipier.

Räikkönen, qui avait signé sa première position de tête en 129 départs au Grand Prix de Monaco il y a deux semaines, avait finalement abouti en deuxième place sur le podium, derrière Sebastian Vettel. À la télé, pendant que Vettel était tout sourire pour recevoir le trophée, le Finlandais affichait une mine déconfite.

Interrogé pour savoir s’il y avait des frictions au sein de la « Scuderia » depuis cet incident, Räikkönen a assuré, avec son sang-froid légendaire, qu’il n’en était rien. « Non, il n’y a pas de friction. C’est ça, la course automobile. Un pilote gagne et l’autre doit finir deuxième. […] Elle n’est pas différente des autres courses. Les gens essaient de créer des polémiques, mais c’est une journée comme les autres. La routine du vendredi », a dit celui qu’on surnomme « Iceman ».

Le Finlandais, âgé de 37 ans, a été le seul à franchir la barre d’une minute et treize secondes (1 min 12 s 935). Le pilote Mercedes Lewis Hamilton a signé le deuxième temps, à 0,215 seconde, suivi de Vettel, à 0,265.

Le circuit Gilles-Villeneuve étant poussiéreux, de nombreux pilotes ont valsé pendant cette première journée d’essais. Vettel, Räikkönen, Valtteri Bottas (Mercedes), Romain Grosjean (Haas) et Stoffel Vandoorne (McLaren) ont figuré parmi les victimes, même si aucun dégât n’a été signalé.

Fernando Alonso, qui connaît une saison cauchemardesque chez McLaren, a dû écourter sa séance en matinée en raison d’un problème de boîte de vitesses. Après des travaux intensifs sur sa voiture, il est retourné en piste dans la dernière demi-heure de la deuxième séance d’essais et a signé le 9e temps.

Lance Stroll, qui découvrait le circuit pour la première fois, a testé les limites de sa Williams et commis quelques erreurs de pilotage. Il a finalement signé le 17e temps, à 2,305 secondes de Räikkönen.

Le Québécois s’est dit satisfait de sa journée de travail après avoir terminé 76 tours au volant de sa Williams. Il affichait un sourire de satisfaction devant les journalistes.

« C’est une bonne journée pour tout le monde, pour les fans, pour moi, pour le Grand Prix. C’est très spécial de rouler ici », a reconnu d’emblée le pilote recrue de 18 ans, qui a vite constaté que la réalité de la piste est quelque peu différente de l’expérience vécue sur la console.

« Comme prévu, il y a des moments où on se retrouve proche des murs. C’est comme ça, ici. En matinée, c’était très glissant pour tout le monde. On a d’ailleurs vu plusieurs sorties de piste. C’était beaucoup mieux en après-midi.

« Je savais avant même de venir ici que la dernière chicane n’est pas facile à négocier. C’est un virage difficile à voir pour tout le monde. Mais la piste est le fun à conduire. Comme l’adhérence sera meilleure demain, ce sera encore plus cool. »

Après maints imbroglios, l’avenir du Grand Prix du Canada à Montréal est scellé jusqu’en 2029. Les représentants des trois paliers de gouvernement ont en effet officialisé, vendredi, une entente qui prévoit l’investissement de 98,2 millions pour prolonger de cinq ans l’entente existante avec le groupe Formula One et le promoteur Groupe de course Octane pour assurer la pérennité de l’événement. L’accord actuel était valide jusqu’en 2024. Le gouvernement du Canada a ainsi confirmé son intention de verser une aide financière pouvant atteindre 36,2 millions à la Société du parc Jean-Drapeau de Montréal afin qu’elle puisse acquitter les droits permettant la tenue du Grand Prix de 2025 à 2029 inclusivement. Le gouvernement québécois allongera pour sa part un montant de 28 millions et la Ville de Montréal, 34 millions. Québec versera également une somme de 18 millions afin d’améliorer les installations du circuit, notamment les paddocks.

1 commentaire
  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 10 juin 2017 09 h 48

    Le Grand Prix: la fête du consumérisme et de la bêtise.

    Il faut mettre un terme à la course d'automobiles dites de formule 1 à Montréal pour tous les atavismes culturels que cet événement véhicule (c'est le cas de le dire). Encore une fois, cela ne sert qu'à faire la promotion de l'automobile comme moyen de transport avec toutes les nuisances que ce mode recèle, qu'à ancrer dans l'imaginaire ces moteurs sur 4 roues comme symbole de réussite sociale, qu'à favoriser l'exploitation sexuelle des femmes et contribuer à cette sous-culture du macho à casquette aux pectoraux stéroïdisés et au cerveau rabougri.
    Un gouvernement progressiste, quoique'en pense les chantres du capitalisme le plus abject, devrait mettre fin à cette orgie de gaspillage et de médiocrité.
    Il faut être particulièrement crétin pour applaudir à la tenue de cette foire de l’imbécillité la plus crasse, à l'heure où il faut porter attention au sort que nous faisons subir à l'environnement tant physique qu'humain sur cette planète.