Claude Julien compte sur ses vétérans

Mika Zibanejad a poussé le Canadien au bord de l’élimination, jeudi soir, par son but en prolongation.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Mika Zibanejad a poussé le Canadien au bord de l’élimination, jeudi soir, par son but en prolongation.

Le Canadien a le dos au mur, mais ce n’est pas ça qui va rendre Claude Julien nerveux.

L’entraîneur-chef a vu neiger au cours de sa carrière, et il s’attend à voir sa troupe bien réagir face aux Rangers samedi soir, à New York, quand elle fera face à l’élimination.

« Au lieu de penser au danger, nous devons penser à la solution », a affirmé Julien vendredi, au lendemain d’une défaite en prolongation qui a permis à la formation new-yorkaise de prendre les devants 3-2 dans la série.

« Le sport, ça se joue entre les deux oreilles à 90 pour cent, et les autres 10 pour cent sont liés aux habiletés des athlètes. Il faut être fort mentalement pour ne pas penser à la défaite possible. En ce moment, nous pensons à ce que nous devons faire pour gagner [samedi]. »

Plusieurs membres du Canadien ont connu des remontées en séries, incluant huit toujours avec l’équipe qui était sortie gagnante face aux Bruins de Boston de Julien en 2014 après avoir effacé un retard de 3-2 au deuxième tour.

Le directeur général Marc Bergevin a également mis la main sur plusieurs vétérans au cours des derniers mois — Shea Weber, Andrew Shaw, Dwight King, etc. Ils auront l’occasion de prouver leur valeur.

« Ces expériences-là ne nuisent jamais, a rappelé Julien. Les équipes qui ont gagné sont souvent passées à travers des moments plus difficiles au cours des séries. Ce sont des leçons qui valent beaucoup, et c’est bon d’avoir des gars d’expérience dans notre vestiaire. »

« Nous sommes tous déçus de la défaite de jeudi, mais personne n’a baissé les bras après le match. »

Julien a également rappelé que le Canadien avait effacé un retard de 3-1 en première ronde face aux Bruins en 2004, lors de son premier séjour derrière le banc du Tricolore.

« Tout ce dont nous avions parlé à ce moment-là, c’était de rester concentré sur le prochain match, a-t-il raconté. Vous ne pouvez pas gagner deux matchs en un. Il faut gagner le premier avant le deuxième. C’est une perte de temps et d’énergie que de penser au septième match. »

« C’est à nous de prendre la situation en main et de bien la gérer. »

Le Canadien aura fort à faire face aux Rangers samedi. Le gardien Henrik Lundqvist a encaissé une seule défaite en neuf sorties depuis 2013 quand les Rangers ont eu l’occasion de remporter une série.

Les Rangers prudents

Les Rangers, eux, voudront éviter de voir le vent tourner une autre fois. Les joueurs sont toutefois conscients qu’il sera difficile de jouer pendant 60 minutes comme ils l’ont si bien fait en prolongation.

« Nous aimerions le faire, s’est exclamé le défenseur Marc Staal. Mais contre une bonne équipe en séries, le vent va tourner à quelques reprises. L’important, c’est de ne pas encaisser trop de coups quand ils ont le vent dans les voiles et de profiter de nos occasions quand c’est notre tour. »