L’Impact éliminé en prolongation

Benoît Cheyrou (8) reçoit les félicitations de son coéquipier torontois Justin Morrow à la suite du but qui donnait les devants au Toronto FC durant la prolongation.
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne Benoît Cheyrou (8) reçoit les félicitations de son coéquipier torontois Justin Morrow à la suite du but qui donnait les devants au Toronto FC durant la prolongation.

La seule possibilité que le match retour de la finale de l’association Est de la Major League Soccer donne lieu à de prolongation consistait à ce que le Toronto FC domine l’Impact de Montréal par le score exact de 3-2 après 90 minutes de jeu. Cela ne se pouvait à peu près pas ? C’était oublier que dans le « derby de la 401 », tout se peut.

On a donc bu la coupe jusqu’à la lie et quand tout a été entendu, ce sont les hommes en rouge qui ont prévalu. Dans une rencontre endiablée disputée sous une pluie persistante qui n’a pas refroidi une foule survoltée au BMO Field de la Ville reine, le TFC a profité de deux buts marqués en l’espace de deux minutes en période supplémentaire pour décrocher une victoire de 5-2 et l’emporter 7-5 au cumulatif dans la série de deux matchs.

Toronto passe ainsi à la finale de la Coupe MLS, dans le cadre de laquelle il recevra les Sounders de Seattle, vainqueurs dans l’Ouest, le 10 décembre prochain. Jamais une équipe canadienne n’a gagné le championnat du circuit.

L’attaquant Benoît Cheyrou, d’une belle reprise de tête d’un centre de Steven Beitashour, et le milieu de terrain Tossent Ricketts, glissant devant le filet adverse pour rediriger une passe de Jozy Altidore, ont réglé le sort de l’Impact à la 98e et à la 100e minute respectivement.

Pour le onze montréalais, c’est la fin d’un parcours somme toute inattendu, plus long qu’annoncé, qui a cependant vu encore une fois l’équipe courir à sa perte en accordant des buts tardifs, comme ç’avait été le cas au Stade olympique lors du match aller la semaine dernière.

Sur les talons

Après la première demie, on avait peu de raisons de croire que la rencontre s’étendrait ainsi, le Toronto FC s’y étant révélé solide en attaque alors que l’Impact semblait jouer un peu sur les talons.

C’est cependant Montréal qui a fait mouche en premier. À la 24e, Dominic Oduro, posté dans la zone de réparation à la hauteur du poteau des buts droit, a reçu une passe parfaite de Matteo Mancosu qui fonçait. Oduro a logé le ballon bas à la droite du gardien Clint Irwin, qui a plongé en vain. 1-0 Montréal.

À la 37e, le TFC, dont l’attaque bourdonnait en zone adverse depuis plusieurs minutes, a fait mouche. Corner de l’attaquant Sebastian Giovinco, repris de la tête par Nick Hagglund directement devant le filet d’Evan Bush, qui fait l’arrêt, mais le ballon revient aussitôt sur le pied gauche d’Armando Cooper, qui ne rate pas sa chance et atteint le côté gauche de la cible.

À la 45e, un corner parfait de Giovinco a trouvé la tête d’Altidore à l’embouchure de la cage montréalaise, près du premier poteau. Bush n’y pouvait rien.

La seconde demie allait se révéler beaucoup plus partagée.

À la 53e minute, un jeu à moitié raté a tout de même permis à l’Impact de créer l’égalité. Ignacio Patti s’est retrouvé avec le ballon dans la zone de réparation, mais avait très peu d’espace de manoeuvre à la suite d’une remise de Johan Venegas venu remplacer Hernan Bernardello à la mi-temps. Son tir faible a paru toucher la jambe d’un défenseur torontois, ce qui a en a fait dévier la trajectoire et la balle a roulé lentement derrière la ligne de but.

Un quart d’heure plus tard, une très haute tête de Hagglund trompait Bush sur sa gauche et on se retrouvait à égalité parfaite au cumulatif, 5-5 avec chacun deux buts à l’étranger. L’arrivée de Didier Drogba à la 73e minute en remplacement de Mancosu n’a rien changé au tableau, et on a dû se résoudre à la prolongation.

1 commentaire
  • Nephtali Hakizimana - Inscrit 1 décembre 2016 16 h 10

    Au revoir chère Mon équipe,

    Toi pour qui les avances dans les matches ne durèrent guère?
    Serions-nous devenus la province d'éternels<<à la prochaine>>?
    A la prochaine quand même.